dimanche 12 novembre 2006

Creully - Le monstre est retrouvé

Novembre 2006
J'ai retouvé le monstre qui était apparu lors des fêtes Saint Clair dans les années 60.
Photo prise en 2006
CREULLY Toponymie


Quelques recherches de toponymie


Suivant Huet, Origines de Caen, le nom de Creully, Curleïum, vient de l'anglo-saxon Churl qui signifie Paysan, rustique, sans doute parce que ce canton était peuplé de laboureurs.



(Essai historiques sur la ville de caen et son arrondissement / par G. de La Rue)
Il faut aussi remarquer que les langues barbares, à mesure qu'elles s'établissent dans un pays, vont toujours en s'adoucissant. Par exemple, le d et le th ont fini par être supprimés dans le nom primitif de certaines villes; de Cadomus on fait Caen........ de Credolium on fait Creully etc.;


(Geneanet) Le nom est surtout porté dans la Manche (variante : Creuly). On trouve aussi en Picardie la forme Creuilly. Il désigne celui qui est originaire de Creully, nom d'une commune du Calvados. Signification probable : le domaine de Croll(i)us, nom d'homme gaulois.
Creully - Le château

Le château de Creully a été représenté sur de nombreuses cartes postales.
De jour en jour je vous en présenterai.
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mardi 7 novembre 2006

CREULLY - Vue ancienne de la Place
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CREULLY - Vues anciennes de la Place
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CREULLY - Vues anciennes de la Place
(2)









CREULLY - Vues anciennes de la Place (1)





dimanche 5 novembre 2006

Creully - Laiterie PAILLAUD


Présentoir publicitaire de boite de lait sucré de la laiterie Paillaud


vendredi 3 novembre 2006

CREULLY - La situation géographique


CREULLY - La moitié du village en feu

L’indicateur de Bayeux (journal local)
25 novembre 1840


Une immense catastrophe vient de mettre en ruines la moitié de la localité de Creully !
Dans la nuit du mardi 18 courant, à dix heures du soir, le feu s’est manifesté à une maison située à l’extrémité du bourg, dans la partie la plus rapprochée de Saint Gabriel, au moment où l’ouragan était dans toute sa force.
En peu d’instants l’incendie avait pris la plus violente intensité ; et la flamme poussée par le vent impétueux attaquait l’extrémité opposée de la commune, la rue de Caen, volant de toit en toit, embrasant simultanément, dix, vingt, cinquante, quatre-vingt maisons.

Attirés par la lueur des flammes que l’on apercevait de plusieurs lieues de distance, les habitants des communes environnantes étaient accourus en foule au secours de leurs malheureux voisins ; mais leur zèle et leurs efforts devaient demeurer stériles.
Ils étaient venus plutôt pour assister au désastre que pour arrêter les effets ; effets si dévorants et si rapides, que la plupart des maisons voisines de celle où le feu avait commencé, ne parvenaient pas à se soustraire à sa fureur qu’en sautant, à peine éveillés et presque nus, par les fenêtres de leurs demeures, dont les toitures et les planchers s’abîmaient avec fracas.
D’après les renseignements que nous avons pris nous-mêmes sur les lieux de la cause de cet épouvantable malheur, c’est la fatale imprudence d’un jeune homme de la localité qui a tout causé.

Le nommé Lampard était rentré dans la soirée de mardi dans un état complet d’ivresse ; sa mère le voyant dans cet état lui avait refusé une chandelle qu’il demandait pour aller se coucher. Il monta à l’espèce de grenier qui lui servait de chambre, et s’étant servi d’un briquet chimique pour obtenir de la lumière, il rejeta l’allumette qui mit le feu à la paille éparse autour de lui.
Le chaume fut bientôt embrasé, et de cette pauvre et chétive habitation, à celles qui l’entouraient, aux quatre-vingt-dix maisons incendiées, la flamme se répandit avec une rapidité instantanée. On n’a pu sauver que les bestiaux, tout le reste a été consumé ; les meubles, le linge, les récoltes ont disparu dans le désastre.

Plusieurs habitants qui ont fait des efforts surhumains pour disputer au fléau une partie de leur petite fortune, ont eu la figure brûlée et deux de ces malheureux, nous a-t-on dit, sont menacés de perdre la vue.
C’était un lamentable spectacle et impossible à décrire dans toute son affreuse vérité que celui de toute une population fuyant devant l’incendie et lui abandonnant ses meubles, sa fortune, tout jusqu’à ses vêtements.
Et, quand le jour est venu éclairer ces scènes de désolation, on ne voyait que des ruines fumantes, des murailles calcinées, des meubles brisés et épars sur le voie publique, et plus de deux cents familles, dont la plupart à demi nues, errantes au milieu de ces tristes débris.