vendredi 28 février 2014

Creully - des jeunes hommes des années 40

Mon père au centre du deuxième rang. Mon oncle Fafin devant lui.

lundi 24 février 2014

Une tannerie de Creully située au bord de la Seulles

Pour la première fois l'on peut situer une tannerie de Creully.
Sur le dessin d'une vue du château, nous pouvons apercevoir des bâtiments sur les bords du bief de la Seulles. Grâce à un outil employé par les tanneurs, un chevalet, nous situons une des tanneries de Creully. (Voir les parties grisées sur l'image ci-dessous)
 
 
LE TANNEUR
Le tanneur est un marchand et artisan, qui prépare les cuirs avec la chaux & le tan. Les bouchers salent les peaux détachées des bêtes avec du sel marin, de l'alun ou du salpêtre, pour empêcher la putréfaction avant l’arrivée chez le tanneur. Le tanneur les lave à l'eau pour éliminer le sang caillé & autres impuretés, puis les pose sur le chevalet, et passe un couteau long à deux manches, sans tranchant, appelé couteau de rivière, pour les peigner.
Les peaux, nettoyées & égouttées, sont alors traitées à la chaux, pour faire tomber le poil ou bourre. Cette opération est effectuée dans des cuves appelées "plains".

Ensuite, pour obtenir des cuirs “plaqués”, utilisables pour les semelles, bottes par les cordonniers, le tanneur procède à un coudrement plus rapide, et pour obtenir des cuirs "en croûte" ou "tannés" à usage plus fin, sellerie, fourreau d'épée, malle, il coudre avec plus de tan et de temps, ce dernier pouvant atteindre 18 mois pour une bonne qualité.
Le coudrement se fait avec du tan, obtenu avec l'écorce du chêne, hachée et moulue sur un moulin à tan.


On verse peu-à-peu & très-doucement le long des bords d’une cuve, de l'eau un peu plus que tiède en assez grande quantité pour échauffer le tout, ensuite on jette pardessus plein une corbeille de tan en poudre ; il faut bien se donner de garde de cesser de remuer les cuirs en tournant, autrement l'eau & le tan pourraient les brûler ; cette opération s'appelle coudrer les cuirs, ou les brasser pour faire lever le grain ; après que les cuirs ont été ainsi tournés dans la cuve pendant une heure ou deux plus ou moins, suivant leur force & la chaleur du coudrement ; on les met dans l'eau froide pendant un jour entier, on les remet ensuite dans la même cuve & dans la même eau qui a servi à les rougir, dans laquelle ils restent huit jours : ce tems expiré on les retire, on les met dans la fosse, & on leur donne seulement trois poudres de tan dont la premiere dure cinq à six semaines, la seconde deux mois, & la troisième environ trois. Tout le reste se pratique de même que pour les cuirs forts.
 

Ces cuirs ainsi apprêtés, servent encore aux Selliers. Les peaux de veaux reçoivent les mêmes apprêts que ceux des vaches & chevaux qu'on a mis en coudrement, cependant avec cette différence que les premiers doivent être rougis ou tournés dans la cuve plus de temps que les derniers. Quand les cuirs de chevaux, de vaches & de veaux ont été plamés, coudrés & tannés, & qu'on les a fait sécher au sortir de la fosse au tan ; on les appelle cuirs ou peaux en croute, pour les distinguer des cuirs plaqués, qui ne servent uniquement qu'à faire les semelles des souliers & des bottes.
Les peaux de veaux en coudrement servent aux mêmes ouvrages que les cuirs des vaches qui ont eu le même apprêt ; mais elles servent à couvrir les livres, à faire des fourreaux d'épée, des étuis & des gaines à couteaux, lorsqu'elles ont été outre cela passées en alun.
Les peaux de moutons, béliers ou brebis en coudrement qu'on nomme bazannes, servent aussi à couvrir des livres, & les Cordonniers les emploient aux talons des souliers & des bottes pour les couvrir.
Enfin le tanneur passe encore en coudrement & en alun, des peaux de sangliers, de cochons ou de truies ; ces peaux servent à couvrir des tables, des malles & des livres d'église.
Pour obtenir les cuirs les plus fins, il faut ensuite l’intervention du corroyeur.
Les outils du tanneur sont peu nombreux : de grandes tenailles, un couteau, nommé couteau de rivière, qui sert à ébourer ; un autre pour écharner qui diffère peu du premier ; de gros ciseaux, autrement nommés forces ; le chevalet, & la quiosse ou queue.
Puis les peaux de bœufs et de vaches qui servent aux cordonniers pour les empeignes, les semelles des souliers & les bottes, aux selliers pour les selles, & aux bourreliers pour les harnois des chevaux, sont traitées en coudrement c'est à dire trempées dans une solution de noix de galle.

Les cuirs de veaux en coudrement ou à l'alun ; les veaux en coudrement servent aux mêmes usages que les vaches ; ceux qui sont passés en alun servent aux couvertures des livres, &c.
(Encyclopédie de Diderot et d'Alembert )

 

jeudi 20 février 2014

mercredi 19 février 2014

jeudi 13 février 2014

Le bateau à vapeur de l'église de Creully.

Dans les régions maritimes, les murailles des églises sont parfois couvertes de flottes de navires sculptés dans la pierre : de la barque au grand vaisseau de guerre en passant par le côtre de pêche et la galère. Chaque génération a gravé l'image de son bateau et nous pouvons en observer une collection détaillée. La sacristie de Creully présente caravelles et gréements, notamment un grand trois mâts et deux autres navires.
Certaines gravures sont remarquables par la connaissance qu'elles impliquent de la construction du navire, de son gréement. Il semblerait que de nombreux graffiti aient été l'oeuvre de personnes très proches du milieu maritime.
La rareté des graffiti marins des XIII'-XIV' siècles est peut-être due à l'usure du temps et à la taille parfois grossière des pierres.
Plus nombreux vers le XV'-XVI' siècle, il semblerait que le XVII' soit le siècle le plus riche en graffiti. Ceux-ci sont d'autant plus intéressants qu'ils constituent souvent les seuls témoignages iconographiques que nous conservions concernant la navigation de cette époque. Au XVIII' siècle, le nombre de graffiti décroît pour quasiment disparaître au XIX' siècle.
Sur un contrefort du côté nord de l'église de Creully, est gravé un bateau à voile et à vapeur.

lundi 10 février 2014

Une image du château de Creully trouvée en Angleterre

Cette représentation du château de Creully trouvée en Angleterre au mois de janvier, datant de 1867, nous apporte des réponses à plusieurs questions.
Ce sont d'autres histoires.... 


vendredi 7 février 2014

Laiterie Paillaud de Creully - Mes trouvailles du Week-end

Membre du club des collectionneurs d'Ifs, j'ai participé à l'organisation de notre salon annuel.
J'ai trouvé 4 étiquettes anciennes du camembert Paillaud (usine de Creully).
 

jeudi 6 février 2014

mardi 4 février 2014

Amblie - Réserve naturelle régionale - Carrières d'Orival - La pierre dite "de Creully"



Signalons le travail de Loïc Chéreau du CFEN Basse-Normandie pour la préservation de ce site.