dimanche 20 mai 2018

14 janvier 1696 - Meurtre de Dufour dans le château de Creully

Le 15 janvier 1696, fut inhumé dans la chapelle à côté du chœur de l'église de Creully, le nommé Dufour, âgé de 25 ans, mort frappé de plusieurs coups.
 Ci-dessous, acte de décès.

jeudi 17 mai 2018

Un repas de fête offert par M. Paillaud de la laiterie de Creully

Le 2 septembre 1951, le journal "La Renaissance du Bessin" publia un article relatant un repas offert aux ouvriers et ouvrières par leur patron M. Paillaud.
En voici le texte:
A l'occasion du mariage de son fils Pierre, avec Mlle Jac­queline Duval - Lemonnier, M. Edmond Paillaud, maire et conseiller général de Creully, et Mme, avaient eu la délicate intention de convier tout le personnel de l’usine Paillaud, à un repas amical.
M. E. Paillaud
C’est dans la salle des Gardes du château de Creully, qu’une table avait été dressée pour recevoir, autour des futurs époux et de leurs parents, tous les ouvriers de l’usine, sans oublier Mme Salez, la di­rectrice de l'établissement.
Le menu — un vrai repas de noces — fut magistralement servi par le maître Jean Le Hir, de célèbre renommée.
Au dessert, M. Paillaud présenta officiellement la jeune fiancée de son fils dont le ma­riage a été célébré à Saint-Ni­colas près de Granville, mercredi.
En une allocution empreinte d’une émotion bien compré­hensive, M. Paillaud évoqua la mémoire de son père, « à qui je dois tout » dit-il, Il salua ensuite tous ses collaborateurs, grands et petits, sans excep­tion, et profita de la circons­tance pour remettre à quel­ques-uns d’entre eux — dont on trouvera la liste plus loin — la médaille du Ministère du Travail, « médaille des em­ployés qui se sont dévoués pen­dant 30 ou 40 ans, sous le mê­me toit, toujours avec la même énergie » et « qui semblent avoir la devise du lierre : je meurs où je m’attache ! ». En­suite, M. Paillaud présenta son fils Pierre comme son très pro­che collaborateur, «jeune, rem­pli de bonnes intentions » et qui « n’a plus qu’à mettre en pratique tout ce qu’il a appris sur les bancs de l’école ».Il souhaita « que la vie de l’usine de Creully soit ce qu’elle a tou­jours été ; la vie d’une grande famille » et il leva son verre « à la Fiancée de Pierre », à la santé et au bonheur de tous, « à la grandeur de « notre » industrie et de Creully ».
Après les applaudissements,  ce fut la remise des décorations par M. Pierre Paillaud et Mlle Duval-Lemonnier et, pour clore la fête, chacun y alla de sa chanson, jusqu’à une heure très avancée de la nuit.
Voici la liste des lauréats :
1) 40 ans de service : Fafin Louis et Lucas Marcel ;
      2) 30 ans de service : Abel Eugénie, Boulon Maria, Girard Albert,  Lecluze Thaïs, Lefrançois Eugénie, Menu Léon, Picard Aimé, Vallée Madeleine et Vallée Maria.
Qu’il nous soit permis de rendre hommage aux dévoués lauréats, de présenter nos meilleurs vœux de bonheur aux futurs époux et de compli­menter les familles.

lundi 14 mai 2018

Creully - Les chevaux du début du XVII

Un projet d'aménagement des écuries du château de Creully sur Seulles est envisagé.
Une fresque équine est à sauver. 
La fresque représentant le cheval en liberté (plus de 2m de long)

Antoine ///, fils d'Antoine II, passa sa jeunesse à la cour, devint conseiller du roi en ses conseils d'état, prince et chevalier de Saint-Michel. Il resta fidèle à la cause du roi, et Creully ne paraît pas avoir eu à subir d'attaques de la part des Ligueurs. En 1602 il épousa Sylvie de Rohan, veuve de François d'Epiney, fille de Louis de Rohan, prince de Guéménée, duc de Montbazon. pair de France, et paraît avoir été surtout chargé de missions diplomatiques.
Retiré de la cour, il vint fixer sa résidence à Creully, dont il s'attacha à embellir le bourg et le château. Il dota le village de halles voûtées, dont il ne reste presque plus de vestige. C'est lui qui fit construire les écuries actuelles, à la voûte desquelles on remarque un pendentif chargé d'un écusson aux armes des Sillans et des Rohan. C'est à lui sans doute qu'il faut attribuer deux peintures à fresques. On distingue à l'intérieur des écuries un cheval en liberté, l'autre, disparue, représentait un cheval harnaché tenu en main par un laquais ou un soldat.

samedi 12 mai 2018

Novembre 1840 - Creully détruit - L'appel aux secours du maire.

En mars, j'ai découvert aux archives départementales du Calvados "l'appel aux secours" du maire de Creully suite à la catastrophe qui s'abattit sur le village le 17 novembre 1840. 
 
La Commission de Secours instituée par arrêté de M. le Maire de Creully, en date du 18 novembre, pour subvenir aux besoins des malheureux incen­diés du bourg de Creully, a l'honneur d’informer le public que par suite de l'incendie qui a éclaté dans cette commune, dans la nuit du 17 au 18 novembre, quatre-vingt-dix maisons ont été la proie des flammes,
Plus de cent familles ont perdu leur asile et leur mobilier.
Plus de cent quarante hommes, femmes et enfants sont sans pain et beaucoup sans vêtements.
Dans un si terrible malheur, la Commission de Secours réclame avec empressement et confiance la pitié publique, et sans doute elle ne la réclamera pas en vain.
Déjà Monsieur le Préfet du Calvados s’est rendu sur les lieux et a appor­té avec un admirable empressement les premières aumônes qu'il a recueil­lies lui-même.
Toute espèce de dons seront reçus. Il faut du pain, des vêtements, des matériaux de construction.
Les dons peuvent être remis à la Préfecture ou au Trésorier de la Com­mission de secours, M. Morice, notaire à CreulIy.

mardi 8 mai 2018

Le même blason sur la chaire de la cathédrale de Bayeux et sur le château de Creully.

MARGUERIE ou MARGUERYE
Il y a peu de familles qui, originaires de Normandie soient connues dès la commencement du XIe siècle. Celle qui nous concerne est originaire du Diocèse de Bayeux où elle possédait plusieurs Fiefs du nom de Marguerie (Marguerye).
Nous trouvons leurs armoiries sur la chaire de la Cathédrale de Bayeux et au dessus de l'entrée principale du donjon du château de Creully.
 
Ces deux "Marguerie" sont-ils de la même famille?
 
 

Il a été mutilé par la Révolution.

Voici un extrait d'un article de René Dubosq paru en 1913  dans "la Revue Illustrée du Calvados" sur les boiseries de la cathédrale de Bayeux

"Le Doyen du chapitre, M. l'abbé J.-F. de Marguerie (1720 - 1805) trouvant qu'un changement s'imposait, se serait résolu de faire construire à ses frais, une nouvelle chaire, plus en rapport avec la sainteté de ses usages et plus en harmonie avec la majesté du lieu.

Les plans en furent demandés à un artiste qui  habitait à Caen. Il avait pour nom Largilliéres.

L’exécution en fut confiée à un sculpteur bayeusain, Jean-Louis Mangin, beau-frère du célèbre Jacques Moussard (1674-I750), architecte du Roi et pein­tre.  Les travaux activement me­nés, furent achevés au cours de l'année 1786  et les frais s'élevèrent à la somme de 5.000 livres qui furent, suivant sa promette, fournis par le généreux donateur."

 Ci-dessous mes recherches modestes me permettent de répondre: les "Marguerye", propriétaires du château de Creully sont bien de la même famille que J.F. Marguerie, doyen à Bayeux, dont la devise commune était " HONNEUR PASSE RICHESSE".
Ci-dessus branche des Marguerye de Creully
Ci-dessus branche du Doyen de Bayeux




dimanche 6 mai 2018

Hamon de Creully dit "Le Dentu" dans une BD.

Vu dans une BD: les riches heures d'Arnauld de Bichancourt - Et Guillaume devint roi 1046-1066  (Parution 2000)
Tome 1 d'une série de 4 tomes
Auteurs : Serge  Mogère (Scénario, Dessin) / Sophie Balland (Couleurs)
Merci à Didier Marin

 

jeudi 3 mai 2018

Creully - Les cycles Bertaud rue de Caen



Publicité dans un programme de la Fête Saint-Clair du 21 juillet 1929


Carte postale publicitaire

La famille Bertaud devant le magasin de la rue de Caen
 
Rassemblement de cyclistes devant le magasin Bertaud
C'était ici...


mardi 1 mai 2018

Une photo (rare) de Creully (Creully sur Seulles).

La joie d'un collectionneur, c'est de trouver une pièce rare comme la photo ci-dessous.
Elle a été prise entre Creullet et Creully en 1897.


samedi 28 avril 2018

Creully sur Seulles - Terre gauloise...certainement - Epinette ou pas Epinette?


Une question a été posée à Fulbert de Creully: Dans la presse, j'apprends qu'une importante découverte a eu lieu à Creully dans le "clos de l'Epinette", un site gaulois. Si on étudie le cadastre ancien, le terrain concerné n'est pas le "clos de l'Epinette".
L'auteur de la question a raison. Je le prouve ci-dessous.
En vert, le terrain de la découverte. Souligné en rouge, le clos de l'Epinette. (Cadastre de 1811)
 Voici le plan et la liste des noms des lieux de Creully en référence aux anciens cadastres; le N°93 est le terrain fouillé et le N°49 est le clos de l'Epinette.
Je pense que c'est le lotisseur qui a donné ce nom à son projet.

jeudi 26 avril 2018

mercredi 25 avril 2018

lundi 23 avril 2018

La monographie de Saint Gabriel-Brécy datant de 1885 - Creully sur Seulles

Les monographies communales sont des notices rédigées à partir de la seconde moitié du XIXe siècle et décrivant les communes de France sous leurs différents aspects. Elles ont été généralement rédigées par des curés de campagne encouragés par certains évêques, ou par des instituteurs en réponse à des directives générale du ministère de l'Instruction publique qui proposait des formulaires type de quelques pages. Il s'agit de documents manuscrits, comme celui que j'ai feuilleté aux Archives Départementales du Calvados concernant la commune de Saint Gabriel-Brécy maintenant rattachée à Creully sur Seulles datant de 1885  rédigée par l'instituteur.

 
 


vendredi 20 avril 2018

mardi 17 avril 2018

La violoniste de Villiers-le-sec (Creully-sur-Seulles)

Nous sommes le 5 juillet 1945, Charlotte Coustenoble, âgée de 13 ans, qui a fuit sa commune de Rots, offre aux soldats libérateurs canadiens un air de violon.

dimanche 15 avril 2018

Fermes ou village gaulois découverts à Creully. Quand l'histoire jaillit du sol..

Avant tout, je tiens à remercier Hubert Lepaumier pour son accueil sur le site des fouilles.
 Ouest-France a fait deux articles sur les travaux du clos de l'Epinette de Creully; je me permets d'en publier les textes auxquels je joins mes photos.
Le site de fouilles
 « La découverte est relativement remarquable par son étendue, com­mente -Hubert Lepaumier, responsa­ble du chantier de fouilles au Clos de l’Épinette. Nous sommes en
Fond circulaire d'un four
présen­ce d’une très grosse ferme gauloi­se, ceinte de fossés, sur une super­ficie de plus d’un hectare. » Depuis un mois, la parcelle, située rue des Écoles, est passée au peigne fin par une équipe de l’INRAP (Institut natio­nal de recherches archéologiques préventives). Les investigations préfi­gurent l’émergence du lotissement Nexity.
 
 
Les vestiges sur cette façade creulloise ne constituent pas « une surpri­se. Le site est connu depuis 2005 grâce à des photos aériennes. » Les premiers éléments permettent d’ins­crire la fréquentation des lieux dans une période s’étirant du « IVe siècle avant Jésus-Christ, jusqu’à l’occu­pation romaine, au milieu du pre­mier siècle ». L’exploitation agricole révèle « d’importantes structures de stockage. Ces caves conservaient légumineuses et céréales, cultures très réputées en plaine de Caen. »
Les restes d'un four

 

De précieux renseignements
Les archéologues ont mis au jour nombre d’ossements de faune confir­mant l’existence d’un cheptel destiné essentiellement à la consommation de viande. « On ne parle pas encore de production laitière. » Sur le plan mobilier, le limon a fait apparaître des tessons de céramique estampée. Certains bris de vaisselle arborent des motifs armoricains. À noter aussi parmi les trouvailles notables, un bra­celet en lignite, « intéressant pour sa probable origine britannique ». Plus anecdotique, des coquilles de mou­les renseignent sur les habitudes ali­mentaires d’un habitat plutôt éloigné de la mer.
L'un des squelettes découverts (ici une femme)

Non loin du domaine gaulois, plu­sieurs dizaines de sépultures caracté­risera une nécropole, actuellement en cours de décapage et d’évalua­tion. « Nous attendons l’expertise
Un muret bien conservé
d’anthropologues spécialistes de l’os humain et des modes d’inhuma­tion, indique Hubert Lepaumier. Ils diront si ces tombes peuvent être rattachées à la ferme gauloise. »

L’opération de fouilles devrait se poursuivre jusqu’à la fin du mois de mai. Le terrain, remis en état, sera ensuite restitué à l’aménageur. L’exploration du secteur pourrait se prolonger, dans quelques mois, de l’autre côté de l’avenue de la Cana­dienne, où doivent sortir de terre de nouvelles constructions. La décision revient au ministère de la Culture, en fonction du diagnostic archéologique préalable.
Un fossé creusé dans le calcaire rempli de terre et peut-être des trouvailles.



Parmi les élus du conseil municipal, Alexandre Ray, archéologue de l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives), a fait le point, mardi soir, sur les dernières révélations livrées par le chantier du Clos de l’Épinette
« Des études sont encore à mener mais on s’oriente vers la découverte d’un village gaulois, informe le con­seiller. Ce serait une première en Normandie où, jusqu’à présent, nous étions confrontés à de petits habitats groupés et à des fermes isolées. »

Le site interroge aussi les scientifi­ques par sa « zone d’inhumation comportant de nombreuses sépul­tures d’enfants. Il faut maintenant déterminer les causes épidémiolo­giques de cette mortalité infantile. » Les fouilles archéologiques se termi­nent vendredi 27 avril.
Des trous et des trous

Une exposition temporaire est d’ores et déjà inscrite au programme des Journées européennes du patri­moine, en septembre.


 

vendredi 13 avril 2018

La gauloise de Creully sur Seulles ?

La plus ancienne "creulloise" découverte ce matin à Creully sur Seulles.......ce serait une gauloise!
 

samedi 7 avril 2018

les plus anciens actes des registres paroissiaux de Creully sur Seulles

Creully sur Seulles regroupe en réalité 5 anciens villages.
Voici pour chacun l'un des plus anciens actes des registres paroissiaux.
(un clic sur l'acte pour l'agrandir)