16/10/09
24/09/09
Le musée de la radio au château de Creully
Creully fut un point stratégique lors du débarquement des alliés en juin 1944.
Ce studio fut utilisé par les correspondants de guerre des armées alliées pour diffuser, jour par jour, en plusieurs langues, les dépêches sur le déroulement des opérations.
26/08/09
Une place Edmond Paillaud
En 1969, le Conseil Municipal, sur proposition du Maire, décide que la place du Marché allait
devenir la Place Edmond Paillaud.
Monsieur Paillaud est né le 5 septembre 1889 à Secondigne dans les Deux-Sèvres.
Ingénieur à l'institut Agronomique de Rennes, il est arrivé à Creully en 1912 pour diriger une usine laitière dépendante de la Société Familiale dont le siège était à Tours.
Conseiller municipal le 30 novembre 1919, Maire du 19 Février 1935 au 17 Août 1960, date de sa mort dans son bureau de la laiterie.
Il fut également Conseiller Général du canton de Creully du 23 Septembre 1945 à son décès.
21/08/09
Un avion se crashe à Creully

Le 7 juin 1944 un avion de l'armée allemande se crashe à la sortie de Creully en direction de Caen , entre la localité et la carrière de pierre.
C'était un Messerschmitt Bf_109 G-6 Me 109 Aircraft.
Le pilote: Rudolf Stotzestki POW.
Pour permettre la circulation entre Creully et Pierrepont, les restes de cet avion furent basculés dans l'herbage dominant la vallée de la Seulles.
J'ai obtenu ce cliché original ( rare ) en Nouvelle-Zélande.
17/08/09
Le tailleur de pierres
Plusieurs personnes m'ont demandé le nom de l'auteur des sculptures parsemées dans Creully.
Vous aurez ses coordonnées plus bas.

10/08/09
Les mystères du château de Creully
27/07/09
18/07/09
14/07/09
NOUVEAU sur ce blog un moteur interne de recherches
A votre droite >>>>>>>>
Un moteur de recherches à l'intérieur de mon blog.
Taper un mot et vous aurez tous les articles concernant ce mot.
09/07/09
La maison disparue près de la laiterie Paillaud
Une internaute m'a demandé s'il y avait bien une maison entre celle du Docteur Fillatre et la laiterie Paillaud (entrée de l'usine).
Oui dans catte maison vivaient Mr et Mme Hurand.
Elle était couturière et lui représentant en huiles Igol.

06/07/09
30/06/09
10/06/09
Creully - Festival d'art 2009
FESTIVAL D'ART AU CHATEAURestauration possible sur place
Renseignements 02 31 80 18 65
27/05/09
25/05/09
19/05/09
Mon nouveau livre

Creully - Je me souviens...
Je me souviens de notre maison rue de Bayeux, en face de l'ancienne gendarmerie, dans une cour. Nous jouions avec les voitures à pédales que fabriquer mon père Lucien.
14/05/09
Creully - Les boulins de l'église
Regardez le clocher de l'église, vous appercevrez des trous non rebouchés.
Un boulin est une pièce d'échafaudage en bois, horizontale, engagée dans la maçonnerie par une ouverture appelée "trou de boulin".Le boulin porte souvent le plancher de l'échafaudage.


03/05/09
24/04/09
10/04/09
"Belle Fontaine" La fontaine des filles à marier
Entre les avenues de Cully, Coulombs, Creully et le Bois, se trouve un vaste terrain vague, très accidenté qui rappelle les landes de Bretagne.
Au milieu de ce terrain, au fond d'un vallon, se trouve une source très claire qui alimente une fontaine pavée et voûtée, longue de sept mètres, large de trois, et peu profonde, connue sous le nom de «Belle-Fontaine».

On attribue à ses eaux la vertu singulière de faire marier dans l'année les filles qui vont à certains jours et heures s'y laver et s'y désaltérer. Ce pèlerinage clandestin est plus fréquenté qu'on ne le pense. Je n'étonnerai personne en disant que, malgré de nombreuses déceptions, la foi ne faiblit pas. Si, malgré son pèlerinage, une fille se voit contrainte à coiffer Sainte-Catherine, e’est qu'elle a mal observé les rites.
Je me suis demandé quelle peut être l'origine de cette superstition, personne dans le pays n'a pu me renseigner. Voici une hypothèse. Au Moyen-Âge, les habitants de Vaux-sur-Seulles passaient par là le dimanche de la Trinité pour aller porter les deux tiers de leur dîme à l'abbaye de Sainte-Trinité de Caen et recevoir, en outre, un dîner copieux.
Or, l’endroit est très propice pour une halte, soit pour former, soit pour reformer le cortège. Rien de surprenant dans ce fait que les femmes et les filles profitaient de ce moment de repos pour réparer le désordre de leur toilette et aient fait donner à cette source le nom de «Fontaine des Belles», d’où est venu «Belle Fontaine», nom qu'elle mérite à cause de la limpidité de son eau.
On y a trouvé une fois une jeune fille noyée, je suppose que c'est pour éviter d'autres malheurs qu'on a fait voûter la fontaine des trois côtés. Quant à la jeune fille, s’est-elle noyée par accident en voulant accomplir trop consciencieusement les rites, ou bien s'est-elle suicidée voyant l’inutilité de ses efforts ? C’est un secret resté au font de l'eau.
Creully - Le château comme vous ne l'avez jamais vu

08/04/09
Creully - Représentation de la cène.
C'est au cours de ce repas que fut institué l'Eucharistie.

02/04/09
11/03/09
08/03/09
Creully - Voyage paroissial
Carte photo d’avant 1932. C’est un voyage paroissial en automobile décapotable 8 portes. A l’avant debout, madame Marcelle Jamin avant son mariage, assise derrière elle et habillée de clair, sa mère Alice Jamin.
28/02/09
24/02/09

20/02/09
16/02/09
15/02/09
Creully - La maligne influence
Voici une histoire racontée dans notre contrée avec l'intention de mettre en garde les gens contre certains hommes qui, par leurs discours, essayent de les attirer.
En traversant à cheval une forêt qui conduit à Creully, un paysan est arrêté, non loin de Lantheuil et de la maladerie, par une vieille femme qui lui demande de la prendre en croupe.
— Qui es-tu ? interroge le paysan creullois.
— Je suis la Peste, répond la vieille femme.
Effrayé, le paysan fouette sa bête qui fait un saut. La vieille le rattrape :
— Pourquoi fuir ? dit-elle au paysan. Crois-tu que je n'arriverai pas sans toi à ton village. J'y arriverai plus tard, voilà tout. Sois donc intelligent et donne-moi asile ; en échange, je te promets de ne point t'atteindre, non plus qu'aucun des tiens.
— Monte, dit le paysan.On se met en route.
Vingt pas plus loin, le paysan s'arrête :
— Si tu voulais me rendre heureux, dit-il à la vieille, tu épargnerais aussi un tel et un tel.
— Je les épargnerai, répond la vieille, nouvelle faveur accordée. Cela continue si bien que, à l'entrée de Creully, la vieille ne devait plus frapper que dix individus.
Ce jour même, trente personnes étaient atteintes. Le paysan court chez la Peste.
— Tu es une infâme, lui dit-il, tu n'as pas tenutes promesses : trente personnes sont déjà mortes.
— J'ai tenu mes promesses, répond la vieille ; trente personnes sont mortes, c'est vrai, mais dix sont mortes du mal et vingt de la peur.
Moralité : n'ayez pas peur de la maligne influence.
05/02/09
24/01/09
Creully - Lantheuil - L'aérodrome 1944
L'aérodrome de Lantheuil-Creully fut achevé le 21 juin 1944. Il s'étend sur 190 hectares répartis sur les communes de Lantheuil, Creully et St Gabriel-Brécy. La piste qui s'étend sur 1200 mètres de long et 80 mètres de large accueillera le 143e Wing. Les aviateurs Canadiens du 143e Wing de la Royal Canadian Air Force ont élus domicile sur cette base baptisée « base B9 de la R.A.F ». 
Le 27 juin 1944, les Escadrilles 438, 439 et 440 sont affectées à la base improvisée à Lantheuil, équipés d'avions de chasse et de bombardement de marque Typhoon. Après un séjour de deux mois à Lantheuil, les escadrilles procèdent de l'avant pour finalement aboutir, à la fin de septembre, à Eindhoven, dans les Pays-Bas.



06/01/09
Creully - Gabriel James



05/01/09
22/12/08
21/12/08
19/12/08
12/12/08
04/12/08
23/11/08
17/11/08
Creully - La vraie situation de la léproserie

04/11/08
Creully - La pierre levée du clos Saint Gilles
Au carrefour près de l’hôtel Saint Martin, dirigez-vous vers Tierceville. Arrivé au camping des trois rivières, stationnez-vous sur le parking. C’est à pied que vous terminerez les quelques mètres toujours en direction de Tierceville.
A votre droite, un colombier qui daterait du XVIIème siècle a bien souffert du temps et de ses caprices; déplacez votre regard en revenant vers la route. 
Vous apercevrez, sur un tertre de terre une pierre levée.
Elle a la forme d’une dalle légèrement trapézoïdale sur ses quatre côtés; elle se termine par un cintre; ses arrêtes sont arrondies sur l’ensemble.
Elle est taillée dans un calcaire à grains fins et compacts paraissant identique à celui qui constitue le sous-sol et qui est typique des produits de la carrière d’Orival (Sur Amblie en direction de Caen).
Les dimensions de la pierre sont les suivantes :
- hauteur totale au dessus du tertre : 1,35m
- largeur au pied : 0,70m
- largeur à 1m10 du sol : 0,60m
Les grandes faces sont orientées dans une direction dans un angle d’environ 20° Ouest avec l’axe magnétique ; soit entre 25° et 30° avec le méridien du lieu.
Pourquoi est-elle là ?
Difficile de répondre mais nous pouvons signaler qu’elle est implantée à 500 mètres de la voie romaine qui passait dans la village de Tierceville, allant de Bayeux vers Ouistreham.
11/10/08
Creully - Les cadavres salés...
Les cadavres salés de Creully
L’usage d’embaumer les cadavres se retrouve chez presque tous les anciens peuples ; il acquit le plus haut degré de perfection chez les Egyptiens.
Il existait deux méthodes différentes : la méthode somptueuse, très compliquée et la méthode économique, qui consistait à saler le corps. Cette dernière fut appliquée au Moyen-âge et presque jusqu’aux temps modernes.
Le corps de nos rois fut primitivement porté à saint Denis par les princes, ensuite il fut confié aux «hanouards», ou porteurs de sel. Ils portaient le corps jusqu’à la première croix de saint Denis et le remettaient aux religieux. En 1422 ces derniers, trouvant le fardeau trop pesant, traitèrent avec les «hanouards» pour le porter jusqu’au lieu de la sépulture.
Dans l’église de Creully existe un caveau sépulcral, dû à la libéralité d’Antoine III de Sillans, seigneur du lieu, pour servir de sépulture à sa famille. Il renfermait entre autres le corps du fondateur, mort en 1641 et celui de son grand-père, décédé en 1568, après avoir «épousé deux femmes, servi quatre rois et procréé 15 enfants».
En 1789, les révolutionnaires violèrent la sépulture des Sillans, pour s’emparer des cercueils en plomb. Lorsqu’ils les ouvrirent ils trouvèrent les cadavres nageant dans la saumure préparée pour en assurer la conservation. Les anciens racontent que les énergumènes se vantaient d’y avoir goûté.
Texte découvert aux archives du calvados.
La Croix du Calvados
Samedi 16 septembre 1933
Libellés : Cadavre, creully, de Sillans, église
02/10/08
Creully - La "chimère" du château
Un premier pont-levis, placé à l'endroit où se trouve aujourd'hui un pont en pierre auprès des écuries, arrêtait tout étranger. Le mur, sur lequel s'appuie le bâtiment des communs actuels, formait autrefois le soubassement d'une poterne disparue, dont on voit encore la base dans le creux du fossé. Dans la paroi subsistante, couronnée d'une balustrade ajourée, on remarque des colonnettes romanes et la rainure dans laquelle glissait la herse.
«Une première porte d'entrée au bord de la place (à l'endroit qu'occupé la grille actuelle) était, dit Bissière dans ses recherches sur les antiquités normandes, accompagnée de deux bastions terminés en dôme et offrait à la vue plusieurs figures en relief d'hommes et d'animaux qui étaient dessus.» C'est de l'un de ces bastions que provient une sorte de chimère déposée sur le mur des communs (écuries).
(d'après E.Vrac)


30/09/08
Creully - La laitière du bord de la Seulles
Libellés : château, Creullet, creully, La Seulles, laitière
26/09/08
Creully - L'entrée près des communs (écuries)

Septembre 2008 --------------------Début XXème siècle

Septembre 2008 --------------------Début XXème siècle
24/09/08
22/09/08
Creully - Honneur passe richesse...
19/09/08
12/09/08
Creully - Mireille Ballestra expose au château
09/09/08
Creully - La légende "le moine et le seigneur de Creully
Voici une légende peu connue.
Sur les bords de la Seulles, petite rivière aux eaux vives que sillonne l'éclair argenté de la truite,s'élèvent les restes encore imposants du château féodal de Creully.
Des arbustes, des ronces, des mûres sauvages montent paisiblement à l'assaut du rocher, qui porte les vieux remparts. Deux tours dominent cet important massif.

A peu de distance, se dresse une colonne, mince aiguille dont la hauteur ne peut s'expliquer que par son ancienne destination. Au premier abord, on la prendrait pour une tourelle; mais ce n'est qu'une ancienne cheminée, accolée autrefois à un toit, aujourd'hui supprimé avec l'étage, qui existait à sa base.
Ce n'est pas malheureusement la seule mutilation que le temps, ou la main de l'homme, ont fait subir à l'ancienne forteresse. De la porte, surmontée d'une haute tour carrée à créneaux, il ne reste plus que quelques moulures de l’époque romane. Plus de traces de herses ni de pont-levis. Les souterrains, très étendus autrefois, ont disparu sous des éboulements successifs. A l’intérieur, le passé architectural le plus lointain n’est représenté que par deux vastes salles voûtées à plein cintre, avec arcades, dont les retombées reposent sur des chapiteaux et des colonnes du XIe siècle.
La vieille demeure féodale, redoutablement fortifiée, surtout pour la guerre offensive, n'a pas su résister aux assauts pacifiques du confortable moderne. Sa physionomie terrible s'est modifiée; on n'en voit plus que le côté pacifique souriant où des enfants jouent sur les dalles où retentissait le pas des hommes d’armes.
Le château, devenu inoffensif, n'en a pas moins laissé dans l'âme du paysan un sentiment d'effroi, qui se répercute, à travers les générations, comme un inoubliable écho des crimes du temps passé.

Certains barons de Creully avaient en effet commis tant d'atrocités qu’il serait plus facile d'effacer, sur les murs de l’antique forteresse, les sombres empreintes du temps, que de faire disparaître de la mémoire du peuple le souvenir de leurs forfaits. En vain de pacifiques barons ont-ils séjourné entre ces épaisses murailles; en vain, jaloux d'imiter leur prédécesseur Antoine de Sillans Ier, qui eut quinze enfants de son mariage avec Jeanne Hébert d'Aussonvilliers, se soucièrent-ils de produire plus que de détruire. Les vertus de ces seigneurs débonnaires sont oubliées aujourd'hui, et les scènes de meurtre qui souillèrent le château féodal, les crimes des barons de Creully, la terreur qu'ils inspirèrent, sont encore l'unique fond des récits populaires.
Après avoir montré de loin à ses compagnons de travail la tour du donjon, le cultivateur leur raconte quelquefois des histoires qui l'ont frémir.
Il leur apprend qu'autrefois les barons se faisaient un jeu, en revenant de la chasse, d'abattre les couvreurs à coups d'arquebuse ; il leur raconte comment ils assommaient les sergents, comment ils ferraient leurs chevaux à l'envers pour échapper aux poursuites des agents du roi, comment ils pillaient et battaient leurs vassaux, comment ils enlevaient les filles et les femmes pour jeter ensuite leurs cadavres dans les oubliettes.
Terrorisés par la vue du donjon, d'où les maraudeurs, bardés de fer, s'abattaient sur la plaine comme une bande de vautours, les pauvres diables se vengeaient de leurs tyrans en disant d'eux le plus de mal possible dans des récits grossis souvent par la peur, mais où il y avait toujours un fonds de vérité. Car les seigneurs du lieu ne se contentaient pas de lever des impôts énormes sur leurs vassaux. A ces natures incultes, violentes, cruelles par instinct, il fallait un argent qui sentit, le butin et le haut goût du pillage, si excitant pour ces appétits de chasseurs d'hommes.
Or, on raconte qu'un jour, un de ses méchants barons revint, quasi bredouille d'une ces expéditions, ordinairement fructueuse. Il ne ramenait qu'un moine, un pauvre moine qui n'était pas mendiant, ou qui n'avait pas eu l'éloquence productive.
Toujours est-il que détroussé, bien fouillé, le saint homme ne laissa aux mains du seigneur que son chapelet de cuivre et sa bourse vide.
Grande colère d’abord. Car le sieur de Creully n’entendait pas avoir perdu son temps à chasser à courre inutilement. Sa férocité naturelle lui suggéra le dessin bien simple de se venger en faisant précipiter ce gibier décevant dans les oubliettes. Mais il était depuis longtemps blasé sur cette sorte de plaisir. Et, après réflexion, il trouva préférable de s’amuser du moine comme les chats, bien repus, jouent avec les souris, avant de lui donner le suprême coup de griffe.
L’idée devait être bien bouffonne, puisque l’excellent châtelain en rit tout seul, avec des éclats qui réveillèrent les échos endormis aux voûtes de la grande salle d’armes. Précédant lui-même les archers, qui maintenaient le prisonnier, il le conduisit dans un souterrain au bout duquel il ouvrit la porte d’un cachot.
Il expliqua alors au fugitif que pour le punir de lui avoir fait faire, sans compensation, une longue chevauchée, il le condamnait à passer là cinq jours et cinq nuits, n’ayant d’autre nourriture que des prières et sa résignation.

Et comme le malheureux demandait grâce :
- De quoi te plains tu ? fit ironiquement le sieur de Creully, je te permets de dévorer tes larmes.
Cinq jours après la fermeture du cachot, le baron réunissait quelques bons châtelains de sa trempe autour d’une table, copieusement chargée de pâtés, de chapons à haute graisse, avec des jambons de sangliers accompagnés de potages.
Au troisième service où parurent les rôtis, faisans, perdrix, hérons, outardes et bécasses, et le gros gibier, tels que lièvres, chevreaux sauvages et chevreuils, il s’était déjà vidé tant de bouteilles de vin de Bourgogne, ou de champagne rouge, que les honnêtes convives du sire de Creully commençaient déjà, par folle gaîté, à se jeter à la tête, en forme de bataille, des croûtes de pain et des os, que la civilité du jour enjoignait pourtant de «mettre dans un panier pour ou de pousser sous la table auprès de soy... toutes fois sans blesser personne.»
Mais les aimables collègues du baron avaient complètement oublié ce conseil, naïf pour nous, prudent pour l'époque, puisque plus d'un nez, endommagé dans le combat, commençait à rougir autrement que sous l'action du vin ou de l’eau-d'or, comme on appelait l'alcool destiné alors à faire, comme aujourd'hui, ce que nos grands mangeurs bas-normands appellent un trou entre chaque service.
Ce fut le moment que choisit le sire de Creully pour offrir à ses hôtes le spectacle original qu'il leur avait préparé. Il n'eut qu'un geste à faire et des valets, instruits à l'avance par le maître, allèrent chercher le moine au fond du souterrain.

Le pauvre religieux, affaibli par le jeûne, ébloui par le brusque passage de son cachot à une salle brillamment éclairée, se soutenait à peine. Dès son entrée, il faillit, être renversé par un groupe de chiens qui se disputaient un des os, encore richement recouvert de viande, que jetaient sur les dalles des convives déjà repus.
Furieux d'être interrompus dans leur repas, les molosses montrèrent les dents à l'importun qui osait les troubler. Mais, comme s'ils eussent dédaigné la maigreur de celui qui s’offrait vivant à leurs crocs, ils détournèrent aussitôt la tête pour s’attaquer à leur premier morceau.
Ce fut du moins ce que durent comprendre les compagnons de plaisir du baron, qui échangèrent entre eux des plaisanteries de haut goût, improvisant ainsi, sans s'en douter, une sorte de prologue à la comédie que leur amphitryon avait imaginée pour les égayer.
Mis en verve par ce début inattendu, le sire de Creully se fit amener le moine en face de lui, tout près de la table abondamment garnie de plats, qui réjouissaient les yeux et chatouillaient l'odorat.
- Tu vois bien toutes ces volailles et toute cette venaison? demanda-t-il au prisonnier avec un sourire illuminé de malice.
Hélas! Il ne les voyait que trop, le pauvre affamé. Ses yeux fixes d'halluciné, ses narines dilatées, sa bouche entr’ouverte, sa langue, passant brûlante sur ses lèvres arides, indiquaient un appel de tout son être vers cette nourriture étalée.
- Tu sais, reprit le baron, après avoir allumé cruellement, chez le malheureux, des convoitises multipliées par le parfum affriolant des mets, tu sais que je pourrais te faire écorcher tout de suite ou précipiter du haut du donjon, après m'être amusé à parier que tu tomberais pile ou face. Tu n'ignores pas non plus que j'aurais pu te laisser mourir d'inanition dans ton cachot... Mais je suis bon prince, et j'ai eu la charitable pensée de t'inviter à notre repas... . Car je suppose que tu dois avoir faim ?
- Dieu ! Si j'ai faim ! Gémit le pauvre moine, croisant les mains sur son estomac vide.
- Et bien ! Fais ton choix, continua le baron en montrant tous les plats qui garnissaient la table... Ou plutôt, non, ne choisis pas. Perdrix, bécasses, oies sauvages, lièvres, chevreuils, tout est à ta disposition. Je te permets d'aller de l'un à l'autre, taillant tel morceau qu'il le plaira.
Et le sieur de Creully, complaisamment, en bon seigneur qu'il se disait, présenta au religieux, presque fou de joie, un long couteau bien affilé.
Poussé par une faim qui ne raisonnait pas, le prisonnier se jeta sur le premier rôti qui s'offrait à lui, prêt à le dépecer avec sa lame aiguë.
- Attention ! Cria le sir de Creully en ordonnant à un de ses valets de retenir ce convive trop pressé.
Le moine ainsi interrompu eut un cri douloureux :
- Ah ! Je vois bien, seigneur, que vous vouliez me tenter pour vous amuser à mes dépens.
- Non pas, dit le baron, rien de plus sérieux. Je te jure ici que tu peux te régaler à ton aise. Mais je n'ai pas l’habitude de tromper les gens, et je te dois un avertissement. Taille et prends les morceaux qui te conviendront. Mange tant que tu voudras. Seulement, sache que nous prélèverons sur ta personne ce que tu auras pris à chacun de ces rôtis. En un mot, ce que tu leur feras, nous te le ferons à notre tour.
Des applaudissements enthousiastes saluèrent, la sentence du châtelain. Tous ces bons sires s'esbaudissaient de cette idée ingénieuse, neuve en tout cas pour des gens qui ne connaissaient pas la légende de Shylock.
C'était, en vérité une cruauté bien originale d'amener le malheureux affamé dans cette atmosphère de victuailles, de le convier à ce repas d'ogres, de tenter sa chair en lui donnant le frisson de la torture prochaine, d'assister à la satisfaction de son appétit mêlée aux affres du supplice en perspective.
Quelle aubaine que ce féroce intermède ! Et que le sire de Creully savait bien divertir ses hôtes ?
Cependant, malgré l'horreur de la torture entrevue, le moine succomba aux appels d'un désir qui le trouvait sans résistance. Un secret espoir lui était venu d'ailleurs, petite supercherie qu'il croyait se faire pardonner. Car on le vit, tout en passant timidement le tranchant de son couteau sons l'aile d'un chapon bien rebondi, interroger son tyran d'un regard anxieux, où il y avait une double expression de prière et de malice.
Sa requête mimée fut sans doute comprise du sire de Creully qui, pour être cruel et ignorant, n'en était pas moins doué d'un certain esprit naturel.
- Pas de tricheries, moinillon ! s'écria en effet le baron d'une voix tonitruante. Ce qui est aile pour le chapon sera bras pour toi ! Je te le répète : ce que tu feras à cette bête, nous te le ferons à toi-même !
Le moine eut, tout d'abord un geste de désespoir; puis, devant le rôti qui le tentait, il se recueillit en une méditation profonde. Les compagnons d'orgie du sire de Creully se le montraient en riant, heureux de son tourment, sûrs de sa défaite.
Au bout d'un instant, le religieux dressa sa tète amaigrie par un jeune prolongé. Mais, cette fois, rien ne trahissait au dehors, ni dans ses yeux, ni dans les lignes de ses muscles émaciés, le fond de sa pensée. Et, avec un sang-froid héroïque, il demanda s'il lui serait permis de prendre du pain pour accompagner ce qu'il mangerait du rôti.
Sur un signe de consentement du châtelain, il tailla plusieurs tranches de pain. Alors, s'approchant du plantureux chapon, tout ruisselant du beurre le plus renommé du Bessin, il exerça de sa main gauche, sur le ventre grassouillet de la bête, une douce pression, comme s'il se fût encore rappelé, dans cette aventure gastronomique, le charitable précepte qui nous oblige à ne pas faire plus de mal aux autres que nous ne voudrions qu'on ne nous en fit à nous-mêmes.
Aussitôt, des entrailles du volatile, où l'art du cuisinier avait accumulé des trésors aromatiques, s'échappa, tout un ruisseau de graisse, juteuse et frissonnante encore, que l'ingénieux inventeur recueillit, comme à. l'extrémité d'une gargouille, sur une des tranches de pain. Puis il dévora le morceau, avec l'avidité d'un homme qui a été condamné pendant plusieurs jours à un jeûne forcé.
L’imprévu de l'expédient avait causé une telle stupéfaction dans l'assistance, que le moine eut le temps de renouveler plusieurs fois l'opération.
Mais des murmures commencèrent à s'élever autour de la table, suivis de protestations
qu'accompagnaient des gestes irrités.
- Pourquoi vous fâcher, messeigneurs ? dit le moine en jouant l'étonnement. Je n'ai pas oublié notre marché.
Et, saisissant sa tranche de pain encore intacte, qu'il présenta à ses persécuteurs, avec un regard que traversait un éclair malicieux :
- Point n'est besoin de couteau comme vous le pensiez, ajouta-t-il, puisque voilà mon arme. Prenez-la et, suivant nos conventions, usez-en, avec moi comme j'en ai usé avec ce rôti.
La grossièreté de la plaisanterie en fit peut-être pardonner l'insolence; car, si Rabelais n'existait pas encore, l'esprit rabelaisien était déjà né avec la première âme de Gaulois.
- Le drôle n'est ni bête, ni poltron ! dit le sieur de Creully en riant à se tordre.
Calmant la mauvaise humeur de certains convives, qui ne paraissaient pas disposés à digérer une offense, même collective il les obligea, dit-on, à se serrer un peu pour faire une place au moine. Celui-ci put tailler, cette fois, sans condition de redevance d'aucune sorte, tous les morceaux qui le tentaient sur la table seigneuriale.
Et, avec, cette légende pour rire, sorte de page blanche dans les traditions sanglantes du vieux château, l'imagination populaire semble avoir voulu prouver que l’esprit peut quelquefois désarmer la force, quand celle-ci, par hasard, a le vin gai.
05/09/08
Creully - Après la destruction à 80% de Creully

Règlement municipal
Nous, Maire de la commune de Creully,
Vu les lois 16 – 24 août 1790, des 19 – 22 juillet 1791 et 17 juillet 1897,
Considérant que, depuis quelques temps, l’on a signalé plusieurs incendies occasionnés par des amas de matières combustibles et notamment de paille de colza trop rapprochés des habitations, que les amas peuvent en effet devenir à chaque instant, soit par l’effet de la malveillance, soit même par la simple imprudence, une cause de destruction.
Considérant que l’incendie du bourg de Creully en 1840 fait à l’administration communale un devoir de prescrire les mesures nécessaires pour prévenir le retour d’un pareil malheur.
Avons arrêté et arrêtons ce qui suit :
Art. 1er Il est empressement défendu de faire, dans le bourgs de Creully, aucun dépôt ou meule de matières combustibles, tels que fagots, bourrées , meules de paille de colza ou autres, à moins de cinquante mètres des habitations ou bâtiments quelconques .
Art. 2ème Tout amas des matières combustibles existants dans le bourg de Creully, et qui ne serrait pas éloigné, de tout bâtiments, de la distance ci-dessus prescrite, sera démoli dans les cinq jours qui suivront la publication du présent.
Art. 3ème Toute contravention aux dispositions du présent sera constatée par des procès-verbaux et poursuivie conformément aux lois.
Art. 4ème Le présent sera publié et affiché partout aux lieux accoutumés afin de recevoir sa pleine et entière exécution.
A Creully le 18 octobre 1846
Mr Cauvin Maire
Publié et affiché le 18 Octobre 1846
02/09/08
30/08/08
Creully - Voyage dans le clocher de l'église
Deuxième visite dans les endroits non visibles de l'église Saint Martin de Creully. Après les combles au dessus de la nef et du coeur, nous allons "grimper" dans le clocher.
Niveau des échelles d'accés au beffroi.
Un escalier métallique nous permet d'accéder au beffroi en bois de charpente.
Sur la photo ci-dessous nous apercevons le dessous du beffroi.
On désigne par beffroi (ou baffraiz en vieux français) un ouvrage de charpente destiné à contenir et à permettre de faire mouvoir des cloches.
Eléments du beffroi.
Partie charpentée du beffroi et une des cloches.
Cloche suspendue par des tirants en acier.
JOUG ou MOUTON : pièce de bois ou de métal dans laquelle sont engagées les anses ou la couronne de la cloche destinée à être sonnée à la volée.
Sur diverses pierres, nous pouvons découvrir quelques inscriptions.
"Delande horloger - Duteuil cultivateur - Du 18 fructidor..... - Pierre .......)
"Le Villain 1855"
"HENRI"
Tête sculptée scellée mais venant certainement de l'ancien clocher. Est-ce la tête du Christ?
Dessous de la pyramide.
29/08/08
Creully - Creullet -Sainte Marguerite
En quittant Creully pour se rendre à Crépon, vous passez au hameau de Creullet (commune de Creully). Au carrefour, dans une niche grillagée, se cache une statue; ce n'est la vierge Marie mais Sainte Marguerite. La chapelle du château de Creullet était sous l'invocation de cette Sainte. Une plus grande statue est visible dans l'église de Creully. Sainte Marguerite a à ses pieds un dragon.

Orpheline, elle passa son enfance à la campagne. Un préfet romain (Olybrius) la convoite. Emprisonnée, elle aurait chassé un démon de sa geôle par un signe de croix. Entre autres tortures, on la lacère avec un croc. Elle en réchappe miraculeusement.
Sainte Marguerite n'est pas un personnage historique. Sa légende, apportée en Occident par les Croisés, dit qu'elle est morte décapitée, sans préciser si elle avait perdu sa virginité, ni si l'on était trop loin de Rome pour que les lois en fussent respectées.
Elle est très vénérée en Orient et en Occident.
On dit qu'elle fut avalée par un monstre et qu'elle en transperça miraculeusement le ventre pour en sortir. C'est pourquoi on la représente généralement "issant du dragon". Elle est invoquée pour la délivrance des femmes en couches.
28/08/08
Creully - Mémoire de marronniers
Combien d'enfants se sont amusés à grimper au sein de ceux-ci au cours des siècles?
25/08/08
19/08/08
Creully - La légende de la Dame aux ciseaux.
Nous sommes dans la deuxième moitié du XVe siècle, la guerre de 100 ans venait de se terminer ; le château de Creully était en travaux ; restauration autorisée par Louis XI.
Au sein du château forteresse, une couturière oeuvrait pour un baron de Creully, un Vierville, et surtout pour la baronne.
Cette couturière très habile de ses mains confectionnait les plus beaux habits appréciés par les femmes du château. Elle avait réalisé pour elle une houppelande de couleur violette. Une des trois couleurs autorisées, les deux autres étant le noir et le gris ; le rouge et le vert étaient portés que par les nobles. Ce code des couleurs s’appliquait aux enfants de moins de sept ans ; les mâles étaient en blanc et les fillettes en bleu ciel.
Cette femme nommée «Guillemette» était fort belle ; elle savait s’apprêter de quelques bijoux ; même ses ciseaux de couturière qu’elle portait à sa ceinture étaient affublés d’un morceau de létice.
Non loin d’une des pièces du château réservées aux gardes, elle fut abordée par le baron lui-même qui souhaitait s’entretenir au sujet de la baronne disait-il. Mensonge car, retirés des yeux et oreilles, ils eurent une aventure car on ne refuse rien au baron.
Les mois passèrent quand Guillemette rencontra le baron et lui demanda de l’écouter : «ta lignée est en moi comme tu le vois à mon ventre, tu m’as enceinté».
Ne voulant admettre cette situation, le baron, encore jeune, sentait la colère montait en lui, injuria la couturière et lui indiqua : «jamais je ne reconnaîtrai cette progéniture ; ce n’est pas un héritier des Vierville».
Guillemette, déçue, à bout de nerfs, se porta face au baron et le gifla de toutes ses forces.
Outrage extrême !
Le baron se jeta sur la femme et lui attrapa sa chevelure, faisant tomber une petite templette qui participait au maintien de tresses ; il arriva à attraper les ciseaux et d’un coup furieux, il poignarda la pauvre couturière de sa mère.
Le liquide de couleur rouge tâcha les vêtements de la belle Guillemette qui eut la force de murmurer : «je te maudis» avant de quitter (provisoirement) ce château de Creully.

Il fallait faire disparaître le corps ; le baron choisit une des multiples caves du château, en particulier une très humide à l’aplomb des remparts à l’est. Ainsi ce crime ne fut porté à la connaissance des habitants du lieu.
Creully et son château s’entouraient de brume remontée de la Seulles qui coulait au pied des remparts et dans la chambre du baron la mèche d’un creuset s’éteignit par manque d’huile. Le baron dormait.
Le meurtre de Guillemette était un fait d’hier.
Malgré l’absence d’orage sur la contrée, un bruit se fit entendre brusquement comme un coup de tonnerre.
Le baron se réveillât brusquement ; ses yeux à demi ouverts, il vit une forme de femme non loin de sa couche qui brandissait une grande paire de ciseaux. La forme d’une blancheur de lait de brebis s’adressa à lui : «Jusqu’à la fin des ans, des milliers d’années, je serai là, sur ce domaine, pour rappeler à toi-même et à ta descendance la lâcheté des barons de Creully».
Le dernier des barons de la lignée des Vierville n’eut pas de descendance mâle….
Certaines nuits, des hommes ou des femmes en errance autour du château, parfois dans les fossés qui le bordent, ont vu et on verra encore une grande forme d’une couleur blanche avec à la main une paire de ciseaux, la Dame aux ciseaux.
Enceinter: mettre enceinte
Houppelande: large robe à grande manches (plutôt employée quelques dizaines d’années avant.
Templette: (ou templière), décoration faite en métal sur laquelle s’enroulaient les tresses.
Létice : fourrure blanche moins chère que l'hermine.

18/08/08
15/08/08
Creully - Eglise - Visite des combles
Première de trois visites que nous ferons dans les parties invisibles de l'église Saint Martin de Creully. Elle nous permettra de visiter les combles au-dessus du coeur et de la nef.
Ci-dessous, comble au dessus de la nef. Nous distinguons bien les entraits, les poinçons, les faux-entraits moisés, les arbalétriers et les contre-fiches.

Ci-dessous, nous remarquons le sol bombé épousant les voutes du dessous.
En bas à droite, percement permettant le passage de la chaîne de fixation des lustres maintenant disparus.
Baie romane en pierre permettant le passage entre le comble de la nef et celui du coeur.
Ci-dessous, comble du coeur.

Structure du haut des fermes, nous apercevons les arbalétriers, les contrefiches, le poinçon et la panne faitière.
Creully - Lustre de l'église (2)

10/08/08
Creully - Magnifiques soirées médiévales
06/08/08
Creully - Parapluies
Creully - Tremblement de terre
Les secousses ont été légères et se sont reconduites à des intervalles rapprochés. Elles semblaient se diriger de l’ouest à est.
Aucun dégât ne fut rapporté à la mairie de la localité.
30/07/08
28/07/08
Creully - Concours agricole de 1854

Conformément aux décisions de la Société, son concours agricole annuel a eu lieu, cette année, dans le canton de Creully, le 27 août.
Le président et un certain nombre de membres de la Compagnie, en venant se réunir à un grand nombre de propriétaires et de cultivateurs des environs, témoignaient, par leur présence, du vif intérêt qu'ils prenaient à cette fête. De son côté l'administration municipale de Creully n'avait rien négligé pour que la parfaite convenance des dispositions et l'ordre sagement maintenu prêtassent à la solennité ce caractère propre à laisser un souvenir durable dans l'esprit des populations. Après la grand'Messe, le cortège se forma sur la place du bourg ; puis il défila, non sans dignité, sous l'escorte de la compagnie de pompiers, dont l'excellente tenue témoignait assez du zèle de son chef et de la sympathie des habitants pour cette utile institution. Le champ d'épreuves pour le concours de labourage, était disposé à droite de la route de Caen, au-delà du calvaire. Une tente avait été dressée pour le jury, et les concurrents pouvaient s'exercer librement et tracer leurs sillons à l'envi, sous l'œil attentif d'un nombre immense de spectateurs. Les épreuves terminées, le cortège se reforma dans le même ordre, et vint prendre place sur les estrades qui s'appuyaient en profil sur l'hôtel de la mairie, tandis que, parallèlement à cet édifice, de fortes balustrades formaient une vaste enceinte pour l'appel des lauréats, et maintenait libre la circulation. Plus loin, une autre enceinte était destinée aux jeux qui devaient terminer la journée. Quand la foule se fut groupée autour de l'estrade.
M. Bertrand, président de la Société d'Agriculture, prit la parole et se fit, avec autant de chaleur que de goût et d'à-propos, l'interprète de la Société qu'il représente si dignement. Il exprima sa satisfaction d'avoir à remplir sa mission dans un canton où la routine s'efface , où le mieux se cherche et s'obtient, et où l'industrie agricole arrive tout naturellement à son plus haut développement, secondée par la richesse du sol et l'esprit intelligent des populations qui l'exploitent.M. le président se félicite, en particulier, de se retrouver, dans cette solennité agricole, entouré des membres honorables de la Société d'Agriculture, qui, dans le canton, de Creully, joignent l'exemple au précepte, et impriment au progrès une marche si rapide et si sûre, par l'introduction de toutes les bonnes méthodes, et les résultats qu'ils offrent aux yeux des populations. Après ce discours, dont nous regrettons de ne pouvoir reproduire que quelques pensées , M. Caillieux , secrétaire de la Commission des concours , a rendu compte des opérations de cette Commission, et a lu le rapport qui suit :
La Société d’Agriculture et de Commerce de Caen, vient, pour la troisième fois de dresser sa tente dans le canton de Creully et décerner des récompenses aux cultivateurs les plus méritants; aux hommes de progrès, dont les travaux intelligents contribuent à augmenter la richesse du pays. Ces hommes, nous nous empressons de le proclamer hautement, sont nombreux dans le canton de Creully, et la Société d'Agriculture regrette de ne pouvoir accorder des récompenses à tous ceux chez lesquels la Commission des concours a constaté de sérieuses et utiles améliorations. Qu'il nous soit permis, tout d'abord, d'adresser des remercîments bien sincères à MM. les membres des Sous -commissions, qui ont bien voulu nous seconder, en visitant à l'avance les exploitations rurales du canton, et en simplifiant ainsi notre travail , par leurs rapports consciencieux. L'Agriculture est à -coup sûr, en progrès chez le plus grand nombre des cultivateurs du canton de Creully, et si, chez quelques-uns, la Commission n'a pas été complètement satisfaite de la tenue des cours et des habitations, elle a reconnu, cependant, que les cultures sont, généralement, bien faites , et judicieusement ordonnées. Nous devons cependant exprimer un regret, c'est que nos intentions n'aient pas été partout bien comprises, et qu'un certain nombre de cultivateurs aient manifesté le désir de n'être pas portés au nombre des concurrents pour les médailles que décerne la Société. Ce refus , Messieurs, nous a paru d'autant plus regrettable, que la plupart de ces cultivateurs n'avaient aucun motif sérieux pour se retirer du concours. Dans le nombre des exploitations visitées, nous devons signaler particulièrement celles de MM. Nicolle, à Coulomb ; Arsène Lecoq, à Creully; Lebaron, à St. -Gabriel; Pierre Bastard, à Than ; Alexandre Viel, à Rucqueville ; Léon Viel, à Lantheuil ; Baptiste Gost, à Courseulles; Hamelin, à Cairon, chez lesquels nous avons rencontré des animaux du meilleur choix et dans des conditions parfaites ; des habitations propres et saines ; des laiteries plus ou moins spacieuses et d'une excessive propreté ; des cours bien tenues, des fumières abondantes et convenablement entretenues ; des jardins bien cultivés et suffisamment pourvus de légumes ; des récoltes sur pied annonçant devoir être abondantes et de bonne qualité. Partout nous avons trouvé les greniers remplis de graines da colza.
Dans plusieurs fermes la Commission a remarqué des constructions, des innovations d’une grande importance, faites par les propriétaires, et entre autre des écuries et des granges neuves parfaitement établies ; des hangars pour abriter les voitures chargées qui viennent du dehors par les mauvais temps; des fosses ou réservoirs à purin , d'une si grande utilité pour augmenter et bonifier les engrais, etc. ; bien que ces travaux soient l'œuvre des propriétaires, il ne faut pas se dissimuler que le cultivateur intelligent, laborieux et instruit les obtiendra toujours plus facilement que le fermier insouciant et routinier. La Commission est heureuse de pouvoir citer ici un honorable membre de la Société d'Agriculture de Caen, M. Delacour, de St Gabriel, comme, l'un des propriétaires qui ont le plus fait pour améliorer la position de leurs fermiers. Dans l'une de ses fermes, nous avons vu un réservoir à purin construit dans le fond même de la fumière, et destiné à recevoir, au moyen de divers conduits, les urines de tous les animaux de l'exploitation. Une pompe placée au centre de la fumière sert à enlever le purin qu'on emploie, au besoin, pour arroser les fumiers eux- mêmes, ou les herbages. La Commission des Concours avait à s'occuper encore du choix des domestiques et des servantes qui, par leur bonne conduite et l'ancienneté de leurs services, méritaient les récompenses offertes par la Société d'Agriculture. Le nombre des serviteurs des deux sexes qui s'étaient fait inscrire, étant trop considérable pour qu'il fût possible d'accorder des récompenses à tous, la Commission, tout en regrettant de ne pouvoir signaler ces personnes recommandables, a dû faire donner la préférence à celles qui ont servi le plus longtemps les mêmes maîtres, et qui réunissent, d'ailleurs, toutes les conditions de probité et de moralité exigées. M. Abel Vautier , président de la Chambre de commerce de Caen, qui saisit toujours avec empressement les occasions de se rendre utile au pays, ayant déclaré à la Société d'Agriculture que la Chambre de commerce met à sa disposition plusieurs médailles pour être distribuées au concours de Creully, M. le président de la Société, sur les propositions de la Commission, a cru devoir en faire la répartition entre les lauréats duConcours agricole, et les serviteurs les plus méritants par l'ancienneté de leurs services. Voici, Messieurs, les noms des personnes que la Société d'Agriculture et de Commerce a désignées comme devant obtenir des récompenses :
BONNE CULTURE ET BONNE TENUE DE FERME
1er prix. —Une médaille en argent pour M. Nicolle, cultivateur à Coulomb ; une médaille en argent est ajoutée à ce prix par la Chambre de commerce ;
RÉCOMPENSES POUR LES BONS SERVICES ET LA MORALITÉ.
Servantes :
Serviteurs :
Mentions honorables à François Lemonnier, chez M. Jacques Adeline, au Fresne-Camilly, 51 ans de services, et à Exupère Vaudry, chez M. Hamelin, à Cairon, 50 ans de services. Une médaille en bronze de la Chambre de commerce est ajoutée à chacune de ces dernières récompenses.
CONCOURS DE LABOURAGE.
1erPrix, 70 fr. — A Jean Hépienne, domestique chez M. Poirier, à Grouchy; Après la distribution des récompenses l’on se rendit à la salle du banquet. Les halles avaient reçu cette destination, et les piliers, contre lesquels le blé s'entassait la veille, s'enorgueillissaient des trophées de drapeaux qui semblaient au signe du travail faire succéder le signe du triomphe. Les lauréats auxquels revenaient de droit les honneurs de la journée , venaient mêler leurs rangs à ceux des membres de la Société d'Agriculture et des autres invités parmi lesquels on remarquait M. Abel Vautier, membre du corps législatif, M. Delacour, ancien député, à droite et à gauche de M. de Druval, maire de Creully, ayant pour vis-à-vis, M. Bertrand, président de la Société d'Agriculture et de commerce, M. le vicomted'Osseville, membre du conseil d'arrondissement et M. Lepelletier, juge de paix. A la fin du banquet, M. le président se leva et porta le toast suivant, qui fut accueilli par des applaudissements unanimes : «A M. le maire de Creully, dont l'administration intelligente et ferme est un bienfait cotinuel pour ses 'administrés, qui reconnaissent ses soins par l'estime et l'affection dont ils l'entourent ! Aux habitants de Creully, en retour de la sympathie avec laquelle ils ont accueilli les représentants de la Société d'Agriculture et de Commerce!»
M. de Druval répondit: « à la Société d'Agriculture de Caen, toujours si pleine de zèle, pour son utile mission, à son honorable président dont le bienveillant concours ne sortira pas de la mémoire des habitants de Creully ! »
Comme pour prêter un charme nouveau à la réunion cantonale, M. Paysant ouvrit son parc à la circulation empressée de la foule. Là nous attendait le château du moyen-âge rajeuni par l'éclat d'une fête moderne. La Société d'Agriculture s'estime heureuse d'avoir été l'occasion et le témoin d'une de ces manifestations où l'esprit public se retrempe, où les rangs sociaux se confondent en une grande famille rapprochée et unie par un immense intérêt commun.
26/07/08
23/07/08
21/07/08
Creully - Histoire et description par M.Fortier
Monsieur Maurice Fortier, notaire et Maire de la localité de 1961 à 1966; avec Monsieur Jacques Pougheol, a écrit la partie concernant Creully dans un fascicule historique et architectural.


16/07/08
Creully - Photos prises du clocher.
15/07/08
12/07/08
Creully - Seul engin de 1944 restant
Seul vestige important, témoin du débarquement en juin 1944, restant à nos jours dans la commune.

L'eau puisée dans le bief de la Seulles était acheminée avec des tuyaux également récupérés dans le matériel militaire.

09/07/08
08/07/08
Creully - Vues à partir du clocher
Des vues de Creully inédites. Photos prises à partir du clocher de l'église.

Vue sur l'usine Nestlé (anciennement laiterie Paillaud).

Vue sur la route de Bretteville (anciennement rue de Lantheuil).
04/07/08
Creully - Héraldique - Blason

. Ci-contre Robert-fitz-Haimon représenté sur un vitrail en Angleterre.

Sa lecture: d'argent à trois lionceaux rampants de gueules.
La forme

La forme la plus simple sur laquelle furent apposés les symboles est l'écu.
L'écu à l'origine n'était autre qu'un bouclier de bois, de cuir ou de fer, tantôt recouvert de fourrures, tantôt peint ou dessiné. Selon les pays et les âges, les formes des écus diffèrent sensiblement, mais elles représentent toujours en héraldique, dans leur forme, le symbole du Coeur.

Les émaux
Les émaux sont partagés en trois groupes : les métaux, les fourrures ou pannes et les couleurs.
Argent représenté en blanc
Les meubles
Les meubles représentent l'ensemble des figures héradiques. En ce qui concerne Creully nous trouvons 3 lionceaux.

Nous pouvons donc blasonner le blason de Creully:
d'argent (fond représenté en blanc) à trois lionceaux rampants de gueule (rouge.)
Merci à Hervé qui par son site m'a facilité le boulot:
29/06/08
28/06/08
Creully - Le colombier sur la route de Tierceville
Le terme pigeonnier est couramment utilisé pour désigner une construction destinée à abriter des pigeons. Le terme de colombier est plus réservé à un bâtiment isolé en forme de tour.
La définition d’un pigeonnier selon Viollet-le-Duc : « Bâtiment destiné à contenir des troupes de pigeons et à leur permettre de pondre et de couver leurs œufs à l’abri des intempéries ».
C'est le cas de notre colombier entre Creully et Tierceville.
Le développement de l'élevage du pigeon est né de la nécessité de trouver des compléments à une alimentation composée surtout de céréales. En effet, au moyen-âge, la viande était un luxe exceptionnel et n'était consommée que dans de rares et grandes occasions.
Nous pouvons nous faire une idée de l'importance de la consommation en pigeons dans les manoirs, quand on sait qu'en 1261 la maison du Roi de France consommait quotidiennement 400 pigeons et celle de la Reine presque autant.
La deuxième fonction du colombier et non la moindre était la production de colombine, c'est ainsi qu'on dénomme la fiente des pigeons, qui était très recherchée comme engrais pour les cultures exigeantes telles que celles de la vigne, des jardins potagers ou des vergers. Cette production était une source de revenus qui figurait même sur les contrats de mariage . Pour recueillir ce puissant engrais dans les meilleures conditions, le sol des pigeonniers était souvent pavé et une porte ou une trappe était ménagée à ce niveau.
les "boulins"
Un boulin
Texte extrait d'un magnifique site bien documenté:
26/06/08
23/06/08
Creully - Les modillons de l'église.
Je vous propose, un jour en flânant, de faire une "balade nez en l'air" pour croiser les regards de certains MODILLONS.

Exécutés à partir de blocs de pierres, les modillons se présenteront le plus souvent sous forme d'esquises grossières. Ils sont le plus souvent ouvragés selon le talent des sculpteurs.

Il y a un modillon qui vous tire la langue.
07/06/08
Creully - La maladrerie
De nombreux ouvrages indiquent qu'une Maladrerie se situait sur les terres de Creully.
Voici son emplacement.
Seule la structure d'une ancienne éolienne nous indique où se situait la maladrerie. La Maladrerie (ou Maladerie)
Des temps hébraïques aux premiers siècles de notre ère, il n'existait pas de léproseries proprement dites, bien que, à cette époque reculée, les législateurs aient pris à l'égard des malheureux lépreux des mesures ayant pour but d'empêcher la propagation de la maladie.
Avec l'extension que fait la lèpre aux neuvièmes et dixièmes siècles, les léproseries deviennent si nombreuses que toute ville, toute bourgade même de peu d'importance avait son refuge. D'après l'historien Mathurin Paris il en existait 2 000 environ en France.
Les maladreries étaient toujours éloignées des habitations et il était difficile aux personnes du dehors d'y pénétrer, excepté le jour de Pâques.
Avec les procédés et l'ignorance de ceux qui étaient chargés de l'examen des lépreux, il n'est pas douteux qu'il y avait dans ces maladreries d'autres malades que des lépreux. Tous ceux qui étaient porteurs d'une affection de la peau ressemblant aux manifestations dé la lèpre, tous ceux qui étaient atteints de variole étaient séquestrés dans ces léproseries. Il y avait aussi des vagabonds et des paresseux qui, sans nulle crainte de la contagion et désireux de vivre sans rien faire, simulaient la lèpre pour être admis dans ces maisons. Il est vrai que les moyens de reconnaître la lèpre étaient absolument primitifs.
Lépreux, gravure du 13ème siècle
Une fois la maladie bien ou mal constatée, l'official diocésain prononçait la séparation, quelle que fût la situation sociale du malade, et faisait publier le jugement au prône de l'église paroissiale. Le dimanche suivant le curé en surplis et en étole et précédé de la croix et du bénitier, allait à la porte de l'église où devait se trouver le lépreux revêtu d'une robe noire, il l'aspergeait d'eau bénite et, après lui avoir assigné une place séparée dans l'église entre deux tréteaux, il célébrait une messe du St-Esprit avec l'oraison pro infirmis.
Après la messe, le lépreux était conduit processionnellement dans la cabane préparée pour lui dans la maladrerie voisine, sur le toit de cette cabane on jetait un peu de terre du cimetière en prononçant ces solennelles et touchantes paroles Sis mortuus mundo, vivus iterum Deo. Le prêtre récitait alors les litanies et donnait successivement au malade les objets suivants, après les avoir bénits: une cliquette (notam ou crépitaculas)
, des gants (chisotecas), une panetière (peram), puis il lui faisait les défenses suivantes, ainsi résumées par les chroniqueurs de l'époque :
" De ne jamais laver ses mains, ni chose aucune qui soit à son usage, dans les fontaines, rivières ou ruisseaux qui servent au public, lui enjoignant que, s'il veut puiser de l'eau pour sa nécessité, il se serve de son baril ou de quelque autre vaisseau propre à cet effet.
" De n'aller déchaussé hors de la maison ni sans habit de lépreux (robe noire et voile pour la bouche) et ses cliquettes afin d'être reconnu d'un chacun.
" De ne toucher quelque part qu'il se trouve aucune chose qu'il voudra acheter, sinon avec une verge ou baston.
" De n'entrer aux tavernes ni autres maisons, sous quelque prétexte que ce soit, lui enjoignant que, s'il veut acheter ou recevoir du vin que l'on lui voudra donner, il le face mettre en baril.
" De ne connaître charnellement autre femme que la sienne.
" De ne répondre sur les chemins à ceux qui l'interrogeraient, s'il n'est hors et au-dessous du vent, de peur qu'il n'infecte les passants
" De ne point passer par les chemins étroits, pour éviter les rencontres contagieuses.
" Que s'il est contraint en voyageant de passer l'eau, de ne point toucher les pieux et autres instruments qui servent à cet effet sans avoir premièrement mis ses gants.
" De ne toucher aucunement les petits enfants, ni leur donner aucune chose, ni à quelque autre personne que ce soit.
" De ne plus manger ni boire en compagnie, sinon de lépreux comme lui. "
Le prêtre le consolait ensuite et l'exhortait en lui disant: " vous ne vous fâcherez pas d'être séquestré des autres, d'autant que vous aurez votre part à toutes les prières de votre mère sainte Eglise, comme si personnellement étiez tous les jours assistant au service divin avec les autres... Seulement prenez garde et ayez patience, Dieu demeure avec vous."
Extraits de documents issus du site du Centre Hospitalier de Corbie (Somme)
06/06/08
Creully - Reportage de FR3 sur Creully
Le lien pour voir ou revoir le reportage sur Creully par FR3 le jeudi 29 mai.
http://videojts.francetv.fr/publicite/jt-asx.php?chaine=3-normandie&url=mms://a988.v101995.c10199.e.vm.akamaistream.net/7/988/10199/3f97c7e6/ftvigrp.download.akamai.com/10199/horsgv/regions/normandie/HD_1840_caen_lddj_290508.wmv?WMCache=0
28/05/08
Creully - Laiterie Paillaud - Lait en caisse de bois
Je me souviens, quand j'étais encore étudiant, des vacances où nous travaillons à la laiterie pour se faire un peu d'argent.
22/05/08
Creully - Pierre Barette en tournée (Homme de lettres)


15/05/08
Creully - Jour de louerie (la louée)
Ce « marché aux domestiques » a été, et est resté une coutume essentiellement normande. Sa signification, à laquelle on ne pense guère, est riche d'enseignements, non seulement sur les coutumes normandes de tous temps, mais encore sur le caractère de nos compatriotes, au cours des siècles passés. C'est, en effet, parce que deux cents ans avant les autres provinces de France, les Normands avaient obtenu l'abolition du servage (dès le XIe siècle) qu'ils purent s'engager librement, et pour une durée qui était fixée au gré des parties. C'est ainsi qu'à côté de quelques rares engagements perpétuels (surtout avec certaines communautés), et d'engagements pour une ou plusieurs années, nos ancêtres, dès le xie siècle, eurent la possibilité de se louer pour un temps déterminé : les labours, le fauchage, le sciage de tant d'arbres, etc..., et enfin, même à la journée. Ils pouvaient, également, se louer seuls, ou encore avec leurs familles (femme et enfants), ou louer l'un des leurs.
Un cartulaire des religieux de Saint-Martin signale qu'en 1258 certains de leurs domestiques étaient payés, pour une année, 30 livres parisis.
En 1388, le chanoine de Mondaye écrit : « que l'on ne peut louer serviteurs pour cultiver et labourer les terres, que ne semble gaigner plus que six serviteurs ne faisaient au commencement du siècle » (donc, vers 1300 ; déjà !)
A partir du xve, la louerie pour une année devint la plus habituelle.
Les loueries avaient lieu surtout le 24 juin ou le 17 juillet, à la Saint-Jean ou à la Saint-Clair ; dans certaines régions, il y en avait, aussi, à la Madeleine, à la Saint-Jacques, etc...
En maintes régions, les valets de ferme, les commis de ferme, les servantes, cherchant une place, étaient réunis dans une prairie, parés de leurs atours du dimanche. A Coutances, la louerie avait lieu auprès de la halle aux grains.
Les servantes avaient un « bouquet » épinglé sur le côté gauche du corsage ; les fileuses, une quenouille à la main ; les valets-charretiers extériorisaient leur fonction principale par un fouet sur l'épaule ; les bergers, par un chien tenu en laisse ; les batteurs, par un fléau sur l'épaule.
Maîtres et maîtresses se promenaient de groupes en groupes, en examinant les domestiques. Quand ils en avaient trouvé un qui leur plaisait, ils s'approchaient et prononçaient la phrase sacramentelle : « Combien le fouet ?» ou, pour une servante : «combien le bouquet ?» L'intéressé ayant dit son prix, le maître lui demandait alors d'où il sortait, et ce qu'il savait faire (comme dit la vieille Frasie, avec sa langue d'empigne : « Ché terjours cht'eu joû là qui en savent fair l'pus »),
Vice-versa, ayant répondu, le domestique, à son tour, se renseignait sur ce qu'il aurait à faire comme travail chez son futur maître. Puis, le prix demandé était débattu ; le domestique s'engageait pour une année moyennant un certain nombre de pistoles (une pistole = 10 fr.), et, souvent, le don d'une blouse et d'une ou deux paires de sabots. Vers 1900, un bon valet était payé environ 40 pistoles pour une année,
Les conditions ayant été arrêtées, le fermier et le domestique se frappaient dans les mains ; et cet engagement verbal était respecté, dans l'immense majorité des cas.
Tout ayant été ainsi arrêté, le maître avait encore à donner, et de suite, « le vin » qui s'élevait à 5 fr. pour les débutants, et à une pistole pour les domestiques adultes.
Quand un valet avait ainsi conclu un engagement, il enlevait le fouet qui entourait son cou ; de même, la servante engagée déplaçait son bouquet et le mettait sur le côté droit.
La louée (louerie) qui, généralement, était terminée pour 10 heures, finissait par des libations dans les auberges, ou sous de longues tentes, dressées pour la circonstance Au temps jadis, on y servait, dans des godias, du cidre à l'aide des « puchi » fabriqués spécialement pour ce service lors des assemblées et des foires, parce qu'ils versaient le cidre plus vite que les bouteilles ou les choquets.
Les domestiques loués à la Saint-Jean (24 juin) entraient en fonction à la Saint-Clair (17 juillet) ; et ceux qui étaient loués à la Saint-Clair commençaient leur service quelques jours plus tard.
Ils apportaient dans leur nouvelle place leurs hardes et tout leur avoir dans un coffre, ou dans une petite commode-armoire, dite « de domestique.
C’est dans le magnifique ouvrage « la Normandie ancestrale » de Stephen-Chauvet des éditions Colas que j’ai puisé ce texte.
Creully - Où sont les reliques de l'église?
Le 26 Mai 1839, l'Archevêque d'Irenopolis, Etienne Messir, faisait don à l'église Saint-Martin de Creully, des 5 reliques suivantes :
De St Alphonse de Liguori, évêque et confesseur (parcelle de vêtement)
De St Jérôme (parcelle de vêtement).
De St Pacifique a Severino (parcelle de vêlement).
De Ste Véronique de Julien, vierge, (parcelle de vêtement).
De St Jean de la Croix (parcelle d'ossements).
En 1847, le Cardinal Patrizi, vicaire général de sa Sainteté, enrichissait notre église de 12 nouvelles reliques :
De St François de Sales (ossements).
De St Germain, évêque et confesseur, (ossements).
De St Maurice, martyr (ossements).
De St Vincent de Paul (parcelle de vêtement).
De St. François Xavier, confesseur (ossements).
De Ste Anne, mère de la sainte Vierge, (ossements).
De St Clément, pape et martyr, (ossements)
De St Georges, martyr.
De Ste Catherine» vierge, martyr, (ossements).
De Ste Marie-Magdeleine, pénitente (ossements).
De St Bonaventure, docteur, (ossements).
De St Thomas d'Aquin, docteur, (ossements).
Nous possédons l'authentique de toutes ces reliques, avec le visa de Monseigneur l’’Evêque de Bayeux.
Les reliques, données en 1839 et 1847, ont été placées dans les reliquaires que nous possédons, le 23 juin 1861, Par les soins de M. l'abbé Follope, Curé-Doyen
08/05/08
Creully - La rue de Bayeux
2 clics "gauche" sur la souris pour agrandir les photos
29/04/08
25/04/08
Creully - le quai de réception du lait à la laiterie Paillaud
Le quai et le bas de la cheminée (1962 après la tragique explosion de la chaudière)
La cheminée qu'il faudra abattre.
22/04/08
Creully - Les sept maisons construites sur le terrain du château
nuit du mardi 18 novembre 1840, à dix heures du soir, le feu s’est manifesté à une maison située à l’extrémité du bourg, dans la partie la plus rapprochée de Saint Gabriel, au moment où l’ouragan était dans toute sa force. En peu d’instants l’incendie avait pris la plus violente intensité ; et la flamme poussée par le vent impétueux attaquait l’extrémité opposée de la commune, la rue de Caen, volant de toit en toit, embrasant simultanément, dix, vingt, cinquante, quatre-vingt maisons ».Monsieur de Marguerye, propriétaire du château de la localité, offrit une partie du parc limitrophe à la place du marché pour que furent construites sept habitations. Il demanda que les maisons soient édifiées sur un plan uniforme et que celle du milieu comporte un fronton rectangulaire.
Les sept maisons de la place allant de l'entrée principale du château à la poste.
En rouge sur le cadastre actuel.
Sur les anciens plans cadastraux, ces maisons ne figurent pas.
1770
1811
16/04/08
12/04/08
06/04/08
Creully - Les lavoirs
La "venelle du bief" qui permet l'accés à un lavoir communal ci-dessous.
Le deuxième lavoir communal encore existant
30/03/08
creully - Les vitraux du chevet de l'église
La fenêtre ogivale du chevet de l'église avait été murée afin de permettre la construction d'un immense autel en bois avec un rétable garni de modillons et surmonté d'une gloire dorée.
A partir de 1865, sous la direction de M. Cottun, commença la restauration de l'église. Ainsi, grâce à des dons de particuliers, un autel allant très bien avec le choeur fut construit à la place de l'immense construction en bois. Il fallut réouvrir la fenêtre de chevet et retrouver les ammorces de meneaux supprimés.
Les vitraux du chevet furent commandés à un maître verrier de Toulouse: Louis Victor Gesta.
Trois Saints sont représentés:Saint Martin (Sanctus Martinus), seul Saint de l'église avant la révolution.
Sainte Marguerite ( Sancta Margarita); la chapelle du château de Creullet était sous l'invocation de cette Sainte.
et Saint Clair (Sanctus Clarus) Saint patron de la localité qui était fêté en juillet.

Représentation de St Martin sur le porche d'entrée de l'église

Statue de Sainte Marguerite qui se trouvait dans la chapelle de Creullet.
Saint Martin, (316-397) né en Pannonie, suivit en Italie son père, qui était tribun militaire au service de Rome. Bien qu'élevé dans le paganisme, il en méprisait le culte, et comme s'il eût été naturellement chrétien, il ne se plaisait que dans l'assemblée des fidèles, où il se rendait souvent malgré l'opposition de sa famille. 
Dès l'âge de quinze ans, il fut enrôlé de force dans les armées romaines, et alla servir dans les Gaules, pays prédestiné qu'il devait évangéliser un jour. Que deviendra cet enfant dans la licence des camps? Sa foi n'y va-t-elle pas sombrer? Non, car Dieu veille sur ce vase d'élection.
Le fait le plus célèbre de cette époque de sa vie, c'est la rencontre d'un pauvre grelottant de froid, presque nu, par un hiver rigoureux. Martin n'a pas une obole; mais il se rappelle la parole de l'Évangile: J'étais nu, et vous M'avez couvert. "Mon ami, dit-il, je n'ai que mes armes et mes vêtements." Et en même temps, taillant avec son épée son manteau en deux parts, il en donna une au mendiant. La nuit suivante il vit en songe Jésus-Christ vêtu de cette moitié de manteau et disant à Ses Anges: "C'est Martin, encore simple catéchumène, qui M'a ainsi couvert." Peu de temps après il recevait le Baptême. Charité, désintéressement, pureté, bravoure, telle fut, en peu de mots, la vie de Martin sous les drapeaux. Il obtint son congé à l'âge d'environ vingt ans.
La Providence le conduisit bientôt près de saint Hilaire, évêque de Poitiers. Après avoir converti sa mère et donné des preuves éclatantes de son attachement à la foi de Nicée, il fonda près de Poitiers, le célèbre monastère de Ligugé, le premier des Gaules. L'éclat de sa sainteté et de ses miracles le fit élever sur le siège de Tours, malgré sa vive résistance. Sa vie ne fut plus qu'une suite de prodiges et de travaux apostoliques.
Sa puissance sur les démons était extraordinaire. Il porta à l'idolâtrie des coups dont elle ne se releva pas. Après avoir visité et renouvelé son diocèse, l'homme de Dieu se sentit pressé d'étendre au dehors ses courses et ses travaux. Vêtu d'une pauvre tunique et d'un grossier manteau, assis sur un âne, accompagné de quelques religieux, le voilà qui part en pauvre missionnaire pour évangéliser les campagnes. Il parcourt presque toutes les provinces gauloises: ni les montagnes, ni les fleuves, ni les dangers d'aucune sorte ne l'arrêtent; partout sa marche est victorieuse, et il mérite par excellence le nom de Lumière et d'Apôtre des Gaules.
Sainte Marine d’Antioche que les latins appellent Sainte Marguerite, doit sa célébrité à une légende très populaire dont la valeur historique peut être fort contestée.
Sa vie a été placée la scène sous le règne de Dioclétien (284-305), dit que Marine ou Marguerite, fille d’Aedésius, prêtre païen d’Antioche, se convertit au christianisme. Chassée par son père, elle retourne chez sa nourrice où elle garde les troupeaux.
Elle a quinze ans quand elle est remarquée par le préfet Olybrius qui lui propose de l’épouser, ce qu’elle refuse en se proclamant chrétienne. Le préfet la fait emprisonner et la convoque deux jours plus tard devant son tribunal. Après de longues discussions, Olybrius ordonne qu’on la fouette et qu’on lui déchire les flancs avec des ongles de fer, puis la fait reconduire en prison. Le diable lui apparaît alors sous la forme d’un dragon qu’elle le chasse par un signe de croix. Satan revient sous l’aspect d’un homme tout velu, mais n’a pas plus de succès. Dans une lumière divine, lui apparaît alors une croix sur laquelle une colombe vient se poser ; cette vision lui donne la force de soutenir de nouveaux combats. Le lendemain, après une série de discours, on lui applique des torches ardentes qui ne lui font aucun mal, puis on la jette dans une chaudière d’huile bouillante d’où elle sort indemne. Par une exhortation, elle convertit une multitude d’assistants qui sont aussitôt décapités. La décapitation met fin aux longs supplices de Marguerite.
de le poursuivre de ses instances jusqu'en France et lui enverra des émissaires pour l'assassiner). Mais Dieu fit entendre à son serviteur une voix qui lui disait "William, William, sors de ton pays et va en Neustrie pour y être tout à moi" . William (qui ne voulait pas se marier) s'enfuit avec Alford sans prévenir leurs familles. Ils débarquèrent à Cherbourg en 866 ou 867. Pour échapper la poursuite de sa famille, de ses proches et de sa "fiancée", William changea son nom en celui de Clair, de même Alford se renomma Cyrin (noms plus conforme à leur pays de refuge). S'enfonçant dans la forêt, les deux compagnons s'établirent à Nacqueville. Un serviteur des deux ermites s'étant blessé en coupant du bois, Clair le guérit par ses prières. Craignant alors une trop grande notoriété par ce miracle accomplit il partit avec Cyrin en l'abbaye de Malduin (Maudin) sous la protection de l'abbé Odobert. Le vénérable abbé admirant la sainteté de son disciple, le décida à recevoir les Saints Ordres. L'humble ermite y consentit par obéissance et fut ordonné prêtre à Coutances par l'évêque Séginand.Un jour un seigneur présenta au moine un de ses fils possédé par le démon, Clair se mit en prière et chassa le démon du corps du jeune homme. Peu de temps après, une veuve sans ressources perdit un fils que Saint Clair ramena à la vie. Un jour une femme riche et puissante, dont on ne connaît pas le nom, a jeté son dévolu sur ce beau jeune moine mais Saint Clair qui avait deviné ses intentions le lui reprocha et en référa à l'abbé Odobert qui lui conseilla la fuite. Après une longue errance de plus de 12 ans en Neustrie Clair arrive à Vulcassum (Saint Clair sur Epte) où il édifie son ermitage, il y rencontre moult gens qui viennent même de très loin pour le voir. Seulement l'implacable dame, frustrée dans ses désirs, ne l'avait pas oublié. Les deux hommes envoyés en Neustrie le poursuivaient inlassablement. En passant à Vulcassum, voyant un homme en prières, ils lui demandèrent: "Toi, connais tu un nommé Clair", "Non" répondit il dans un premier mouvement de frayeur. Ils continuèrent donc leur chemin, mais Clair s'étant ressaisi et croyant avoir commis une grosse faute en cachant la vérité les appela : "Clair, c'est moi". Alors, se mettant à genoux et leur présentant sa tête il ajouta: "Périsse ce corps qui peut être l'objet d'un amour criminel"...Puis l'un de ses bourreaux lui trancha la tête. C'était le 4 novembre 884 Clair était âgé de 39 ans.S'accomplit alors un miracle qui mit les meurtriers en fuite, Clair prenant sa tête à deux mains alla la plonger dans l'eau de la fontaine, puis il se rendit à son oratoire. De là il alla à l'église et se couchant à gauche de l'autel y marqua ainsi le lieu de sa sépulture. Saint cyrin aurait subit le même sort que son maître.Cet article a été réalisé grace aux documents d'archives et internet sur les sites ci-dessous.
http://www.magnificat.ca/cal/fran/11-11.htm
http://missel.free.fr/Sanctoral/07/20.php
http://www.saintclairsurepte.com
26/03/08
Creully - La ferblanterie Paillaud
Années 60-70




Merci à Louis Moser pour les photos
20/03/08
Creully - 10 000ème visite dépassée

19/03/08
Un coup de pub.....................pour moi
N'oubliez pas: un clic gauche sur la souris permet d'agrandir l'image
18/03/08
Creully - Les noms des terres et lieux
Après des recherches sur de nombreux documents (plans par exemple), j'ai pu situer sur le plan d'assemblage actuel du cadastre de nombreux lieux avec leur appelation.
Pour agrandir le plan ci-dessous >>> un clic gauche sur la souris.
1 Le château
2 Le Bourg
3 Le clos de l’Espinette
4 Le dessus de l’Espinette
5 Delle du cimetière
6 Dessus les prés
7 Les petits prés
8 Le clos Saint gilles
9 La carrière
10 Sous le Costil
11 Herbage du Moulin
12 Hameau de Creullet
13 La carrière (deuxième lieu du même nom)
14 Le Parc
15 Le Creullet
16 Sur le chemin de Crépon
17 La Huche
18 Le chemin de Crépon
19 Le clos du Rocheret
20 La Tonne
21 La Grande Tonne
22 Les Delles
23 Dessus le chemin de la Délivrande
24 Le clos des Fermes
25 Les Tourelles
26 Le château de Creullet
27 L’herbage de la Chancerie
28 L’herbage du Moulin (deuxième lieu du même nom)
29 Le Tire cheval
30 Au dessus du prés Launette
31 Les Perrelles
32 La fontaine Pelvey
33 Le triangle du clocher
34 La basse Cavée
35 Sur le Bourgay
36 La fontaine Verrine
37 La Cavée
38 Les courtes pièces
39 La Galeté (apparaît plus souvent au féminin)
40 Le clos de la Chapelle
41 Le grand clos
42 Le Cochon
43 Le champ Cornu
44 La Bucaille
45 Le Longboy
46 La Maladrerie
47 Le clos Mesnil
48 Le pré du Château
49 Les Marronniers
50 Le Longraie (ou Longray)
51 Le Clos Bouillard
D'autres dénominations existent; je n'ai pu trouver les lieux.
11/03/08
Creully - les peintures de Bernard Geoffre
La montée de la rue d'Arromanches
Partie de la façade du château
Bâtiments du château de Creullet
09/03/08
Creully - Le four à pain des anciennes halles

Creully - Les pierres des escaliers
04/03/08
Creully - Le Chemin de Croix
Dans la plus part des églises et des chapelles, on trouve un chemin de croix. Il consiste en 14 motifs, fixés sur les murs de l'église, représentant le sujet de la station. Les croix sont disposées à des intervalles tels qu'elle jalonnent un chemin et pour qu'en les parcourant les fidèles fassent le tour complet de l'église. Le chemin de croix tourne habituellement en sens inverse des aiguilles d'une montre.
(Un double clic sur le bouton gauche de la souris permet d'agrandir chaque image)
1 - Jésus est condamné à mort
2 - Jésus est chargé de la Croix
3 - Jésus tombe sur le poids de sa Croix
4 - Jésus rencontre sa très Sainte Mère
03/03/08
28/02/08
22/02/08
19/02/08
Creully - Quel est cet objet ?
C'est un "grasset ou crasset". Vieille lampe à huile, en fer forgé, utilisée en Normandie.
Pour être plus précis, on retrouve ce "grasset" en Seine-Inférieure. Un seul godet plat; tête coudée ornée d'une fleur de lys (XVe - XVIe).
16/02/08
Creully - Les Maires depuis 1793
An II12/10/1793 - 12/07/1794 Comité de surveillance
An III Mr GARDIN
An IV - An VI Mr LEMIERE
1803 - 1808 Mr LELUBOIS
1808 - 1810 Mr LEMIERE
1810 - 1812 Mr LELUBOIS
1812 - 1813 Mr LELIEVRE
1813 - 1816 Mr MORIN DE LA RIVIERE
1816 - 1835 Mr MORICE
1835 - 1843 Mr BLANLOT
1843 - 1847 Mr AUGUSTIN
1847 - 1848 Mr CAUVIN
1848 - 1852 Mr LECOINTE
1852 - 1859 Mr DE DRUVAL
1859 - 1861 Mr PAISANT – DUCLOS
1861 - 1871 Mr DUFAY
1871 - 1872 Mr CAUVIN
1872 - 1879 Mr DUFAY
1879 - 1886 Mr CAUVIN
1886 - 1889 Mr LECOCQ
1889 - 1892 Mr SEJOURNE
1892 - 1893 Mr CHOTARD
1893 - 1936 Mr MAILLOT
1936 - 1961 Mr PAILLAUD
1961 - 1966 Mr FORTIER
1966 - 1971 Mr BOISSIERES
1971 - 1983 Mr CORBET
1983 - 2001 Mr CLAIRON
2001 - Mr LEVERT
14/02/08
13/02/08
12/02/08
Creully - Le Blason des Marguerye
Ainsi s'éteignit cette dernière race des barons de Creully. Il n'existe plus personne, qui puisse surmonter ses armoiries d'un tortil de baron ou d'une couronne de comte de Creully. Seul le monument a survécu, plus fort que l'ouragan qui emportait ses maîtres.
Sed quantum m ut ai us ab illo !
Combien, si ces murailles étaient capables de senti- ment, combien, au souvenir de leur ancienne splendeur ne devraient-t-elles pas se sentir humiliées d'abriter la monotonie et la pauvreté de notre vie bourgeoise !
Adjugé au citoyen Dumont, ancien député du Calvados à la Convention le 22 ventôse an IX, il devint bientôt la propriété d'un sieur Fourmentier, son beau-frère, qui en fit donation à sa nièce, Madame de Saftray. Celle-ci le vendit à M. de Marguerye, ancien juge à Bernay, père de l'ancien évêque d'Autun et grand-père d'un officier de marine mort en Algérie, il y a une dizaine d'années, laissant veuve une fille de l'amiral Cloué, ancien ministre de la marine.
M. de Marguerye et plus tard son fils, ancien officier de cavalerie, firent quelques réparations au château, et construisirent notamment cette regrettable porte d'entrée dont le style gothique jure avec le reste de l'édifice.
A l'est du cimetière de Creully, une pierre tombale, couchée sur le sol, usée par le temps, nous confirme que c'est la sépulture de Gabriel Laurent de Marguerye, chevalier de Saint Louis, lieutenant de cavalerie.


Notes
Gabriel Laurent de Marguerye est né le 10/08/1754 et mourut en 1840.
Il était marié avec BONNET de MONTGOMERY Marie Catherine Adélaide
De l'union naquît deux fils: Frédéric-Gabriel de Marguerye ( 1802) et Gabriel-César de Marguerye (1805)
Tombeau de la famille de Marguerye à Magny-la-Campagne (14)
Epoque de construction : 4e quart 18e siècleannée : 1784
Historique : Tombeau de Charles-Louis de _Marguerye mort en 1784 (date portée) , Madeleine Courcoul son épouse morte en 1818, Louis François mort en 1827, tous seigneurs de Vaux
Gros-oeuvre : calcaire
Décor : sculpture représentation : blason armes de la famille de Marguerye (3 marguerites)
(1) 23 mars 1825 La chambre vote une loi en faveur des émigrés spoliés pendant la Révolution. Ainsi, une somme légèrement inférieure à un milliard de Francs doit être partagées entre cinquante milles nobles en l’espace de cinq ans. Toutefois, cette loi permet aussi de régler définitivement le problème des biens nationaux. Leur possession par l'Etat est de fait entérinée. Mais l’attribution d’une telle somme à une minorité reste révoltante aux yeux de la majorité de la population. Charles X et les Ultras, forts d’une période de grâce qui a suivi le sacre du roi, ne sont toutefois pas décidés à faire plus de compromis. Leur notoriété va alors aller décroissante.
Sources diverses dont la notice de E. Vrac
_________________________________________
Pour faciliter votre voyage dans mon blog, voir le récapitulatif des articles en janvier 2008
09/02/08
06/02/08
05/02/08
Creully - la photo mystère: le pigeonnier
Quel est ce bâtiment?

Réponse: le pigeonnier entre Creully et Tierceville.

La taille du pigeonnier était toujours en rapport avec celle du domaine. L'on compte en moyenne ½ hectare par nid. Quand on comprend l'intérêt de l'élevage intensif des pigeons, l'on conçoit aussi tout le soin apporté à la construction du pigeonnier. C'est aussi un exemple de fonctionnalité ou aucun détail n'est gratuit. Pour aider les jeunes pigeons à retrouver leur nid, le pigeonnier doit se trouver dans un endroit élevé et découvert, généralement un peu plus haut que les autres bâtiments. L'exposition au levant est la meilleure, car les pigeons aiment profiter des premiers rayons de soleil. Le plan circulaire est le plus utilisé pour les structures intérieures du pigeonnier, même quand celui ci est d'une forme différente à l'extérieur. Cette forme est aussi la plus rationnelle quant à l'exploitation qui demande une visite régulière des nids, soit pour leur nettoyage, soit pour prélever des pigeonneaux ou des œufs. L'échelle tournante, appelée aussi potence, avec un axe central au pigeonnier est le système le plus pratique dans ce genre de structure.
Les déjections des pigeons appelées "colombine", riches en azote et en acide phosphorique, servaient à la fumure de cultures exigeantes comme le chanvre et le tabac. Cet engrais, le meilleur jusqu'au XIX ième siècle, devait être battu au fléau pour le rendre plus pulvérulent, et étendu par temps de pluie pour le diluer et éviter de brûler les cultures. Avant l'apparition des engrais chimiques, l'importance de la "colombine" était telle dans certaines régions, que sa valeur était stipulée dans les baux de métayages ou pouvait figurer dans les contrats de mariage comme partie de la dot. Un pigeon en produit de deux à trois kilos par an.
Texte issu du site très intéressant sur l'histoire des pigeonniers:
http://cousin.pascal1.free.fr/index3.html
01/02/08
Creully - La fontaine Verrine
"On disait que de la fontaine Verrine, qui naît dans l'un des herbages voisins, sortait parfois une vapeur qui prenait en s'élevant des formes étranges, jusqu'à paraître une nymphe aérienne ornée de longs voiles de bruine que le vent emportait en les effilochant. On l'appelait la Dame Verte, parce qu'on pouvait à la rigueur la confondre avec les taches mouvantes de lumière que la lune dessine dans l'épaisseur des feuillages."
30/01/08
28/01/08
Creully - Récapitulatif des articles
OCTOBRE 2006 http://creully.blogspot.com/2006_10_01_archive.html
Une vue sur la place
La bijouterie Lerat
La poste d’antan
Le château vu du ciel
Lithographies, estampes et dessins du château
La façade du château
Histoire de Creully vue en 1867
La laiterie Paillaud
Deux nouveaux croquis anciens
NOVEMBRE 2006 http://creully.blogspot.com/2006_11_01_archive.html
La ferme donnant sur la place
L’hôtel Saint Martin
La catastrophe de 1840
La situation géographique
Présentoir publicitaire Paillaud
Vues anciennes de la place
Le château de creully a été
Le monstre a été retrouvé
Cycles Bertaud
DECEMBRE 2006 http://creully.blogspot.com/2006_12_01_archive.html
La maison Mesnil
L’échauguette
Trois nouvelles gravures anciennes
Des cachets postaux
Four communal ?
JANVIER 2007 http://creully.blogspot.com/2007_01_01_archive.html
La rue de Caen
Le château
La visite du général Montgomery en 1950
L’église avant les travaux du XIXe
FEVRIER 2007 http://creully.blogspot.com/2007_02_01_archive.html
Les graffiti de l’église
Deux nouvelles photos
Laiterie Paillaud
La catastrophe de 1962
Les moulins
Pub de 1900
MARS 2007 http://creully.blogspot.com/2007_03_01_archive.html
La carte postale la plus estimée
Le cadastre de 1811
Des objets « souvenir »
Une nouvelle gravure découverte
Le mystère du « M » au cimetière
1786 Echange de terres pour un cimetière
AVRIL 2007 http://creully.blogspot.com/2007_04_01_archive.html
Montgomery à Creullet
Echos paroissiaux
Un petit coup de pub
Souvenir de pompiers
Les constructions de 1811
Mon grand-père chantre de l’église
La dame verte
Photos des écuries
MAI 2007 http://creully.blogspot.com/2007_05_01_archive.html
Une cérémonie au monument aux morts
Le charron Mr Durand
La rue de Bayeux d’hier
Le puit du château
Communion de 1937
JUIN 2007 http://creully.blogspot.com/2007_06_01_archive.html
Les cachettes
L’ancien maître autel
Chercher l’erreur
L’ancienne entrée
Le portail Louis XIII
JUILLET 2007 http://creully.blogspot.com/2007_07_01_archive.html
Jour de louerie
Matrice cadastrale 1882
Saint Clair 1937
Château, la grande terrasse
Dur dur les recherches
AOUT 2007 http://creully.blogspot.com/2007_08_01_archive.html
Groupe devant l’église
Image sympa
Le parvis de l’église Saint Martin
SEPTEMBRE 2007 http://creully.blogspot.com/2007_09_01_archive.html
Le forgeron
L’atelier Marie rue de Caen
Image de famille
Creully vu de la Seulles
Le labo de la laiterie en 1964
Creullet
OCTOBRE 2007 http://creully.blogspot.com/2007_10_01_archive.html
Souvenir d’un poilu
Carte de 1594
Façade gauche du château
Le camembert des barons
Si Creully m’était conté
Départ de courrier
Le château et les cyclamens
Démenti
Sous les marronniers
L’ancien maître autel de l’église
1944, la place le 6 juin
NOVEMBRE 2007 http://creully.blogspot.com/2007_11_01_archive.html
Les écoliers de 1960
Il ne chantera pas (le coq de l’église)
La boulangerie de la rue de Bayeux
Un croquis retrouvé sur Creully
L’ancienne école paroissiale
DECEMBRE 2007 http://creully.blogspot.com/2007_12_01_archive.html
Que le temps passe
Une CPA de la rue de Bayeux
Le magasin A.Vigor
Le plus ancien plan de Creully
Les Chouans
Les lumières de Noël
Le père Fouras
Premières photos de Creully
Vu par un peintre
Les pompiers à la fin de 195..
Les légendes de creully et les personnes âgées
Fête de Noël des écoles
JANVIER 2008 http://creully.blogspot.com/2008_01_01_archive.html
Creullet, la tourelle
Une figure
Les cadrans solaires du château
Création de l’ACAPP
Brume sur la Seulles
Les chevaux du début du XIIe
Photo mystère
27/01/08
Creully - Photo mystère
Envoyer votre réponse par mail à: j-p.barette@wanadoo.fr Le premier qui aura envoyé la bonne réponse recevra une gravure de Creully (copie). La date et l'heure du mail désigneront le gagnant.
N'oublier pas de donner votre adresse postale.
20/01/08
Creully - Les chevaux du début du XVII
Antoine ///, fils d'Antoine II, passa sa jeunesse à la cour, devint conseiller du roi en ses conseils d'état, prince et chevalier de Saint-Michel. Il resta fidèle à la cause du roi, et Creully ne paraît pas avoir eu à subir d'attaques de la part des Ligueurs. En 1602 il épousa Sylvie de Rohan, veuve de François d'Epiney, fille de Louis de Rohan, prince de Guéménée, duc de Montbazon. pair de France, et paraît avoir été surtout chargé de missions diplomatiques.
Retiré de la cour, il vint fixer sa résidence à Creully, dont il s'attacha à embellir le bourg et le château. Il dota le village de halles voûtées, dont il ne reste presque plus de vestige. C'est lui qui fit construire les écuries actuelles, à la voûte desquelles on remarque un pendentif chargé d'un écusson aux armes des Sillans et des Rohan. C'est à lui sans doute qu'il faut attribuer deux peintures à fresques, que l'on distingue aux deux parois extrêmes des écuries à l'intérieur, représentant l'une un cheval en liberté, l'autre un cheval harnaché tenu en main par un laquais ou un soldat.
Pendentif chargé d'un écusson aux armes des Sillans et des Rohan
Ses deux fresques ne sont pas visibles car cette partie du bâtiment est habitée.
17/01/08
Creully - Création de l'ACAPP

L´association Creulloise d´Animation et de Promotion du Patrimoine a vu le jour.Elle organisera cette année le marché des potiers des 23 et 24 mars, le spectacle son et lumière des 8 et 9 août et participera activement à l´organisation du concert Schubert donné le 1er février et financé par la Mairie de Creully.
15/01/08
Creully - les cadrans solaires du château
L'histoire du cadran débute avec celle de l'homme. "Le Soleil est la grande horloge du monde" disait Voltaire.
La première horloge fut une tige plantée dans le sol (tige appelée gnomon, du grec "indicateur"). Il existe un morceau de gnomon datant de 1500 av. J.C.
Les Romains ont multiplié les cadrans solaires et rendent la lecture des heures plus aisées.
Le moyen âge, moins soucieux d'exactitude les a délaissés un peu.
Du 9ème au 14ème siècle les arabes développèrent la science du cadran.
Quant à la Renaissance, elle redécouvrit avec passion, l'Art des Cadrans. Les "pendules" apparaissent sur toutes les façades des châteaux, des palais, des couvents etc...
A l'intérieur des églises, il était possible de lire l'heure sur des cadrans tracés sur le sol, en suivant la marche d'une tâche lumineuse produite par les rayons solaires passant par un trou dans un mur ou un vitrail.
C'est à l'époque de l'essor de l'industrie horlogère, aux 17ème et 18ème siècles que le cadran a sa plus grande expansion. L'engouement devient tel qu'il entraîne la création de cadrans portatifs (cadran de berger par ex.)
Au 19ème siècle, on note un léger ralentissement dans leur réalisation mais ceux qui sont alors construits sont de véritables objets scientifiques.
Au 20ème siècle, on aurait pu croire à leur disparition mais ils continuent de passionner les amateurs d'Art et les amoureux du ciel.
Texte empreinté à http://www.cadran-solaire.fr
05/01/08
Creully - Creullet La tourelle
Situé au carrefour de deux routes au nord de Creully, cet édifice appelé "La Tourelle" nous rappelle que nous sommes pas loin du château de Creullet.
29/12/07
Creully - Fête de Noël des écoles (date ?)
On retrouve des photos reflétant un instant sans information sur la date. C'est le cas des deux suivantes. Un arbre de Noël dans la salle des fêtes (anciens halles) et de cinéma.
De dos à gauche en bas: certainement Mr Jean
Creully - Les légendes de Creully et les personnes agées
En France, plus de 3000 bénévoles, appelés les Blouses Roses , animent des activités ludiques, créatives ou artistiques pour distraire et réconforter les enfants, les adultes et les personnes âgées hospitalisés.
Etant moi-même une Blouse Rose, la semaine dernière je me suis rendu chez les Petites Soeurs des Pauvres à Caen où j'ai conté aux personnes agèes les légendes de Creully
Creully- Les pompiers à la fin des années 195....
Le repas de Sainte Barbe avait lieu à la caserne qui se trouvait à gauche en entrant dans le parc (parking).
24/12/07
23/12/07
Creully - Vu par un peintre
Bruno De Nardi a habité Caen, lors de l'une de ses promenades dans la région il remarqua l'entrée de Creully, côté Seulles.
Après s'être procuré une carte postale de cette vue, il interpréta celle-ci et fit dans les années 80 un tableau (40x33).
Voici son blog: http://ma-peinture.over-blog.com 
19/12/07
Creully - Premières photos de Creully
Cet instrument permet de regarder simultanément deux photographies légèrement différentes d'un objet. Les photographies sont prises de façon à ce que les images montrent une disparité binoculaire. Le système perceptif va fusionner les deux images disparates pour donner une impression de tridimensionnalité. 
Les trois premières photos de Creully. Elles auraient été prises entre 1860 et 1875.



12/12/07
Creully - Le Père Fouras
Un habitué de ce blog m'a demandé qui était cette personne sur le pas de porte de la tour de façade du château.
Réponse: Monsieur Fouras que l'on appelait "le père Fouras" qui a été secrétaire de mairie et un très bon violoniste. Le bureau d'accueil de la mairie était au rez de chaussée de cette tour.

08/12/07
07/12/07
Creully - Vers en honneur des Barons
Pour agrandir le document ci-dessus, cliquer deux fois avec le bouton gauche de votre souris
Sur ce programme, des vers écrits en honneur des Barons de Creully

02/12/07
Creully - Les Chouans
Le 30 décembre 1795, il était près de minuit, lorsque la maison du citoyen Monin, dans le bourg de Creully, se trouva tout à coup investie par une troupe de chouans» dont une partie était à pied et l'autre à cheval. Ils y pénétrèrent, après avoir escaladé du côté du presbytère les murs du jardin, d'où ils passèrent dans la cour — (actuellement propriété de Mad. Leroulley ) - pendant que quelques-uns d'entre eux brisaient à coup de hache la porte qui donnait sur la rue.
Le maître de la maison, s'étant présenté le premier à leur vue, ils tirèrent sur lui un coup de feu et le transpercèrent avec leurs sabres et leurs baïonnettes. Il s'écria : « Je suis mort ! » A ces mots, sa mère ne put s'empêcher de dire; « Ah ! Vous m'abîmez mon pauvre fils!» Ce fut sa perte, car bientôt elle subit le même sort, - Monin put encore se traîner jusque dans sa chambre, mais les chouans, qui voulaient le tuer, ayant demandé à sa fille un fusil, celle-ci se vit obligée de leur en donner un avec lequel son père expirant et couvert de blessures fut achevé sous ses yeux.
Le fils du Juge de Paix, jeune homme de 18 ans, nommé François Le Lubois, fut un instant inculpé. Il avait dit à un tailleur le jour du crime : « Je sais que les chouans viendront à Creully sous peu. » - « Ils sont donc nombreux », avait répondu son interlocuteur. - « Oh ! Oui, il y en a bien un mille dans la contrée ».
Ayant pu fournir un alibi, il fut mis en liberté. L'un des chouans avait été reconnu par la fille de Monin ; c'était le fils aîné d'un meunier d'Amblie ; il se nommait Jean-Baptiste Ameline, et le soir du crime, il portait des moustaches postiches,
Monin avait dénoncé deux déserteurs, il passait pour avoir donné au département la liste des jeunes gens de la première réquisition : ce fut la cause de sa mort.
Antoine Monin était maire, Commissaire du Directoire exécutif de la commune de Creully. 11 était le fils de Antoine Monin, ancien Bas Officier de Dragons, décédé à l'âge de 64 ans, et dont le corps fut le dernier inhumé, le 14 avril 1787, dans l'ancien cimetière, sur la place de Creully, entre les halles et l'entrée du château.
(Les corps des Monin, reposent dans le cimetière de Creully. Leur sépulture, surmontée d'une pyramide quadrangulaire en granit est située dans la deuxième section (n° 44 du plan). Les plaques autrefois encastrées dans le socle portant les noms des Monin et les dates ont disparu.
01/12/07
Creully - Une CPA de la rue de Bayeux

23/11/07
Creully - L'ancienne école paroissiale

16/11/07
Creully - 100ème
Le message précédent était le 100ème de ce blog.
Mais pas le dernier, car je prends plaisir à faire toutes ces recherches et de vous les faire partager.
Creully - Un croquis retrouvé sur Creully
Lors de mes recherches sur creully, j'ai retrouvé cet ouvrage:
Et dans ce livre de croquis, j'ai découvert la porte Louis XIII qui se trouve dans le chemin d'entrée au château
09/11/07
06/11/07
31/10/07
Creully - 1944, la place le 6 juin
Creully - L'ancien maître autel de l'église
30/10/07
Creully -Sous les marronniers
27/10/07
Creully - Démenti...
26/10/07
Creully - Le château et les cyclamens
24/10/07
21/10/07
14/10/07
10/10/07
06/10/07
04/10/07
Creully - Souvenir d'un poilu
30/09/07
Creully - Creullet
Un mur, qui entoure le parc et borde la route au-delà du pont, offre des portes bouchées qui datent au moins du XIVe siècle.
La chapelle qui existe encore est en partie du XVe siècle; quelques parties seulement pourraient être plus anciennes.
Ces armoiries (ci-dessous) sont sculptées sur la porte d’entrée.

Avant la révolution on disait la messe tous les dimanches dans cette chapelle qui était sous l’invocation de Sainte Marguerite, et dont le patronage appartenait au seigneur de Creullet. C’est aujourd’hui une étable.
La porte de la cour du château est du XVIe siècle. Elle offre deux tourillons cylindriques en encorbellement.
Extraits des « statistiques monumentales du Calvados par M.de Caumont »(1848).
La grille d'entrée

Façade principale




28/09/07
12/09/07
Creully - Image de famille

Creully - L'atelier Marie rue de Caen




02/09/07
Creully - Le forgeron
La grange aux Dîmes a abrité pendant des décennies des forgerons.
Pendant la dernière guerre c'est monsieur Lejolivet qui occupait ce bâtiment situé rue de Bayeux.

23/08/07
Creully - Le parvis de l'église St Martin






1930



22/08/07
10/08/07
31/07/07
Creully - Dur dur les recherches....
25/07/07
Creully - Château - La grande terrasse
L'accés à la première terrasse se fait par l'extérieur en empruntant la rampe (à droite de la façade du château).
Un lieu d'observation pour voir la vallée de la Seulles et le hameau de Creullet avec son château.


21/07/07
Creully - Saint Clair - 1937


12/07/07
Creully - Matrice cadastrale 1882


Ci-dessous, l'entrée de la halle de boucherie
Les halles furent transformés en salle de spectacles et cinéma.
Les matrices cadastrales sont visibles aux archives départementales à Caen (micro-film).
09/07/07
21/06/07
Creully - Le portail Louis XIII
De novembre 2003 à mai 2004, des employés de la commune ont restauré ce portail appelé aussi porche. Notons que cette restauration est réussie.
Vous pourrez l'admirer en entrant par le portail principal, sur la place, après avoir parcouru quelques mètres il se situe à droite avant le pont de pierres.
Ci-dessus, pendant les travaux de restauration.
Ci-dessous, une carte postale et une photo anciennes

Creully - L'ancienne entrée ?
Dans le fossé qui servait de première enceinte où s'adosse actuellement le bâtiment dit "des écuries" l'on voit une grande ouverture bouchée.
E.Vrac, dans sa notice sur le château ( 1900) parle de la première entrée dans la basse-cour. Le pont levis était-il à cet endroit ou à la place du pont actuel?
Basse-cour: Partie dans l'enceinte où se trouvaient les dépendances ( les écuries, les granges, les celliers, le fournil etc.)
13/06/07
Creully - L'ancien maître autel
La mairie de Creully, avec son personnel communal, a permis une restauration partielle de ce maître autel. Le manque de documents (vues) est une grande difficulté.
Si vous possédez des documents contactez moi. Merci. (02 31 92 59 75)
02/06/07
Creully - Les Cachettes
Le sud de Creully est parcouru par un ensemble de "cachettes" qui évite la traversée du bourg.
Dans le DICTIONNAIRE NORMAND-FRANCAIS de MAGENE ( http://magene.chez-alice.fr/ )
cachette = petit chemin (de cache)
cache = chemin creux bordé de haies (14e)
J'ai laissé les anciennes dénominations des rues
Départ de la cachette rue de Bayeux vers la rue des écoles (A)
Arrivée rue des écoles ( B)
Départ rue des écoles vers rue de Lantheuil (C)
Arrivée rue de Lantheuil (D)
Départ rue de Lantheuil vers la rue de Caen (F)
Arrivée rue de Caen (G)
30/05/07
20/05/07
Creully - Le puit du château


08/05/07
06/05/07
Et si on dansait.......
29/04/07
Photos des écuries
Sur le terre-plein du château entre le fossé extérieur (toujours présent) et le fossé intérieur (disparu) se trouvaient les écuries, les magasins et la basse-cour.
























































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