mardi 30 octobre 2012

Le tambour du dernier Garde-champêtre à pied.


Le dernier garde-champêtre annonceur au son du tambour était Monsieur Pelcat que nous voyons sur la photo ci-dessous prise lors d'un Noël des sapeurs pompiers de Creully.
L'enfant (à gauche) devant Mr Pelcat n'est autre que votre serviteur...

lundi 29 octobre 2012

mercredi 24 octobre 2012

Drame à Creully - Une mère de 11 enfants trouve la mort.



Dans les eaux bouillonnantes



 
Mardi soir, Mme Vve G., 61 ans, ouvrière agricole, demeurant à Tierceville, quittait son domicile à bicyclette pour se rendre, comme tous les jours, à son travail. Elle ne devait pas reparaître. Victime d'un acci­dent, Mme G., qui avait heurté le parapet du pont de la route d'Arromanches, à la sortie de Creully, avait été projetée dans les eaux grossies par les pluies.
D'habitude. Mme G. se rendait à son travail, chez M. Levoir, cultivateur à Creully, en coupant à travers les champs. L'employée était une personne toujours exacte. Mardi, pour une raison quelconque. Mme G. avait utilisé sa bicyclette.
Le premier inquiet a été M. Le­voir, employeur de Mme G., qui devait venir chez lui pour traire les vaches à 17 heures, comme tous les jours.« Ne la voyant pas arriver, je suis allé chez elle à Tierceville. Son jeune fils m'a appris qu’elle était partie à bicyclette. Sans doute avait-elle descommissions à faireà Creully.»
M. Levoir ayant aperçu la bicy­clette de Mme G., alla demander le concours de son commis pour re­connaître la machine. C'était bien le vélo de la brave femme.
« Le vélo, je l'avais bien vu... » C'est M. Pézeril qui parle. Habitant de la maison sous laquelle passe le cours d'eau, il fut intrigué de le voir. « Je ne pouvais dire à qui il appartenait. C'est M. Levoir qui l'a reconnu. Mais j'ai tout de suite pen­sé à un accident... »
Mr Pézeril
Il n'y a donc pas de témoin de l'accident. Cependant la cycliste a été vue dans la descente de la côte qui précède le pont. Une rude cote. Il a été précisé que Mme G. des­cendait avec rapidité, emportée par son propre poids. La cycliste a dû manquer son virage et sortir de la route sur sa lancée, pour se diriger vers l'entrée de la cour de M. Pezeril. Les traces du contact du vélo sur le parapet sont visibles. Mme G. a certainement basculé pour tomber dans le courant. Peut-être était-elle assommée par le choc.
Cependant, jusqu'à hier matin à 10 heures, la noyade de Mme G. n'était qu'une hypothèse. Appuyée sur des détails solides, mais une hypothèse. La confirmation, les pompiers l'ont fournie en retirant avec un grappin le tablier de la dis­parue. Le vêtement a été formelle­ment reconnu par la fille de Mme G. : «C'est bien le tablier de maman...» Et de constater : « La bretelle est arrachée... »
Un vélo adossé seul...
Sans doute a-t-il été arrachée dans le choc avec le parapet. Ainsi le tablier n'apportait pas la preuve que le corps se trouvait au même endroit. Il pouvait logiquement avoir été emporté très loin. La rivière est profonde de trois mètres sur deux kilomètres.
C'est pourquoi à ce moment, le commandant des pompiers, M. Châtaigner, a pris une décision prati­que en divisant les pompiers en deux groupes. Un groupe partant de Colombiers, allant à la rencontre de celui qui descendait le courant à partir de Creully.
Après la découverte du tablier de Mme G., le fils aîné de la dis­parue se rendait à la brigade de gendarmerie et demandait qu'un plongeur soit appelé pour procéder à des recherches sous la maison de M. Pézeril,
« Je veux, disait le fils aîné, au nom de la famille, que tout soit mis en œuvre pourretrouver notre mère. »
 
Mr Levoir, employeur de madame G. a participé aux recherches
Dans cette famille, ils sont onze enfants : quatre frères et sept .sœurs. Le plus jeune, un garçon de 15 ans, vivait avec sa mère.
C'était le dernier à rester à la maison. Tous les autres, plus grands, ont suivi leur chemin dans la vie, mais aujourd'hui tous se retrouvent unis autour du benjamin privé d'une mère dont il avait encore besoin pour vivre, et d'un père disparu lui aussi il y a deux ans. Il n'a pas éténécessaire de faire intervenirun homme-grenouille pourplonger sous la maison de M. Pézeril.Le corps de la malheureuse noyée,disparu depuis mardi soir à 17heures, devait être retrouvé hier matinà 11 h.30, à 2 kilomètres en aval,dans latraversée d'un her­bage, sur le territoire de la com­munede Tierceville, la commune de Mme G. On comprend que les recherches dirigées mardi soir, jusqu'à 22 heures, sous l’autorité des gendarmes n’avaient pas abouti. Le courant, d’une violence rare, le flot gonflé par les inondations, ont entraîné avec rapidité Mme G., malgré les branches et obstacles qui n’ont pas manqué d’accrocher les vêtements.
(Je n'ai pas retrouvé la date exacte)




dimanche 14 octobre 2012

jeudi 11 octobre 2012

Creully - A nos morts de la grande guerre



Creully a eu, le dimanche 3 octobre 1920, son grand jour de souvenir religieux et patriotique pour ses enfants tombés glorieusement au champ d'honneur. C'était l'inauguration dans l'église d'une plaque commémorative, et sur la place de l’église, d'un monument public, consacrés à perpétuer la mémoire de ces nobles victimes de la guerre.

 

Dès le matin, à la grand-messe, rendez-vous avait été donné aux autorités locales, aux 70 soldats démobilisés, et aux familles des morts: tous avaient répondu à cette convocation.
MM. les membres du Conseil municipal et de la commission du monumentavaient tenu à honneur de se grouper dans le chœur de l’église pour assister officiellement à l'office. Aprèsla célébration de la messe du jour, M. le doyen, dans une brève mais pathétique allocution, rappelle les heures pleines d'angoisses, vécues par tous du 2 août 1914 au 11 novembre 1918, l'admirable abnégation de nos braves soldats, leur héroïs­me devant la mort, et l'espérance chrétienne qui doit conso­ler les familles en deuil.
Le chant du  « De Profundis », après le rappel des noms des 23 victimes de Creully, et le chant du « Libéra » termi­nèrent la cérémonie du matin.
L'église était déjà trop petite le matin pour contenir la foule des fidèles, désireux de témoigner leur profonde sym­pathie aux familles en deuil et d'unir leurs prières aux prières de l'Eglise pour leurs chers disparus; l'après-midi ce fut bien autre chose encore; beaucoup ne purent trouver place dans l'édifice sacré.
Réunis à la mairie, MM. les membres du Conseil muni­cipal, accompagnés de M. Engeraud, député, de M.d'Olliamson, conseiller général du canton, de MM. les membres de la commission du monument, des enfants de toutes les écoles avec un bouquet de fleurs naturelles à la main et de tous les poilus démobilisés, organisèrent ensemble un défilé à travers les rues du bourg, magnifiquement décorées de guirlandes,d'arcs de triomphe et de drapeaux, et, musique en tête se rendirent à l'église, où ils eurent grand peine à pénétrer — tant la foule était dense — pour occuper ,les places qui leur avaient été réservées.
 Après les chants liturgiques, M. le doyen procéda à la bé­nédiction de la plaque commémorative, et adressa à la foule recueillie et profondément émue une allocution toute de cir­constance.
Répondant à cette question. A qui devons-nous la vic­toire? Il sut rappeler en un langage concis et saisissant toutes les causes secondes que le Seigneur, — pour qui la France est la nation de choix, — mit en œuvre afin de nous assurer le triomphe: génie des chefs, admirable civisme des hommes d'Etat, vaillance de nos héroïques soldats, sacrifice suprême des morts, sublime exemple du clergé, union sacrée de tous, générosité dans les séparations et les brisements du cœur.
Un salut en musique pieusement chanté par les jeunes filles termina la cérémonie religieuse.
De suite le cortège reformé pour se rendre au monu­ment autour duquel tous, autorités, poilus, enfants des écoles segroupèrent pour assister à sa bénédiction donnée par M. le doyen, et entendre les orateurs.
M. le Chef d'Escadron de Druval prit le premier la parole: comme président de la commission du monument, il remit celui-ci à la municipalité en exprimant ses chaleureux remerciements à tous les généreux donateurs. Leurs abondantes offrandes ont permis de faire grand: sur un socle en granit surélevé de deux marches, se dresse fièrement un glorieux poilu criant « Victoire » et couronnant ses frères, tombés avant le triomphe final. Entouré de 4 obus reliés par de lourdes chaînes le monument est vraiment imposant.
M. le Maire,M. le Conseiller général, M. le député prirent aussi successivement la parole. Ce serait déflorer ces patriotiques discours que d'en donner ici une froide analyse, nous regrettons de ne pouvoir les reproduire entièrement: ils le mériteraient.
Entre ces divers discours vint s’intercaler la lecture d'une pièce de vers d’une forte conception et d’une belle envolée sur l’immense triomphe de nos vaillantes armées.
Après la Marseillaise et le chant du Départ joués par la musique la foule se sépara profondément émue.
Les poilus démobilisés devaient se retrouver bientôt réunis en des agapes fraternelles généreusement offertes par M. le Maire. Plus de 70 démobilisés, unis à MM. les membres du Conseil municipal y prirent part.  A la table d’honneur étaient à droite de M. le Maire, M. le doyen et M. le Comte d'Olliamson; à sa gauche, M. le Juge de paix ; toutes les autres tables étaient présidées par un conseiller municipal.
Dire que le repas commença par la récitation publique du « Bénédicité » c'est montrer assez l'esprit qui animait les invités.
Le repas tout entier d'ailleurs fut charmant de cordialité, d'entrain, de saine gaieté, les toasts de M. le Maire, de M. le Conseiller général, de M. le Juge de paix et les remerciements des poilus furent fort applaudis — non moins applaudie fut la délicate pensée qu'eurent les jeunes filles du bourg de venir offrir une gerbe de fleurs aux démobilisés ce qui leur valut une nouvelle gracieuseté de M. le Maire qui leur offrit gâteaux et champagne.
De beaux chants patriotiques terminèrent une réunion si pleine d'entente cordiale
Honneur à M. le Maire d'avoir ainsi compris ce que devait être la fête du souvenir! Nos félicitations à tous les or­ganisateurs et à tous les habitants de Creully qui ont su faire de cette journée, en même temps une journée de prières pour nos chers morts et une journée de sympathique reconnaissance  pour nos glorieux vainqueurs.

 

lundi 8 octobre 2012

Formulette du canton de Creully

Une formulette est un petit couplet en forme de ritournelle, de comptine, que l'on trouve dans certains rituels enfantins

vendredi 5 octobre 2012

Le Bloc de Creully.



Un grand merci à Didier Marin qui m'a remis cet ensemble de 10 cartes postales datant des premières années 1900. L'éditeur est A.Dubosq, curé à Commes près de Port en Bessin.

mercredi 3 octobre 2012

Une nouvelle pièce rare dans ma collection : La première édition des "BARONS DE CREULLY" de R.Pezet

Collectionner c'est être à l'affut d'une pièce rare manquante à sa collection.




Recherchant tous documents concernant CREULLY, dans mes déplacements je ne manque pas de "fouiner' pour dénicher une photo, un document ou un livre sur mon village natal.

C'est ainsi que le mois d'août fut un mois de découverte: un mémoire de la Société d'Agriculture, Sciences, Arts et Belles-Lettres de Bayeux datant de 1854.



Dans cet ouvrage, différents textes sont publiés. On y trouve la première parution des "Barons de Creully"; une étude historique réalisée par Romain Pezet, Président du Tribunal Civil de Bayeux et Président de la Société Académique.

Une nouvelle pièce rare à ma collection.