dimanche 30 septembre 2012

RARE: La place de Creully à la fin du XIXème siècle

Cette photo est la plus ancienne que l'on connaisse de la place de Creully avec ses commerces.
Prise de la terrasse de l'hôtel Saint Martin ce cliché nous montre la place avant la construction du kiosque à musique.
Merci à Sébastien.

jeudi 27 septembre 2012

Creully - La légende de la Dame aux ciseaux.

La légende de la Dame aux ciseaux
Nous sommes dans la deuxième moitié du XVe siècle, la guerre de 100 ans venait de se terminer ; le château de Creully était en travaux ; restauration autorisée par Louis XI.
Au sein du château forteresse, une couturière oeuvrait pour un baron de Creully, un Vierville, et surtout pour la baronne.
Cette couturière très habile de ses mains confectionnait les plus beaux habits appréciés par les femmes du château. Elle avait réalisé pour elle une houppelande de couleur violette. Une des trois couleurs autorisées, les deux autres étant le noir et le gris ; le rouge et le vert étaient portés que par les nobles. Ce code des couleurs s’appliquait aux enfants de moins de sept ans ; les mâles étaient en blanc et les fillettes en bleu ciel.
Cette femme nommée «Guillemette» était fort belle ; elle savait s’apprêter de quelques bijoux ; même ses ciseaux de couturière qu’elle portait à sa ceinture étaient affublés d’un morceau de létice.
Non loin d’une des pièces du château réservées aux gardes, elle fut abordée par le baron lui-même qui souhaitait s’entretenir au sujet de la baronne disait-il. Mensonge car, retirés des yeux et oreilles, ils eurent une aventure car on ne refuse rien au baron.
Les mois passèrent quand Guillemette rencontra le baron et lui demanda de l’écouter : «ta lignée est en moi comme tu le vois à mon ventre, tu m’as enceinté».
Ne voulant admettre cette situation, le baron, encore jeune, sentait la colère montait en lui, injuria la couturière et lui indiqua : «jamais je ne reconnaîtrai cette progéniture ; ce n’est pas un héritier des Vierville».
Guillemette, déçue, à bout de nerfs, se porta face au baron et le gifla de toutes ses forces.
Outrage extrême !
Le baron se jeta sur la femme et lui attrapa sa chevelure, faisant tomber une petite templette qui participait au maintien de tresses ; il arriva à attraper les ciseaux et d’un coup furieux, il poignarda la pauvre couturière de sa mère.
Le liquide de couleur rouge tâcha les vêtements de la belle Guillemette qui eut la force de murmurer : «je te maudis» avant de quitter (provisoirement) ce château de Creully.
Il fallait faire disparaître le corps ; le baron choisit une des multiples caves du château, en particulier une très humide à l’aplomb des remparts à l’est. Ainsi ce crime ne fut porté à la connaissance des habitants du lieu.
Creully et son château s’entouraient de brume remontée de la Seulles qui coulait au pied des remparts et dans la chambre du baron la mèche d’un creuset s’éteignit par manque d’huile. Le baron dormait.
Le meurtre de Guillemette était un fait d’hier.
Malgré l’absence d’orage sur la contrée, un bruit se fit entendre brusquement comme un coup de tonnerre.
Le baron se réveillât brusquement ; ses yeux à demi ouverts, il vit une forme de femme non loin de sa couche qui brandissait une grande paire de ciseaux. La forme d’une blancheur de lait de brebis s’adressa à lui : «Jusqu’à la fin des ans, des milliers d’années, je serai là, sur ce domaine, pour rappeler à toi-même et à ta descendance la lâcheté des barons de Creully».
Le dernier des barons de la lignée des Vierville n’eut pas de descendance mâle….

Certaines nuits, des hommes ou des femmes en errance autour du château, parfois dans les fossés qui le bordent, ont vu et on verra encore une grande forme d’une couleur blanche avec à la main une paire de ciseaux, la Dame aux ciseaux.
Enceinter: mettre enceinte
Houppelande:
large robe à grande manches (plutôt employée quelques dizaines d’années avant.
Templette: (ou templière), décoration faite en métal sur laquelle s’enroulaient les tresses.

Létice : fourrure blanche moins chère que l'hermine.

vendredi 21 septembre 2012

Creully - Le puits du château

Dans la petite cour intérieure du château, entre la bâtisse et la montée vers la grande terrasse, se trouvait un puits dont la maçonnerie se trouve maintenant face à la façade sur une pelouse.










lundi 17 septembre 2012

Solution du jeu de l'été. Objet Mystère


Mon Grand-père paternel (le père Barette) été facteur à la poste de Creully. Les tournées de distribution du courrier à bicyclette étaient longues et difficiles; il fallait bien se désaltérer…..
Une sieste était parfois  bien venue car les jambes fléchissaient. Un fossé faisait l’affaire.
Un jour des gendarmes de Creully, qui le connaissaient bien, l’aperçurent  entre Saint croix-sur-mer et Tierceville. Il dormait bien le facteur.
Sans le réveiller, ils lui mirent les bracelets et, pour ne pas être trop «vaches»,  mirent la clé dans sa sacoche.
On ne sait comment fut le réveil du préposé mais jamais il ne voulut rendre les menottes à la maréchaussée.
Mon grand-père nous a quitté il y a longtemps et j’ai hérité des bracelets d’acier.

 


Les gagnants recevront une gravure du Château rare.

mercredi 12 septembre 2012

Creully - Seul engin de 1944 restant

Seul vestige important, témoin du débarquement en juin 1944, restant à nos jours dans la commune.
Cette moto-pompe anglaise "Hercule" servait à l'arrosage du terrain d'aviation B9 entre Creully et Lantheuil; terrain recouvert de grillage.
Ce terrain a été utilisé par l'aviation canadienne à partir du 27 juin 1944 et pendant deux mois.
Elle fut récupérée par les membres du corps des sapeurs pompiers de creully qui avait été créé le 4 août 1945. Le premier registre fut créé le 9 février 1947; le corps a été mis sous les ordres du Sous-lieutenant René Chateigner, couvreur dans la localité.




L'eau puisée dans le bief de la Seulles était acheminée avec des tuyaux également récupérés dans le matériel militaire.
L'eau remontait jusqu'a un regard façonné sur le parvis de l'église où plusieurs branchements étaient possibles (voir photo ci-dessous). Ce point de pompage n'existe plus.

lundi 10 septembre 2012

Lithographie - Château de Creully (1830)

Eugène CICERI (1813-1890)

Château de Creully
D'après P.Charles SECHAN (1803-1874)
Extrait du "Voyages Pittoresques et Romantiques dans l'Ancienne France, Normandie" entrepris par Taylor et Nodier
Lithographie sur chine appliquée, vers 1830
Éditée par A.F Lemaître à Paris

jeudi 6 septembre 2012

1944 - L'aérodrome B9 de Creully - Lantheuil par Philippe Bauduin

Je voudrai rendre hommage à un travail de recherches effectué par Philippe Bauduin.
Cet historien de la dernière guerre a retracé l'histoire de l'aérodrome B9 qui se situait entre Creully et Lantheuil en 1944.

 


Pour s’assurer le meilleur appui aérien au sol, les Alliés ont programmé de construire, dès le Débarquement, au plus près de la ligne de front des aérodromes temporaires. En trois mois la Normandie sera couverte par plus de 50 plateformes, 30 américaines et 20 britanniques.
 
Comment cela a été possible ? Quels résultats sur le déroulement et l’issue des combats ? Que reste-t-il aujourd’hui de ces travaux gigantesques ?
Je vous invite à retrouver cette histoire avec le lien suivant:

http://www.ete44.fr/fr/48-blog/temoignages/108-ete-44-aerodrome-de-campagne-b9-a-creully

mercredi 5 septembre 2012

Creully - Le colombier sur la route de Tierceville

Le colombier est sur le territoire de la commune de Creully.
Le terme pigeonnier est couramment utilisé pour désigner une construction destinée à abriter des pigeons. Le terme de colombier est plus réservé à un bâtiment isolé en forme de tour.
La définition d’un pigeonnier selon Viollet-le-Duc : « Bâtiment destiné à contenir des troupes de pigeons et à leur permettre de pondre et de couver leurs œufs à l’abri des intempéries ».
Les pigeonniers « à pied », dont les nids appelés « boulins » occupant les parois intérieures du local étaient disposés jusqu'au sol. Ce type de construction correspondrait au « colombier ».
C'est le cas de notre colombier entre Creully et Tierceville.
Le développement de l'élevage du pigeon est né de la nécessité de trouver des compléments à une alimentation composée surtout de céréales. En effet, au moyen-âge, la viande était un luxe exceptionnel et n'était consommée que dans de rares et grandes occasions.
Nous pouvons nous faire une idée de l'importance de la consommation en pigeons dans les manoirs, quand on sait qu'en 1261 la maison du Roi de France consommait quotidiennement 400 pigeons et celle de la Reine presque autant.
La deuxième fonction du colombier et non la moindre était la production de colombine, c'est ainsi qu'on dénomme la fiente des pigeons, qui était très recherchée comme engrais pour les cultures exigeantes telles que celles de la vigne, des jardins potagers ou des vergers. Cette production était une source de revenus qui figurait même sur les contrats de mariage .
Pour recueillir ce puissant engrais dans les meilleures conditions, le sol des pigeonniers était souvent pavé et une porte ou une trappe était ménagée à ce niveau.

les "boulins"
Un boulin
Texte extrait d'un magnifique site bien documenté:

samedi 1 septembre 2012

Creully - Où sont les reliques de l'église?


Les reliquaires étaient visibles au dessus de l'autel.
Ayant retrouvé la trace écrite des contenus des reliquaires de l'église de Creully, j'ai voulu les voir. Malheureusement ma recherche visuelle fut sans succès.

Voici le nom des Saints présents dans l'église dans les reliquaires.
Le 26 Mai 1839, l'Archevêque d'Irenopolis, Etienne Messir, faisait don à l'église Saint-Martin de Creully, des 5 reli­ques suivantes :
De St Alphonse de Liguori, évêque et confesseur (parcelle de vêtement)
De St Jérôme (parcelle de vêtement).
De St Pacifique a Severino (parcelle de vêlement).
De Ste Véronique de Julien, vierge, (parcelle de vêtement).
De St Jean de la Croix (parcelle d'ossements).

En 1847, le Cardinal Patrizi, vicaire général de sa Sainteté, enrichissait notre église de 12 nouvelles reliques :
De St François de Sales (ossements).
De St Germain, évêque et confesseur, (ossements).
De St Maurice, martyr (ossements).
De St Vincent de Paul (parcelle de vêtement).
De St. François Xavier, confesseur (ossements).
De Ste Anne, mère de la sainte Vierge, (ossements).
De St Clément, pape et martyr, (ossements)
De St Georges, martyr.
De Ste Catherine» vierge, martyr, (ossements).
De Ste Marie-Magdeleine, pénitente (ossements).
De St Bonaventure, docteur, (ossements).
De St Thomas d'Aquin, docteur, (ossements).
Enfin, le 23 octobre 1932, le Postulateur général de la Congrégation des Prêtres du Saint-Sacrement, Georges Bouffé, remettait à M. l'abbé Duval, Curé-Doyen de Creully, une parcelle des ossements du bienheureux Pierre-Julien Eymard, fondateur de cette congrégation.Nous possédons l'authentique de toutes ces reliques, avec le visa de Monseigneur l’’Evêque de Bayeux.
Les reliques, données en 1839 et 1847, ont été placées dans les reliquaires que nous possédons, le 23 juin 1861, Par les soins de M. l'abbé Follope, Curé-Doyen
de Creully.