mardi 17 juillet 2018

Creully sur Seulles - Les sapeurs pompiers de 1979.

Un clic sur la photo pour l'agrandir.

samedi 14 juillet 2018

Madame Vigor, une commerçante de Creully (Creully sur Seulles).

 
Document de René Lemars, petit-fils de Madame Vigor.




mercredi 11 juillet 2018

La légende de Mabile (Mabel) de Creully qui épousa le fils d'Henri 1er, roi d'Angleterre.

La légende de Mabile
Il y avait alors en Angleterre un grand Seigneur, un des plus grands qu'il y eut après le Roi Henri, Sire Robert-Fitz-Haimon de Gloucester (petit-fils de Haimon le Dentu, 1er seigneur de Creully) qui épousa Sibylle, fille de Roger II de Montgommery, comte de Shrewsburyet .
Robert, fonda l'Abbaye de Thewsbury, et y fit venir des moines. Il mourut vers ce temps, et fut enterré dans cette Abbaye, où est encore son corps.

Mabile, sa fille, fut l'héritière de toutes ses terres, et le Roi Henri d'Angleterre résolut, à cause de cet héritage, de traiter Robert, son fils bâtard en vrai fils, en lui faisant épouser cette fille qui était très recherchée. Il proposa donc son fils pour être son époux.
Mabile refusa longtemps.
Le Roi lui en demanda la cause, et à la fin Mabile lui répondit en fille d'esprit qu'elle était: -« Sire, il paraît bien que votre choix s'est fixé sur moi plus pour mon héritage que pour moi-même; mais avec un si bel héritage que celui que j'ai, ce serait une grande honte pour moi d'avoir un seigneur qui n'aurait point deux noms. Sire Robert-Fitz-Haimon était le nom de mon père, c'était non seulement le sien, mais celui de sa famille ; ainsi donc Sire, pour l'amour de Dieu, ne me laissez pas avoir pour mari un homme qui n'aurait pas deux noms.»
-«Demoiselle, tu parles bien, répondit le Roi. Sire Robert-Fitz-Haimon était le nom de ton père, le parti que je te destine aura aussi un beau nom, car Robert-Fitz-Roi sera le nom que je lui donnerai.»
«Sire, reprit la jeune fille, c'est un beau nom comme vous le dites pour lui donner toute sa vie une grands renommée, mais quel sera le nom de son fils et des enfants qui en proviendront ?
Il peut n'avoir point de fils et alors le nom s'éteindrait. »
Le Roi comprit que la jeune fille disait une chose raisonnable, et comme Gloucester était le chef de son héritage, « Demoiselle, lui dit-il, ton mari aura un nom pour lui et ses héritiers, un nom beau et sans tache. Car, Robert, Comte de Gloucester, sera son nom, et je le lui donne dès aujourd'hui. Lui et ses héritiers seront Comtes de Gloucester. »
 « Sire, répondit Mabile, ceci me convient fort. Dans ces conditions, je consens à tout, et tous mes biens sont à lui.»
Ainsi fut fait Comte de Glocester, ce Robert qui reçut entre autre titre celui de Creully 
Tiré de l’ouvrage de M.de la Croix : "Jersey…. Son histoire" (Paru en 1860)

vendredi 6 juillet 2018

Creully - 1944 - Des infos sur une photo prise à la forge de A. Lejolivet

Jimmy Campbell nous donne des informations sur cette photo prise à Creully dans la grange aux dîmes où le maréchal-ferrant, monsieur Lejolivet Auguste avait installé sa forge.
"Détail d'une photo récemment trouvée du Sergent / Caméraman Al Grayston et de son chauffeur, Lew Currie. Ils regardent Monsieur Jolivet, ferrer un cheval à sa forge rue de Bayeux à Creully. Le photographe est probablement le lieutenant Ken Bell. Grayston a porté un casque US M1 pour la campagne de Normandie, auquel il a ajouté de grandes étoiles blanches avant le 13 juin. Je soupçonne que la ressemblance avec le casque allemand a causé des problèmes es étoiles géantes devaient l'empêcher d'être abattu par ses camarades. Currie serait tué au combat le 4 juillet 1944, juste à la sortie de Marcelet, au bord de l'aérodrome de Carpiquet.lorsqu'il filmait et que les étoiles géantes devaient l'empêcher d'être abattu par ses camarades. Currie serait tué au combat le 4 juillet 1944, juste à la sortie de Marcelet, au bord de l'aérodrome de Carpiquet."
La même scène sur un autre cliché.

Detail of a recently found photo of Sergeant/Cameraman Al Grayston and his driver, Private Lew Currie. They are watching Monsieur Jolivet, shoe a horse at his smithy on rue de Bayeux in Creully. The photographer is likely Lieutenant Ken Bell. Grayston took to wearing a US M1 helmet for the Normandy campaign which he added large white stars by 13 June. I suspect the passing resemblance to the German helmet caused problems when he was filming and the giant stars was to prevent him from being shot at by his fellow Canadians. Currie would be killed in action on 4 July 1944 just outside of Marcelet on the edge of Carpiquet Airfie

mardi 3 juillet 2018

Mon grand-père, facteur à Creully, ne put sauver un bébé à Amblie


17/05/1941
Le paisible village d'Amblie vient d'être le théâtre d'un péni­ble accident dont la victime est un bébé de 2 ans. Les enfants de Mme J....  France, ménagère à Amblie, la jeune Lucienne, 4 ans et demi, Suzanne 3 ans et demi, et Pierre, 2 ans, jouaient dans leur maison sous la surveillance de la maman, lorsque celle-ci fut obligée de s'absenter pour 5 mi­nutes. Elle constata à son retour la disparition des deux plus Jeu­nes.
Après avoir cherché un certain temps, elle aperçut la pe­tite Suzanne qui revenait seule. Interrogée sur ce qu'était devenu son petit frère, et appréhendant un malheur, la mère se dirigea vers la rivière, mais ses recherches demeurèrent vaines. Aidé de son beau frère, elle persévéra cepen­dant et ce dernier aperçut bien­tôt le corps de l'enfant qui se trouvait arrêté par les grilles du barrage du château.
 Le cadavre du petit Pierre fut ramené sur la berge par MM. Guy Patry, aidé de M. Barette, fac­teur des postes à Creully, mais ne put être ramené à la vie.
 La veille, le petit Pierre avait déjà fait une chute dans la ri­vière et n'avait dû son salut qu'à l'arrivée opportune de sa grand-mére.

mercredi 27 juin 2018

Juillet 1944 - La station de purification de l'eau de la "Seulles" à Creully - Un film tourné par les troupes anglaises.

Dans les archives militaires de l'Imperial War Museums (IWM) de Londres nous trouvons un film sur la station de purification de l'eau entre la Seulles et son bief au pied du château de Creully tourné le 11 juillet 1944.
Sur ce film nous voyons deux stations de purification  d'eau Patterson («Stellars») capables de traiter 120 000 gallons par jour (454 250 litres) en train de pomper l'eau de la rivière "la Seulles". Sur l'un des "Stellars", la vanne permettant l'injection d'ammoniac et de chlore dans l'eau de la rivière est ouverte; et le moteur auxiliaire pompant les produits chimiques dans l'eau est en fonctionnement.
Une section de tuyauterie est reliée à une jonction de tuyaux menant des «Stellars» au point d'eau, où des camions et des remorques d'eau sont remplis d'un réservoir de 1 600 gallons (6057 l.) et de quatre réservoirs de toile de 1 200 gallons (4540 l.) autoportants.
La tuyauterie galvanisée allemande capturée est stockée pour être utilisée sur le site.
Les troupes remplissent des "jerrycan" de cinq gallons ( environ 20 l.).
Un sapeur teste la pureté d'une tasse d'eau traitée en ajoutant des gouttes de thiosulfate de sodium qui le rendront bleu s'il est OK.
A proximité, un puits artésien a son eau purifiée par un "Stellar".
Il y en a un militaire qui annonce la sortie de la veille, 74 810 gallons (283 186 l.) d'eau traitée.
. Parmi les véhicules qui collectent de l'eau pour leurs unités, citons les camions de 200 gallons  Bedford MWC  et un camion de 350 gallons Bedford OYC de la TAF (Force aérienne tactique).
Je remercie M. Augustin de Canchy pour ses infos.

dimanche 24 juin 2018

Villiers le Sec (Creully sur Seulles) - Trois militaires belges se noient à Asnelles en juillet 1915.


 Après la signature de l'armistice, l'hôpital belge de Villiers, installée dans l'ancien séminaire, fut évacuée et les hospitalisés envoyés dans les hôpitaux de Calais et d'Ostende. Le dernier détachement, qui était de 180 hommes, quitta Villiers le Sec le 30 décembre 1918.

Pendant la période d'occupation des locaux du Séminaire, il se produisit 27 décès; vingt-cinq de ces militaires morts au service de leur Patrie, ont été inhumés dans le cimetière de Villiers, un fut rapporté à Bayeux et un autre transporté à Dinard.
Trois militaires du détachement de Sommervieu, qui s'étaient noyés, accidentellement au cours d'une baignade à Asnelles, auraient  été inhumés également à Villiers le 24 Juillet 1915


Leurs sépultures ont été transportées à Caen dans le carré militaire du cimetière Nord-Est

jeudi 21 juin 2018

L'éphémère Roi de France vient au secours des pauvres de Creully - 1829


Lors des événements de la Révolution de juillet en 1830, le dauphin donateur a été un très éphémère Roi de France, durant 20 minutes très exactement, sous le titre de Louis XIX entre l'abdication  de son père Charles X et la sienne en faveur de son neveu Henri d'Artois.








 



lundi 18 juin 2018

Quand un moulin se réveille à Saint Gabriel-Brécy (Creully sur Seulles)

Merci à Isabelle Laille et Benoît Lechevallier pour la visite du Moulin de Saint Gabriel-Brécy le Week-end dernier.
Photos: MyNormandie

jeudi 14 juin 2018

Quand un tailleur de pierres du canton de Creully prend position pour les élections rouannaises

Dans le "Journal de Rouen" du 6 janvier 1881, est publié une lettre d'un ancien tailleur de pierres du canton de  Creully. Une missive qui nous permet d'avoir quelques  informations sur le travail des ouvriers de cette époque.
 


dimanche 10 juin 2018

Janvier 1969 - Les jeunes de Creully et la J.O.C.

Ouest-France du 21 janvier 1969

vendredi 8 juin 2018

Maître Connin ou le lapin de l’église de Creully (Creully sur Seulles)

Maître Connin, tailleur de pierre et le lapin de l’église de Creully.

Nous sommes en fin 1602, Antoine de Sillans III vient d’épouser Sylvie de Rohan, fille du prince de Guéméné (28 Août 1602).

Des travaux sont entrepris depuis plusieurs mois sur l’église de Creully, non loin de la demeure des de Sillans.
Un tailleur de pierre nommé Jean Connin aidé par un apprenti Symon Houdée travaillait sur le côté sud de l’église à relever le « pas de chat » au sommet d’un mur de refend qui dépassait les deux toitures. Ce mur devait se terminer au point le plus bas par une sculpture rappelant les modillons.
Ce maître d’œuvre n’avait pas bonne réputation. Il cournettait (criait) comme un lapin qui a peur. Ces cris étaient souvent adressés à Symon qu’il traitait de lanier ; c'est-à-dire de paresseux.

Un jour, vers l’angélus du matin, un habitant de Creully s’en pris au tailleur de pierre qui travaillait au burin sur une pierre retirée d’une carrière non loin du chantier :
-« Arrête de launer (radoter) mon pauvre Connin, tu t’en prends toujours à ton apprenti qui ne demande qu’à apprendre. Au lieu de crier, écoute tout ce qui se dit sur toi. Il paraît que tu vas la nuit relever les collets que posent les autres. Ne serais tu pas voleur !»
Conin balança une pierre à l’homme qui venait de lui parler et qui continuait son chemin vers les halles près de la place.
-« Je ne suis pas un voleur» ruminait le tailleur de pierre.
Quelques jours plus tard, c’est un tanneur qui revenait de la tannerie située sur le bief de la Seulles non loin d’un moulin, qui accusa le tailleur de pierre de chaparderie dans les caves du Bourgay.
Une vieille dentellière qui sortait de l’édifice religieux se vit injurier par Connin qui posait une tête de pierre en bas du «pas de chat» :
-«Tu es comme les autres de ce pays, tu n’es qu’une vieille qui ne pense qu’à venir prier pour toi et les tiens sans penser à nous les faiseurs de cathédrales. Dieu nous reconnaîtra, nous.»
-«Tais toi sale voleur» lui cria la femme.
« Si je suis un voleur, que Dieu me transforme en pierre » reprit le maître tailleur pendant que son apprenti s’amusait bien de ces histoires.
Un matin, on ne revît pas maître Connin. Il avait disparu.
On fut surpris de voir, à la place de la tête posée par le tailleur de pierre, un lapin en pierre.

Il est vrai qu’en vieux français, connin veut dire : lapin.
Les habitants de Creully pensèrent que Dieu avait exaucé Connin, le tailleur de pierre.
L’on raconte que le jour de l’ouverture de la chasse, les chasseurs qui regardent en passant près de l’église le lapin, feront une bonne chasse et n’auront pas à mentir.

mardi 5 juin 2018

dimanche 3 juin 2018

Souvenir de 1944, les messages de la B.B.C. envoyés du château de Creully

Du 3 au 7 juin, les radio-amateurs du Calvados partagent leur passion de la radio et de la télégraphie au Château de Creully, premier Studio BBC de la France libre dès le 6 juin 1944 !
Exemple de message envoyé de Creully (original):
Rédigé à Bayeux, il était porté à Creully

vendredi 1 juin 2018

2 juin 1945 - Creully - le papier de l'occupation sert encore à la mairie..

Une manière de pallier au manque de papier ou de recycler…

lundi 28 mai 2018

Creully - Une nouvelle carte - Grâce à la manoeuvre militaire du camp de Vaussieux

J''ai découvert à la Bibliothèque nationale de France (BnF), à Paris, une carte datée de 1803 où l'on retrouve Creully. Ce document est issu d'un ouvrage de Jacques Antoine Guilbert qui relate la grande manoeuvre militaire du Camp de Vaussieux à Vaux sur Seulles.
Mais avant, un peu d'histoire grâce au texte reproduit partiellement ci-dessous.

Extraits d’un texte de M Pezet paru dans les mémoires de la Société d’agriculture, sciences et belles lettres de Bayeux.

« Pendant que l'avènement du règne de Louis XVI était signalé par des essais de réformes militaires et de réformes économiques, un événement politique d'une incalculable portée venait d'éclater dans l'autre continent, l'insurrection des colonies possédées par l'Angleterre dans l'Amérique septentrionale. La résistance à certains impôts fut le signal de la séparation de ces colonies et de la mère patrie. L'indépendance fut proclamée le 2 juillet 1776. Mais pour soutenir la lutte aussi imprévue que terrible il s'engageait, le peuple américain sentit qu'il lui était nécessaire d'acquérir des alliés parmi les grandes puissances de l'Europe…

Vainement Louis XVI opposait une résistance raisonnée à assurer par les armes d'une Monarchie le triomphe d'une République naissante. Poussé par la force irrésistible du torrent de l'opinion, il fut, pour ainsi dire, obligé de reconnaître l'indépendance de cette République, et de souscrire le 6 février 1778 un traité d'alliance entre la France et les Etats-Unis. C'était donner le signal d'une guerre nouvelle entre la France et l'Angleterre….

On voulut inquiéter l'Angleterre par un rassemblement considérable vis-à-vis de ses rivages, lui faire redouter la possibilité de la descente d'une armée sortie des mêmes ports d'où sept siècles auparavant était partie l'expédition de Guillaume le Conquérant la forcer à garder sa flotte le long de ses côtes, et à laisser à la nôtre la liberté des mers….

C'est ce qui explique le choix de la Basse-Normandie pour lieu de rassemblement de cette armée, sous le prétexte d'y former un camp d'expérience et d'études. Un autre camp d'observation de dix bataillons et de neuf escadrons fut établi à Paramé, près de Saint-Malo et donnait aux Anglais sur les projets de la France du côté de la Bretagne les mêmes inquiétudes qu'ils devaient avoir du côté de la Normandie.
La localité de Creully encerclée en rouge

Ce camp de la Basse-Normandie connu sous le nom de CAMP DE VAUSSIEUX a laissé dans les souvenirs de la contrée un brillant retentissement. Les récits des splendeurs militaires
qui l'accompagnèrent ont charmé les veillées des salons, comme celles des modestes chaumières; son éclat et ses plaisirs sont longtemps restés dans la mémoire après que d'autres et de plus graves événements auraient pu les en effacer. Quelques écrits militaires s'en occupent, mais avec gèreté, car les événements de ces temps ont été absorbés par les gloires et les revers de ceux qui leur succédèrent bientôt. »


Parmi ces écrits militaires :

«Oeuvres militaires» de Guibert, Jacques-Antoine-Hippolyte de (1744-1790),paru en 1803 ou j’ai retrouvé le plan du camp de Vaussieux.














samedi 26 mai 2018

" Creully Camp 2018 " vous invite le 4 juin...

Le 4 juin , "Creully Camp 2018" aura l'honneur de recevoir " Band of Libération "
 composé de 47 musiciens , dépôt de gerbe au Monument 4/7th The Royal Dragoon Guards de Creully à 11h et prestation musicale au sein du camp .
 
Exposition des véhicules et Display dans l’enceinte du château puis démonstrations diverses sur le camp.au de Creully: 
 

mercredi 23 mai 2018

Creully sur Seulles - L'enfant "mis sous le voile" le 6 février 1731

Sous l'ancien régime les enfants nés hors mariage étaient légitimés lors du mariage des parents (s'il y avait accord entre eux bien sûr).
Cette légitimation prenait la forme symbolique de la 'mise sous le voile' de l'enfant lors de la cérémonie du mariage. L'expression varie suivant les régions: sous le drap, sous la parelle, sous l'arbrisseau,...

C'est à la lecture d'un acte de mariage datant de février 1731 dans les archives de Creully, que j'ai relevé l'expression "mis sous le voile".
Le 6 février 1731.
Mariage de François Friand, fils de Thomas et de Françoise Le Berrurier, de Creully, et Catherine Picard, fille de Charles et de Madeleine Beauferdin, de la paroisse de St Nicolas de la ville de Luxembourg.
« Attestons de plus que ledit François Friand et ladite Catherine Picard nous ont présenté un enfant mâle nommé Jean-Pierre, sorti de leurs œuvres, sous promesse de s'épouser l’un l'autre, né le 3 mars 1725, baptisé le six par un ministre calviniste et rebaptisé sous condition le 30 juin de la même année par un curé catholique de Posdam, ville d'Allemagne, lequel ils ont reconnu pour leur enfant légitime et capable d’hériter d’eux, comme les autres enfants qu’ils auront dans la suite, et qui, pour cet effet, a été présent à leur mariage et placé entre eux deux sous le voile, lorsque la bénédiction nuptiale leur a été donnée pendant la messe. »

dimanche 20 mai 2018

14 janvier 1696 - Meurtre de Dufour dans le château de Creully

Le 15 janvier 1696, fut inhumé dans la chapelle à côté du chœur de l'église de Creully, le nommé Dufour, âgé de 25 ans, mort frappé de plusieurs coups.
 Ci-dessous, acte de décès.

jeudi 17 mai 2018

Un repas de fête offert par M. Paillaud de la laiterie de Creully

Le 2 septembre 1951, le journal "La Renaissance du Bessin" publia un article relatant un repas offert aux ouvriers et ouvrières par leur patron M. Paillaud.
En voici le texte:
A l'occasion du mariage de son fils Pierre, avec Mlle Jac­queline Duval - Lemonnier, M. Edmond Paillaud, maire et conseiller général de Creully, et Mme, avaient eu la délicate intention de convier tout le personnel de l’usine Paillaud, à un repas amical.
M. E. Paillaud
C’est dans la salle des Gardes du château de Creully, qu’une table avait été dressée pour recevoir, autour des futurs époux et de leurs parents, tous les ouvriers de l’usine, sans oublier Mme Salez, la di­rectrice de l'établissement.
Le menu — un vrai repas de noces — fut magistralement servi par le maître Jean Le Hir, de célèbre renommée.
Au dessert, M. Paillaud présenta officiellement la jeune fiancée de son fils dont le ma­riage a été célébré à Saint-Ni­colas près de Granville, mercredi.
En une allocution empreinte d’une émotion bien compré­hensive, M. Paillaud évoqua la mémoire de son père, « à qui je dois tout » dit-il, Il salua ensuite tous ses collaborateurs, grands et petits, sans excep­tion, et profita de la circons­tance pour remettre à quel­ques-uns d’entre eux — dont on trouvera la liste plus loin — la médaille du Ministère du Travail, « médaille des em­ployés qui se sont dévoués pen­dant 30 ou 40 ans, sous le mê­me toit, toujours avec la même énergie » et « qui semblent avoir la devise du lierre : je meurs où je m’attache ! ». En­suite, M. Paillaud présenta son fils Pierre comme son très pro­che collaborateur, «jeune, rem­pli de bonnes intentions » et qui « n’a plus qu’à mettre en pratique tout ce qu’il a appris sur les bancs de l’école ».Il souhaita « que la vie de l’usine de Creully soit ce qu’elle a tou­jours été ; la vie d’une grande famille » et il leva son verre « à la Fiancée de Pierre », à la santé et au bonheur de tous, « à la grandeur de « notre » industrie et de Creully ».
Après les applaudissements,  ce fut la remise des décorations par M. Pierre Paillaud et Mlle Duval-Lemonnier et, pour clore la fête, chacun y alla de sa chanson, jusqu’à une heure très avancée de la nuit.
Voici la liste des lauréats :
1) 40 ans de service : Fafin Louis et Lucas Marcel ;
      2) 30 ans de service : Abel Eugénie, Boulon Maria, Girard Albert,  Lecluze Thaïs, Lefrançois Eugénie, Menu Léon, Picard Aimé, Vallée Madeleine et Vallée Maria.
Qu’il nous soit permis de rendre hommage aux dévoués lauréats, de présenter nos meilleurs vœux de bonheur aux futurs époux et de compli­menter les familles.

lundi 14 mai 2018

Creully - Les chevaux du début du XVII

Un projet d'aménagement des écuries du château de Creully sur Seulles est envisagé.
Une fresque équine est à sauver. 
La fresque représentant le cheval en liberté (plus de 2m de long)

Antoine ///, fils d'Antoine II, passa sa jeunesse à la cour, devint conseiller du roi en ses conseils d'état, prince et chevalier de Saint-Michel. Il resta fidèle à la cause du roi, et Creully ne paraît pas avoir eu à subir d'attaques de la part des Ligueurs. En 1602 il épousa Sylvie de Rohan, veuve de François d'Epiney, fille de Louis de Rohan, prince de Guéménée, duc de Montbazon. pair de France, et paraît avoir été surtout chargé de missions diplomatiques.
Retiré de la cour, il vint fixer sa résidence à Creully, dont il s'attacha à embellir le bourg et le château. Il dota le village de halles voûtées, dont il ne reste presque plus de vestige. C'est lui qui fit construire les écuries actuelles, à la voûte desquelles on remarque un pendentif chargé d'un écusson aux armes des Sillans et des Rohan. C'est à lui sans doute qu'il faut attribuer deux peintures à fresques. On distingue à l'intérieur des écuries un cheval en liberté, l'autre, disparue, représentait un cheval harnaché tenu en main par un laquais ou un soldat.