lundi 22 décembre 2008

vendredi 12 décembre 2008

Creully - Dans la rue de bayeux

Un dessin d'un coin de Creully de Valérie Faulcon qui a toujours sa famille dans la localité.

dimanche 23 novembre 2008

Creully - Médaillés à la laiterie Paillaud

Remise de médailles du travail pour les employés de la laiterie Paillaud





jeudi 2 octobre 2008

Creully - La "chimère" du château

Un premier pont-levis, placé à l'endroit où se trouve aujourd'hui un pont en pierre auprès des écuries, arrêtait tout étranger. Le mur, sur lequel s'appuie le bâtiment des communs actuels, formait autrefois le soubassement d'une poterne disparue, dont on voit encore la base dans le creux du fossé. Dans la paroi subsistante, couronnée d'une balustrade ajourée, on remarque des colonnettes romanes et la rainure dans laquelle glissait la herse.
«Une première porte d'entrée au bord de la place (à l'endroit qu'occupé la grille actuelle) était, dit Bissière dans ses recherches sur les antiquités normandes, accompagnée de deux bastions terminés en dôme et offrait à la vue plusieurs figures en relief d'hommes et d'animaux qui étaient dessus.»
C'est de l'un de ces bastions que provient une sorte de chimère déposée sur le mur des communs (écuries).

(d'après E.Vrac)


vendredi 26 septembre 2008

Creully - L'entrée près des communs (écuries)


Septembre 2008 --------------------Début XXème siècle


Septembre 2008 --------------------Début XXème siècle

mercredi 24 septembre 2008

vendredi 19 septembre 2008

Creully - Quand le jardinier monte aux créneaux!

Pas mal le jardinier qui prend soin de tailler les haies en créneaux....


vendredi 12 septembre 2008

Creully - Mireille Ballestra expose au château

Mireille Ballestra, peintre, expose au château de Creully (salle Colbert).
Du 12 au 19 septembre 2008
Le château de creully
www.mireille-ballestra.com

mardi 9 septembre 2008

Creully - La légende "le moine et le seigneur de Creully

Voici une légende peu connue.
Le moine et le seigneur de creully
Sur les bords de la Seulles, petite rivière aux eaux vives que sillonne l'éclair argenté de la truite,s'élèvent les restes encore impo­sants du château féodal de Creully.
Des arbustes, des ronces, des mûres sauva­ges montent paisiblement à l'assaut du rocher, qui porte les vieux remparts. Deux tours dominent cet important massif.
L'une, carrée et sortant du mur d'enceinte comme un énorme contrefort, se termine par une pièce en encorbellement avec mâchicou­lis; l'autre, octogone, et couronnée d'une plate-forme, devait probablement être affectée au service de l'homme d'armes chargé de sur­veiller les environs.
A peu de distance, se dresse une colonne, mince aiguille dont la hauteur ne peut s'ex­pliquer que par son ancienne destination. Au premier abord, on la prendrait pour une tou­relle; mais ce n'est qu'une ancienne cheminée, accolée autrefois à un toit, aujourd'hui sup­primé avec l'étage, qui existait à sa base.
Ce n'est pas malheureusement la seule mutilation que le temps, ou la main de l'homme, ont fait subir à l'ancienne forteresse. De la porte, surmontée d'une haute tour carrée à créneaux, il ne reste plus que quelques moulures de l’époque romane. Plus de traces de herses ni de pont-levis. Les souterrains, très étendus autrefois, ont disparu sous des éboulements successifs. A l’intérieur, le passé architectural le plus lointain n’est représenté que par deux vastes salles voûtées à plein cintre, avec arcades, dont les retombées reposent sur des chapiteaux et des colonnes du XIe siècle.
La vieille demeure féodale, redoutablement fortifiée, surtout pour la guerre offensive, n'a pas su résister aux assauts pacifiques du confortable moderne. Sa physionomie terrible s'est modifiée; on n'en voit plus que le côté pacifique souriant où des enfants jouent sur les dalles où retentissait le pas des hommes d’armes.
Le château, devenu inoffensif, n'en a pas moins laissé dans l'âme du paysan un senti­ment d'effroi, qui se répercute, à travers les générations, comme un inoubliable écho des crimes du temps passé.
Certains barons de Creully avaient en effet commis tant d'atrocités qu’il serait plus facile d'effacer, sur les murs de l’antique forteresse, les sombres empreintes du temps, que de faire disparaître de la mémoire du peuple le souve­nir de leurs forfaits. En vain de pacifiques barons ont-ils séjourné entre ces épaisses murailles; en vain, jaloux d'imiter leur pré­décesseur Antoine de Sillans Ier, qui eut quinze enfants de son mariage avec Jeanne Hébert d'Aussonvilliers, se soucièrent-ils de produire plus que de détruire. Les vertus de ces sei­gneurs débonnaires sont oubliées aujourd'hui, et les scènes de meurtre qui souillèrent le château féodal, les crimes des barons de Creully, la terreur qu'ils inspirèrent, sont encore l'unique fond des récits populaires.
Après avoir montré de loin à ses compagnons de travail la tour du donjon, le culti­vateur leur raconte quelquefois des histoires qui l'ont frémir.
Il leur apprend qu'autrefois les barons se faisaient un jeu, en revenant de la chasse, d'abattre les couvreurs à coups d'arquebuse ; il leur raconte comment ils assommaient les sergents, comment ils ferraient leurs chevaux à l'envers pour échapper aux poursuites des agents du roi, comment ils pillaient et bat­taient leurs vassaux, comment ils enlevaient les filles et les femmes pour jeter ensuite leurs cadavres dans les oubliettes.
Terrorisés par la vue du donjon, d'où les maraudeurs, bardés de fer, s'abattaient sur la plaine comme une bande de vautours, les pauvres diables se vengeaient de leurs tyrans en disant d'eux le plus de mal possible dans des récits grossis souvent par la peur, mais où il y avait toujours un fonds de vérité. Car les seigneurs du lieu ne se contentaient pas de lever des impôts énormes sur leurs vassaux. A ces natures incultes, violentes, cruelles par instinct, il fallait un argent qui sentit, le butin et le haut goût du pillage, si excitant pour ces appétits de chasseurs d'hommes.
Or, on raconte qu'un jour, un de ses méchants barons revint, quasi bredouille d'une ces expéditions, ordinairement fructueuse. Il ne ramenait qu'un moine, un pauvre moine qui n'était pas mendiant, ou qui n'avait pas eu l'éloquence productive.
Toujours est-il que détroussé, bien fouillé, le saint homme ne laissa aux mains du sei­gneur que son chapelet de cuivre et sa bourse vide.
Grande colère d’abord. Car le sieur de Creully n’entendait pas avoir perdu son temps à chasser à courre inutilement. Sa férocité naturelle lui suggéra le dessin bien simple de se venger en faisant précipiter ce gibier décevant dans les oubliettes. Mais il était depuis longtemps blasé sur cette sorte de plaisir. Et, après réflexion, il trouva préférable de s’amuser du moine comme les chats, bien repus, jouent avec les souris, avant de lui donner le suprême coup de griffe.
L’idée devait être bien bouffonne, puisque l’excellent châtelain en rit tout seul, avec des éclats qui réveillèrent les échos endormis aux voûtes de la grande salle d’armes. Précédant lui-même les archers, qui maintenaient le prisonnier, il le conduisit dans un souterrain au bout duquel il ouvrit la porte d’un cachot.
Il expliqua alors au fugitif que pour le punir de lui avoir fait faire, sans compensation, une longue chevauchée, il le condamnait à passer là cinq jours et cinq nuits, n’ayant d’autre nourriture que des prières et sa résignation.
Et comme le malheureux demandait grâce :
- De quoi te plains tu ? fit ironiquement le sieur de Creully, je te permets de dévorer tes larmes.
Cinq jours après la fermeture du cachot, le baron réunissait quelques bons châtelains de sa trempe autour d’une table, copieusement chargée de pâtés, de chapons à haute graisse, avec des jambons de sangliers accompagnés de potages.
Au troisième service où parurent les rôtis, faisans, perdrix, hérons, outardes et bécasses, et le gros gibier, tels que lièvres, chevreaux sauvages et chevreuils, il s’était déjà vidé tant de bouteilles de vin de Bourgogne, ou de champagne rouge, que les honnêtes convives du sire de Creully commençaient déjà, par folle gaîté, à se jeter à la tête, en forme de bataille, des croûtes de pain et des os, que la civilité du jour enjoignait pourtant de «mettre dans un panier pour ou de pousser sous la table auprès de soy... toutes fois sans blesser personne.»
Mais les aimables collègues du baron avaient complètement oublié ce conseil, naïf pour nous, prudent pour l'époque, puisque plus d'un nez, endommagé dans le combat, com­mençait à rougir autrement que sous l'action du vin ou de l’eau-d'or, comme on appelait l'alcool destiné alors à faire, comme aujour­d'hui, ce que nos grands mangeurs bas-nor­mands appellent un trou entre chaque service.
Ce fut le moment que choisit le sire de Creully pour offrir à ses hôtes le spectacle original qu'il leur avait préparé. Il n'eut qu'un geste à faire et des valets, instruits à l'avance par le maître, allèrent chercher le moine au fond du souterrain.
Le pauvre religieux, affaibli par le jeûne, ébloui par le brusque passage de son cachot à une salle brillamment éclairée, se soutenait à peine. Dès son entrée, il faillit, être renversé par un groupe de chiens qui se disputaient un des os, encore richement recouvert de viande, que jetaient sur les dalles des convives déjà repus.
Furieux d'être interrompus dans leur repas, les molosses montrèrent les dents à l'importun qui osait les troubler. Mais, comme s'ils eussent dédaigné la maigreur de celui qui s’offrait vivant à leurs crocs, ils détournèrent aussitôt la tête pour s’attaquer à leur premier morceau.
Ce fut du moins ce que durent comprendre les compagnons de plaisir du baron, qui échangèrent entre eux des plaisanteries de haut goût, improvisant ainsi, sans s'en douter, une sorte de prologue à la comédie que leur amphitryon avait imaginée pour les égayer.
Mis en verve par ce début inattendu, le sire de Creully se fit amener le moine en face de lui, tout près de la table abondamment garnie de plats, qui réjouissaient les yeux et chatouillaient l'odorat.
- Tu vois bien toutes ces volailles et toute cette venaison? demanda-t-il au prisonnier avec un sourire illuminé de malice.
Hélas! Il ne les voyait que trop, le pauvre affamé. Ses yeux fixes d'halluciné, ses narines dilatées, sa bouche entr’ouverte, sa langue, passant brûlante sur ses lèvres arides, indi­quaient un appel de tout son être vers cette nourriture étalée.
- Tu sais, reprit le baron, après avoir allumé cruellement, chez le malheureux, des convoitises multipliées par le parfum affriolant des mets, tu sais que je pourrais te faire écorcher tout de suite ou précipiter du haut du donjon, après m'être amusé à parier que tu tomberais pile ou face. Tu n'ignores pas non plus que j'aurais pu te laisser mourir d'inanition dans ton cachot... Mais je suis bon prince, et j'ai eu la charitable pensée de t'inviter à notre repas... . Car je suppose que tu dois avoir faim ?
- Dieu ! Si j'ai faim !
Gémit le pauvre moine, croisant les mains sur son estomac vide.
- Et bien ! Fais ton choix, continua le baron en montrant tous les plats qui garnissaient la table... Ou plutôt, non, ne choisis pas. Per­drix, bécasses, oies sauvages, lièvres, che­vreuils, tout est à ta disposition. Je te permets d'aller de l'un à l'autre, taillant tel morceau qu'il le plaira.
Et le sieur de Creully, complaisamment, en bon seigneur qu'il se disait, présenta au reli­gieux, presque fou de joie, un long couteau bien affilé.
Poussé par une faim qui ne raisonnait pas, le prisonnier se jeta sur le premier rôti qui s'offrait à lui, prêt à le dépecer avec sa lame aiguë.
- Attention ! Cria le sir de Creully en or­donnant à un de ses valets de retenir ce con­vive trop pressé.
Le moine ainsi interrompu eut un cri dou­loureux :
- Ah ! Je vois bien, seigneur, que vous vouliez me tenter pour vous amuser à mes dépens.
- Non pas
, dit le baron, rien de plus sérieux. Je te jure ici que tu peux te régaler à ton aise. Mais je n'ai pas l’habitude de tromper les gens, et je te dois un avertissement. Taille et prends les morceaux qui te conviendront. Mange tant que tu voudras. Seulement, sache que nous prélèverons sur ta personne ce que tu auras pris à chacun de ces rôtis. En un mot, ce que tu leur feras, nous te le ferons à notre tour.
Des applaudissements enthousiastes saluèrent, la sentence du châtelain. Tous ces bons sires s'esbaudissaient de cette idée ingénieuse, neuve en tout cas pour des gens qui ne con­naissaient pas la légende de Shylock.
C'était, en vérité une cruauté bien originale d'amener le malheureux affamé dans cette atmosphère de victuailles, de le convier à ce repas d'ogres, de tenter sa chair en lui don­nant le frisson de la torture prochaine, d'as­sister à la satisfaction de son appétit mêlée aux affres du supplice en perspective.
Quelle aubaine que ce féroce intermède ! Et que le sire de Creully savait bien divertir ses hôtes ?
Cependant, malgré l'horreur de la torture entrevue, le moine succomba aux appels d'un désir qui le trouvait sans résistance. Un secret espoir lui était venu d'ailleurs, petite supercherie qu'il croyait se faire pardonner. Car on le vit, tout en passant timidement le tranchant de son couteau sons l'aile d'un cha­pon bien rebondi, interroger son tyran d'un regard anxieux, où il y avait une double expression de prière et de malice.
Sa requête mimée fut sans doute comprise du sire de Creully qui, pour être cruel et ignorant, n'en était pas moins doué d'un cer­tain esprit naturel.
- Pas de tricheries, moinillon ! s'écria en effet le baron d'une voix tonitruante. Ce qui est aile pour le chapon sera bras pour toi ! Je te le répète : ce que tu feras à cette bête, nous te le ferons à toi-même !
Le moine eut, tout d'abord un geste de dé­sespoir; puis, devant le rôti qui le tentait, il se recueillit en une méditation profonde. Les compagnons d'orgie du sire de Creully se le montraient en riant, heureux de son tourment, sûrs de sa défaite.
Au bout d'un instant, le religieux dressa sa tète amaigrie par un jeune prolongé. Mais, cette fois, rien ne trahissait au dehors, ni dans ses yeux, ni dans les lignes de ses mus­cles émaciés, le fond de sa pensée. Et, avec un sang-froid héroïque, il demanda s'il lui serait permis de prendre du pain pour accompagner ce qu'il mangerait du rôti.
Sur un signe de consentement du châtelain, il tailla plusieurs tranches de pain. Alors, s'approchant du plantureux chapon, tout ruisselant du beurre le plus renommé du Bessin, il exerça de sa main gauche, sur le ventre grassouillet de la bête, une douce pression, comme s'il se fût encore rappelé, dans cette aventure gastronomique, le chari­table précepte qui nous oblige à ne pas faire plus de mal aux autres que nous ne voudrions qu'on ne nous en fit à nous-mêmes.
Aussitôt, des entrailles du volatile, où l'art du cuisinier avait accumulé des trésors aro­matiques, s'échappa, tout un ruisseau de graisse, juteuse et frissonnante encore, que l'ingénieux inventeur recueillit, comme à. l'ex­trémité d'une gargouille, sur une des tranches de pain. Puis il dévora le morceau, avec l'avi­dité d'un homme qui a été condamné pendant plusieurs jours à un jeûne forcé.
L’imprévu de l'expédient avait causé une telle stupéfaction dans l'assistance, que le moine eut le temps de renouveler plusieurs fois l'opération.
Mais des murmures commencèrent à s'éle­ver autour de la table, suivis de protestations
qu'accompagnaient des gestes irrités.
- Pourquoi vous fâcher, messeigneurs ? dit le moine en jouant l'étonnement. Je n'ai pas oublié notre marché.
Et, saisissant sa tranche de pain encore intacte, qu'il présenta à ses persécuteurs, avec un regard que traversait un éclair ma­licieux :
- Point n'est besoin de couteau comme vous le pensiez, ajouta-t-il, puisque voilà mon arme. Prenez-la et, suivant nos conventions, usez-en, avec moi comme j'en ai usé avec ce rôti.
La grossièreté de la plaisanterie en fit peut-être pardonner l'insolence; car, si Rabelais n'existait pas encore, l'esprit rabelaisien était déjà né avec la première âme de Gaulois.
- Le drôle n'est ni bête, ni poltron ! dit le sieur de Creully en riant à se tordre.
Calmant la mauvaise humeur de certains convives, qui ne paraissaient pas disposés à digérer une offense, même collective il les obligea, dit-on, à se serrer un peu pour faire une place au moine. Celui-ci put tailler, cette fois, sans condition de redevance d'aucune sorte, tous les morceaux qui le tentaient sur la table seigneuriale.
Et, avec, cette légende pour rire, sorte de page blanche dans les traditions sanglantes du vieux château, l'imagination populaire semble avoir voulu prouver que l’esprit peut quelquefois désarmer la force, quand celle-ci, par hasard, a le vin gai.

D'après la légende écrite par Gaston Lavalley (1904), né le 29 novembre 1834 à Vouilly et mort e 1922, écrivain et historien français.

vendredi 5 septembre 2008

Creully - Après la destruction à 80% de Creully

J'ai déjà écrit sur la catastrophe de Creully où 80% des maisons a été détruit par des incendies.

Je viens de me procurer l'arrêté municipal qui en suivit.



Mairie de Creully
Règlement municipal


Nous, Maire de la commune de Creully,
Vu les lois 16 – 24 août 1790, des 19 – 22 juillet 1791 et 17 juillet 1897,
Considérant que, depuis quelques temps, l’on a signalé plusieurs incendies occasionnés par des amas de matières combustibles et notamment de paille de colza trop rapprochés des habitations, que les amas peuvent en effet devenir à chaque instant, soit par l’effet de la malveillance, soit même par la simple imprudence, une cause de destruction.
Considérant que l’incendie du bourg de Creully en 1840 fait à l’administration communale un devoir de prescrire les mesures nécessaires pour prévenir le retour d’un pareil malheur.
Avons arrêté et arrêtons ce qui suit :
Art. 1er Il est empressement défendu de faire, dans le bourgs de Creully, aucun dépôt ou meule de matières combustibles, tels que fagots, bourrées , meules de paille de colza ou autres, à moins de cinquante mètres des habitations ou bâtiments quelconques .
Art. 2ème Tout amas des matières combustibles existants dans le bourg de Creully, et qui ne serrait pas éloigné, de tout bâtiments, de la distance ci-dessus prescrite, sera démoli dans les cinq jours qui suivront la publication du présent.
Art. 3ème Toute contravention aux dispositions du présent sera constatée par des procès-verbaux et poursuivie conformément aux lois.
Art. 4ème Le présent sera publié et affiché partout aux lieux accoutumés afin de recevoir sa pleine et entière exécution.
A Creully le 18 octobre 1846
Mr Cauvin Maire
Publié et affiché le 18 Octobre 1846

jeudi 28 août 2008

Creully - Mémoire de marronniers

Les parcours de balades dans la parc du château de Creully nous permettent d'admirer des arbres plusieurs fois centenaires.

Combien d'enfants se sont amusés à grimper au sein de ceux-ci au cours des siècles?

lundi 25 août 2008

Creully - Creully.blogspot.com

Faites connaître à votre famille et à vos amis ce blog sur Creully

vendredi 15 août 2008

Creully - Lustre de l'église (2)

Une internaute m'a demandé si j'avais une meilleure vue des anciens lustres de l'église,
Je n'ai pas d'autres photos de premiers plans que celle ci-dessous.

mercredi 6 août 2008

Creully - Parapluies


Dans mes trouvailles lors d'une brocante à Paris, j'ai trouvé deux numéros d'un journal spécialisé dans les parapluies.
Creully, c'est aussi les parapluies grâce à H2O, entreprise située au hameau de Creullet.
Je vous invite à visiter les ateliers où ils seront heureux de vous faire partager leur passion.
Sans oublier le site: http://www.h2oparapluies.fr

Creully - Tremblement de terre

Dans la nuit du mercredi 21 à jeudi 22 décembre 1887, vers minuit, on a ressenti à Creully, comme dans la région, plusieurs trépidations ressemblant beaucoup à celles qui se manifestent dans les tremblements de terre.
Les secousses ont été légères et se sont reconduites à des intervalles rapprochés. Elles semblaient se diriger de l’ouest à est.
Aucun dégât ne fut rapporté à la mairie de la localité.

lundi 28 juillet 2008

Creully - Concours agricole de 1854


Conformément aux décisions de la Société, son concours agricole annuel a eu lieu, cette année, dans le canton de Creully, le 27 août.
Le président et un certain nombre de membres de la Compagnie, en venant se réunir à un grand nombre de propriétaires et de cultivateurs des environs, témoignaient, par leur présence, du vif intérêt qu'ils prenaient à cette fête. De son côté l'administration municipale de Creully n'avait rien négligé pour que la parfaite convenance des dispositions et l'ordre sagement maintenu prêtassent à la solennité ce caractère propre à laisser un souvenir durable dans l'esprit des populations. Après la grand'Messe, le cortège se forma sur la place du bourg ; puis il défila, non sans dignité, sous l'escorte de la compagnie de pompiers, dont l'excellente tenue témoignait assez du zèle de son chef et de la sympathie des habitants pour cette utile institution. Le champ d'épreuves pour le concours de labourage, était disposé à droite de la route de Caen, au-delà du calvaire. Une tente avait été dressée pour le jury, et les concurrents pouvaient s'exercer librement et tracer leurs sillons à l'envi, sous l'œil attentif d'un nombre immense de spectateurs. Les épreuves terminées, le cortège se reforma dans le même ordre, et vint prendre place sur les estrades qui s'appuyaient en profil sur l'hôtel de la mairie, tandis que, parallèlement à cet édifice, de fortes balustrades formaient une vaste enceinte pour l'appel des lauréats, et maintenait libre la circulation. Plus loin, une autre enceinte était destinée aux jeux qui devaient terminer la journée. Quand la foule se fut groupée autour de l'estrade.
M. Bertrand, président de la Société d'Agriculture, prit la parole et se fit, avec autant de chaleur que de goût et d'à-propos, l'interprète de la Société qu'il représente si dignement. Il exprima sa satisfaction d'avoir à remplir sa mission dans un canton où la routine s'efface , où le mieux se cherche et s'obtient, et où l'industrie agricole arrive tout naturellement à son plus haut développement, secondée par la richesse du sol et l'esprit intelligent des populations qui l'exploitent.
M. le président se félicite, en particulier, de se retrouver, dans cette solennité agricole, entouré des membres honorables de la Société d'Agriculture, qui, dans le canton, de Creully, joignent l'exemple au précepte, et impriment au progrès une marche si rapide et si sûre, par l'introduction de toutes les bonnes méthodes, et les résultats qu'ils offrent aux yeux des populations. Après ce discours, dont nous regrettons de ne pouvoir reproduire que quelques pensées , M. Caillieux , secrétaire de la Commission des concours , a rendu compte des opérations de cette Commission, et a lu le rapport qui suit :


Messieurs,
La Société d’Agriculture et de Commerce de Caen, vient, pour la troisième fois de dresser sa tente dans le canton de Creully et décerner des récompenses aux cultivateurs les plus méritants; aux hommes de progrès, dont les travaux intelligents contribuent à augmenter la richesse du pays. Ces hommes, nous nous empressons de le proclamer hautement, sont nombreux dans le canton de Creully, et la Société d'Agriculture regrette de ne pouvoir accorder des récompenses à tous ceux chez lesquels la Commission des concours a constaté de sérieuses et utiles améliorations. Qu'il nous soit permis, tout d'abord, d'adresser des remercîments bien sincères à MM. les membres des Sous -commissions, qui ont bien voulu nous seconder, en visitant à l'avance les exploitations rurales du canton, et en simplifiant ainsi notre travail , par leurs rapports consciencieux. L'Agriculture est à -coup sûr, en progrès chez le plus grand nombre des cultivateurs du canton de Creully, et si, chez quelques-uns, la Commission n'a pas été complètement satisfaite de la tenue des cours et des habitations, elle a reconnu, cependant, que les cultures sont, généralement, bien faites , et judicieusement ordonnées. Nous devons cependant exprimer un regret, c'est que nos intentions n'aient pas été partout bien comprises, et qu'un certain nombre de cultivateurs aient manifesté le désir de n'être pas portés au nombre des concurrents pour les médailles que décerne la Société. Ce refus , Messieurs, nous a paru d'autant plus regrettable, que la plupart de ces cultivateurs n'avaient aucun motif sérieux pour se retirer du concours. Dans le nombre des exploitations visitées, nous devons signaler particulièrement celles de MM. Nicolle, à Coulomb ; Arsène Lecoq, à Creully; Lebaron, à St. -Gabriel; Pierre Bastard, à Than ; Alexandre Viel, à Rucqueville ; Léon Viel, à Lantheuil ; Baptiste Gost, à Courseulles; Hamelin, à Cairon, chez lesquels nous avons rencontré des animaux du meilleur choix et dans des conditions parfaites ; des habitations propres et saines ; des laiteries plus ou moins spacieuses et d'une excessive propreté ; des cours bien tenues, des fumières abondantes et convenablement entretenues ; des jardins bien cultivés et suffisamment pourvus de légumes ; des récoltes sur pied annonçant devoir être abondantes et de bonne qualité. Partout nous avons trouvé les greniers remplis de graines da colza.
Dans plusieurs fermes la Commission a remarqué des constructions, des innovations d’une grande importance, faites par les propriétaires, et entre autre des écuries et des granges neuves parfaitement établies ; des hangars pour abriter les voitures chargées qui viennent du dehors par les mauvais temps; des fosses ou réservoirs à purin , d'une si grande utilité pour augmenter et bonifier les engrais, etc. ; bien que ces travaux soient l'œuvre des propriétaires, il ne faut pas se dissimuler que le cultivateur intelligent, laborieux et instruit les obtiendra toujours plus facilement que le fermier insouciant et routinier. La Commission est heureuse de pouvoir citer ici un honorable membre de la Société d'Agriculture de Caen, M. Delacour, de St Gabriel, comme, l'un des propriétaires qui ont le plus fait pour améliorer la position de leurs fermiers. Dans l'une de ses fermes, nous avons vu un réservoir à purin construit dans le fond même de la fumière, et destiné à recevoir, au moyen de divers conduits, les urines de tous les animaux de l'exploitation. Une pompe placée au centre de la fumière sert à enlever le purin qu'on emploie, au besoin, pour arroser les fumiers eux- mêmes, ou les herbages. La Commission des Concours avait à s'occuper encore du choix des domestiques et des servantes qui, par leur bonne conduite et l'ancienneté de leurs services, méritaient les récompenses offertes par la Société d'Agriculture. Le nombre des serviteurs des deux sexes qui s'étaient fait inscrire, étant trop considérable pour qu'il fût possible d'accorder des récompenses à tous, la Commission, tout en regrettant de ne pouvoir signaler ces personnes recommandables, a dû faire donner la préférence à celles qui ont servi le plus longtemps les mêmes maîtres, et qui réunissent, d'ailleurs, toutes les conditions de probité et de moralité exigées. M. Abel Vautier , président de la Chambre de commerce de Caen, qui saisit toujours avec empressement les occasions de se rendre utile au pays, ayant déclaré à la Société d'Agriculture que la Chambre de commerce met à sa disposition plusieurs médailles pour être distribuées au concours de Creully, M. le président de la Société, sur les propositions de la Commission, a cru devoir en faire la répartition entre les lauréats duConcours agricole, et les serviteurs les plus méritants par l'ancienneté de leurs services. Voici, Messieurs, les noms des personnes que la Société d'Agriculture et de Commerce a désignées comme devant obtenir des récompenses :
BONNE CULTURE ET BONNE TENUE DE FERME
1er prix. —Une médaille en argent pour M. Nicolle, cultivateur à Coulomb ; une médaille en argent est ajoutée à ce prix par la Chambre de commerce ;

2e Prix. — Une médaille en argent et une seconde médaille en argent donnée par la Chambre de Commerce, à M. Arsène Lecoq, cultivateur à Creully ;

3e Prix. — Une médaille de bronze et une seconde médaille de bronze de la Chambre de commerce, à M. Pierre Bastard, cultivateur à Thaon;

4' Prix. — Une médaille de bronze et une seconde médaille en bronze de la Chambre de commerce, à M. Alexandre Viel, cultivateur à Rucqueville ;

5° Prix. — Une médaille de bronze et une seconde médaille en bronze de la Chambre de commerce, à M. Léon Viel, cultivateur à Lantheuil ; Prix exceptionnel. — Une médaille en argent, à M. Lebaron, de St.-Gabriel, pour son industrie beurrière et une seconde médaille en argent de la Chambre de commerce est ajoutée à ce prix. Des mentions honorables sont accordées : A MM. Baptiste Gost, de Courseulles, et Ha- melin, de Cairon.
RÉCOMPENSES POUR LES BONS SERVICES ET LA MORALITÉ.

Servantes :

1er Prix, 30 fr., une médaille en argent et une seconde médaille en argent de la Chambre de commerce, à Louise Etasse, domestique chez madame veuve Morel, à Than, 27 ans de services ;

2" Prix, 25 fr. , une médaille en bronze et une seconde médaille en bronze de la Chambre de commerce, à Joséphine Tostain, domestique chez M. Duval, à Bény, 26 ans de services ;

3e Prix, 20 fr. et une médaille de bronze de la Chambre de commerce, à Marie Elisabeth, chez M. Marie, à St.- Gabriel, 25 ans de services ;

4e Prix, 20 fr, et une médaille en bronze de la Chambre de commerce, à Agathe Lehéricy, chez madame la marquise de Canisy, à Fontaine- Henry, 23 ans de services ;
Serviteurs :

1er Prix, 40 fr., une médaille en argent et une seconde médaille en argent de la Chambre de commerce, à François Millet, chez M. Etienne Adeline, au Fresne-Camilly , 41 ans de services ;

2e Prix, 30 fr., une médaille de bronze et une seconde médaille de bronze de la Chambre de commerce, à Jean-Baptiste Fauvel, chez madame veuve Morel. à Than, 37 ans de services ;

3e Prix;, 25 fr. et une médaille en bronze de la Chambre du commerce, à Gabriel Mancel, chez madame veuve Lébaudy, à Secqueville-en-Bessin, 56 ans de services ;

4e Prix, 20 fr. et une médaille en bronze de la Chambre de commerce, à Laurent-Pierre Romain, chez M Fouchaux père, à Amblie, 36 ans de services ;

5e Prix, \5 fr. et une médaille en bronze de la Chambre de commerce, à Jean-François-Arsène Bazin, chez M. Bâton, à Reviers, 35 ans de services ;
Mentions honorables à François Lemonnier, chez M. Jacques Adeline, au Fresne-Camilly, 51 ans de services, et à Exupère Vaudry, chez M. Hamelin, à Cairon, 50 ans de services. Une médaille en bronze de la Chambre de commerce est ajoutée à chacune de ces dernières récompenses.
CONCOURS DE LABOURAGE.

Avant de proclamer les noms des lauréats du concours de labourage, nous devons signaler l'excellent choix des chevaux qui ont paru sur le champ du concours, et féliciter, au nom de la Commission, les propriétaires qui ont bien voulu les mettre à la disposition de leurs domestiques. Le jury croit aussi devoir complimenter ces derniers sur la bonne exécution de leur travail.
1erPrix, 70 fr. — A Jean Hépienne, domestique chez M. Poirier, à Grouchy;

2e Prix, 60 fr. —A Jules Marie, chez M. Gadbled, à Lasson;

3e Prix, 40 fr. — A Honoré Lecanu, chez M. Lebaron à St. -Gabriel ;

4e Prix, 30 fr. — A Joseph-Prosper Cussy, chez M. Léon Viel, à Lantheuil ;

5e Prix;, 20 fr. — A Lemaréchal, chez M. Besognet, à Vaux-sur- Seulles ; Mention honorable. — A Eugène Monnier, chez M. Adolphe Lecoq, au Fresne-Camilly.

Après la distribution des récompenses l’on se rendit à la salle du banquet. Les halles avaient reçu cette destination, et les piliers, contre lesquels le blé s'entassait la veille, s'enorgueillissaient des trophées de drapeaux qui semblaient au signe du travail faire succéder le signe du triomphe. Les lauréats auxquels revenaient de droit les honneurs de la journée , venaient mêler leurs rangs à ceux des membres de la Société d'Agriculture et des autres invités parmi lesquels on remarquait M. Abel Vautier, membre du corps législatif, M. Delacour, ancien député, à droite et à gauche de M. de Druval, maire de Creully, ayant pour vis-à-vis, M. Bertrand, président de la Société d'Agriculture et de commerce, M. le vicomted'Osseville, membre du conseil d'arrondissement et M. Lepelletier, juge de paix. A la fin du banquet, M. le président se leva et porta le toast suivant, qui fut accueilli par des applaudissements unanimes : «A M. le maire de Creully, dont l'administration intelligente et ferme est un bienfait cotinuel pour ses 'administrés, qui reconnaissent ses soins par l'estime et l'affection dont ils l'entourent ! Aux habitants de Creully, en retour de la sympathie avec laquelle ils ont accueilli les représentants de la Société d'Agriculture et de Commerce!»M. de Druval répondit: « à la Société d'Agriculture de Caen, toujours si pleine de zèle, pour son utile mission, à son honorable président dont le bienveillant concours ne sortira pas de la mémoire des habitants de Creully ! »


M. Morière, rappelant que la Société d'Agriculture est aussi Société de Commerce, et qu'à ce titre toutes les utiles industries sont de son ressort, proclama le canton de Creully comme l'un de ceux où la fabrication de la dentelle est le plus en honneur, où l'on compte un plus grand nombre d'habiles ouvrières. C'est au nom de cette florissante industrie qu'il proposa de porter un toast à M. Violard, dont la fabrique, l'une des plus importantes du département, a son siège à Courseulles ; à M. Violard qui, aux expositions précédentes, a mis sous le jour qui leur appartient les dentelles de Caen ; à ses succès passés, à ses succès futurs ! L'idée était heureuse, elle fut chaleureusement accueillie, et l'on peut dire que dans cette fête rien ne fut oublié. Après les jeux organisés par l’organisation municipale de Creully, une splendide illumination prolongea le jour.Comme pour prêter un charme nouveau à la réunion cantonale, M. Paysant ouvrit son parc à la circulation empressée de la foule. Là nous attendait le château du moyen-âge rajeuni par l'éclat d'une fête moderne. La Société d'Agriculture s'estime heureuse d'avoir été l'occasion et le témoin d'une de ces manifestations où l'esprit public se retrempe, où les rangs sociaux se confondent en une grande famille rapprochée et unie par un immense intérêt commun.

samedi 26 juillet 2008

Creully - Que reste-t-il des lustres de l'église ?

Intérieur de l'église avec les lustres.
Les lustres pendus sous les voutes.
Seule une chaîne reste comme souvenir dans les combles de l'église.


lundi 21 juillet 2008

Creully - Histoire et description par M.Fortier

Monsieur Maurice Fortier, notaire et Maire de la localité de 1961 à 1966; avec Monsieur Jacques Pougheol, a écrit la partie concernant Creully dans un fascicule historique et architectural.
Je reproduis ci-dessous les trois pages concernées.
Cinq châteaux normands entre Bayeux et Caen . Etude historique et architecturale de cinq châteaux : Creully ( Maurice Fortier et Jacques Pougheol ) ; Fontaine-Henry ; Lantheuil ( marquis de Naurois-Turgot ) ; Brécy ( Jacques de Lacretelle , de l'Académie française ) ; Creullet ( Bernard Leconte d'Hymouville ).
Si vous me faites une demande par mail, je vous ferai parvenir une copie de ces trois pages par courrier postal. Ne pas oublier d'indiquer votre adresse postale.

mercredi 16 juillet 2008

Creully - Photos prises du clocher.

Pour répondre à un internaute me demandant à quel endroit les photos de Creully prises du clocher ont été réalisées: voir point jaune sur photo de l'église.

mardi 15 juillet 2008

Creully - Dagobert à Creully...

Une nouvelle étiquette d'un produit de la laiterie Paillaud.

samedi 12 juillet 2008

Creully - Peinture murale d'un pompier.

Peinture présente dans un bâtiment communal utilisé par les premiers pompiers de Creully

mercredi 9 juillet 2008

Creully - Creullet vu du clocher

Le château de Creullet vu du clocher de l'église.

dimanche 29 juin 2008

Creully - 2 naissances ?

Naissance de deux pigeonneaux à l'extérieur du clocher de l'église.

samedi 7 juin 2008

Creully - La maladrerie

De nombreux ouvrages indiquent qu'une Maladrerie se situait sur les terres de Creully.
Voici son emplacement.Seule la structure d'une ancienne éolienne nous indique où se situait la maladrerie.

La Maladrerie (ou Maladerie)

Une croyance populaire admet que les lépreux ayant pris pour patron saint Lazare supposé mort de la lèpre et dont le nom fut changé en celui de saint Ladre, furent à cause de cela, appelés Ladres et que de là sont venus les noms de ladrerie, maladrerie, lazaret.
Des temps hébraïques aux premiers siècles de notre ère, il n'existait pas de léproseries proprement dites, bien que, à cette époque reculée, les législateurs aient pris à l'égard des malheureux lépreux des mesures ayant pour but d'empêcher la propagation de la maladie.
Avec l'extension que fait la lèpre aux neuvièmes et dixièmes siècles, les léproseries deviennent si nombreuses que toute ville, toute bourgade même de peu d'importance avait son refuge. D'après l'historien Mathurin Paris il en existait 2 000 environ en France.
Les maladreries étaient toujours éloignées des habitations et il était difficile aux personnes du dehors d'y pénétrer, excepté le jour de Pâques.
Avec les procédés et l'ignorance de ceux qui étaient chargés de l'examen des lépreux, il n'est pas douteux qu'il y avait dans ces maladreries d'autres malades que des lépreux. Tous ceux qui étaient porteurs d'une affection de la peau ressemblant aux manifestations dé la lèpre, tous ceux qui étaient atteints de variole étaient séquestrés dans ces léproseries. Il y avait aussi des vagabonds et des paresseux qui, sans nulle crainte de la contagion et désireux de vivre sans rien faire, simulaient la lèpre pour être admis dans ces maisons. Il est vrai que les moyens de reconnaître la lèpre étaient absolument primitifs.


Lépreux, gravure du 13ème siècle

Une fois la maladie bien ou mal constatée, l'official diocésain prononçait la séparation, quelle que fût la situation sociale du malade, et faisait publier le jugement au prône de l'église paroissiale. Le dimanche suivant le curé en surplis et en étole et précédé de la croix et du bénitier, allait à la porte de l'église où devait se trouver le lépreux revêtu d'une robe noire, il l'aspergeait d'eau bénite et, après lui avoir assigné une place séparée dans l'église entre deux tréteaux, il célébrait une messe du St-Esprit avec l'oraison pro infirmis.
Après la messe, le lépreux était conduit processionnellement dans la cabane préparée pour lui dans la maladrerie voisine, sur le toit de cette cabane on jetait un peu de terre du cimetière en prononçant ces solennelles et touchantes paroles Sis mortuus mundo, vivus iterum Deo. Le prêtre récitait alors les litanies et donnait successivement au malade les objets suivants, après les avoir bénits: une cliquette (notam ou crépitaculas), des gants (chisotecas), une panetière (peram), puis il lui faisait les défenses suivantes, ainsi résumées par les chroniqueurs de l'époque :

" De ne plus entrer dans les églises, moulins, fours ou marchés, ni de se trouver en assemblée du peuple.
" De ne jamais laver ses mains, ni chose aucune qui soit à son usage, dans les fontaines, rivières ou ruisseaux qui servent au public, lui enjoignant que, s'il veut puiser de l'eau pour sa nécessité, il se serve de son baril ou de quelque autre vaisseau propre à cet effet.
" De n'aller déchaussé hors de la maison ni sans habit de lépreux (robe noire et voile pour la bouche) et ses cliquettes afin d'être reconnu d'un chacun.
" De ne toucher quelque part qu'il se trouve aucune chose qu'il voudra acheter, sinon avec une verge ou baston.
" De n'entrer aux tavernes ni autres maisons, sous quelque prétexte que ce soit, lui enjoignant que, s'il veut acheter ou recevoir du vin que l'on lui voudra donner, il le face mettre en baril.
" De ne connaître charnellement autre femme que la sienne.
" De ne répondre sur les chemins à ceux qui l'interrogeraient, s'il n'est hors et au-dessous du vent, de peur qu'il n'infecte les passants
" De ne point passer par les chemins étroits, pour éviter les rencontres contagieuses.
" Que s'il est contraint en voyageant de passer l'eau, de ne point toucher les pieux et autres instruments qui servent à cet effet sans avoir premièrement mis ses gants.
" De ne toucher aucunement les petits enfants, ni leur donner aucune chose, ni à quelque autre personne que ce soit.
" De ne plus manger ni boire en compagnie, sinon de lépreux comme lui. "
Le prêtre le consolait ensuite et l'exhortait en lui disant: " vous ne vous fâcherez pas d'être séquestré des autres, d'autant que vous aurez votre part à toutes les prières de votre mère sainte Eglise, comme si personnellement étiez tous les jours assistant au service divin avec les autres... Seulement prenez garde et ayez patience, Dieu demeure avec vous."
Extraits de documents issus du site du Centre Hospitalier de Corbie (Somme)

mercredi 28 mai 2008

Creully - Laiterie Paillaud - Lait en caisse de bois

Les boites de lait concentré Paillaud étaient transportées dans des cartons ou dans des caisses en bois, en particulier pour l'exportation (Indochine par exemple).
Je me souviens, quand j'étais encore étudiant, des vacances où nous travaillons à la laiterie pour se faire un peu d'argent.
Mon premier travail consistait à assembler tous les éléments composants la caisse à l'aide de clous et d'un marteau. Plus tard arriva les cloueuses automatiques à air comprimé.