jeudi 30 octobre 2014

Pourquoi ce blog?

Creully en Normandie
Un blog sur Creully
Présentation

 Natif de Creully, l'une de mes passions est de collectionner les documents anciens et des objets se rapportant à cette localité du Calvados.
Un seul but : regrouper le maximum d’informations sur les histoires de Creully.
Celles des deux châteaux et de l’église ; mais aussi celles de la vie communale et des habitants, des industries comme la laiterie Paillaud et la coopérative agricole, des artisans et commerces, de la compagnie des sapeurs-pompiers etc.
Ainsi je regroupe un nombre important de documents afin de les partager à travers sur mon blog. Un moteur de recherches interne facilite l’accessibilité aux articles.
Quels sont ces documents :
- des livres anciens ;
- des dessins, croquis et gravures ;
- des copies d’articles issus de livres anciens, de la presse écrite des années passées ;
- des textes historiques ;
- des cartes postales anciennes ;
- des photos anciennes (de classes ou de fêtes, par exemple) ;
- des étiquettes de produits laitiers ;
- des objets publicitaires de notre industrie ou des commerces;
- etc.
Je pars à  la recherche de nouvelles pièces en visitant les archives départementales, celles du Calvados par exemple, les archives des évêchés ;  en me rendant dans différentes bibliothèques (Caen et Bayeux), à la bibliothèque nationale etc. ; en feuilletant les journaux et les revues des décennies passées.
La participation des internautes est importante par des prêts de documents comme des photos.
Je vous invite cordialement à visiter le blog « Creully en Normandie ».
Jean-Pierre Barette

lundi 27 octobre 2014

Poisson Célestin, né à Creully en 1888, mort pour la France en octobre 1914

Poisson Célestin Emile, un nom parmi la liste les morts de la première guerre mondiale. Il fut tué le 3 ou 4 octobre 1914 il y a 100 ans à Neuville-Vitasse dans le Nord de la France.


samedi 25 octobre 2014

mercredi 22 octobre 2014

Les commerces de la place de Creully en 1910

La flèche rouge indique la boulangerie actuelle.

vendredi 17 octobre 2014

Hommage à Picard Léon mort pour notre pays en octobre 1914




Nécropole de Bray-sur Somme
Enfant de Creully, Léon Picard est décédé lors de la guerre de 14-18 en octobre de la première année des combats à Bray-sur-Somme où il est inhumé dans la nécropole nationale (tombe 587)



mercredi 15 octobre 2014

lundi 13 octobre 2014

Creully 1800 - 1801 Les artisans et commerçants de l'époque

Dans chaque mairie de village il était établi une liste des habitants ayant plus de 12 ans avec divers renseignements comme les métiers.
Ci-dessous un extrait de celle des années 1800-1801 de Creully.




Dans les listes de métiers nous trouvons des dentelières, des journaliers, des menuisiers, des charrons et des noms peu connus de professions.

Philippe Tanquerel, François Pelhate, Marie-José Richard et la veuve Brousse étaient FRIPIERS
Marchands vendant des vêtements d’occasion après les avoir remis en état.
Il leurs était interdit de proposer des habits ayant appartenu à des noyés, des victimes d’un meurtre, des lépreux et des pestiférés.



Marguerite Carville, Louis Deslandes et Jacques Robert étaient CROQUETIERS (Coquetiers)
Marchands ambulants qui récoltaient les produits frais comme le beurre et les œufs pour les revendre sur les marchés. 

Anne Vaussy, Marie Vintras et les veuves Le Tissier et Belbarbe étaient CABARETIERES
Hommes ou femmes qui avaient une maison où l’on pouvait se faire servir à boire et à manger en échange d’argent. (tavernier, aubergiste…)



 Jacques Bourdon était l'ECRIVAIN de Creully
De nombreuses personnes ne savant lire et écrire venaient voir l’écrivain pour remplir divers papiers officiels ou des missives personnelles.

 François Lavarde était MEGISSIER
Personne qui fait tomber la laine des  moutons et des brebis. Il passe de l’alun sur les peaux à poil.



Jacques Cauvin était l'APOTHICAIRE
Le préparateur de remèdes qu’il vendra pour soigner les personnes malades. (Pharmacien)



Antoine Berteaut et Guillaume Montégu étaient BLADIERS (blatiers)
Marchands de grains et de farines.



Jean Toufaire était FERBLANTIER
Fabriquant d’ustensiles de cuisine comme les casseroles, les assiettes, les bassines.
Il les recouvrait parfois d’étain. Certains fabriquaient des lampions et lanternes.


Julien Osmont, Pierre Cauvin et Jean Michel Cauvin étaient des BIMBLOTIERS(Bibelotiers)
Fabriquants de petits objets de jeux pour les enfants comme les dînettes et les jouets.


Jean Philipe était BOURLIER  (Bourrelier)
Fabriquant d’harnachements en cuir pour les  chevaux ou d’autres animaux de trait.
Il fabriquait aussi les courroies.


vendredi 10 octobre 2014

Le souvenir de la libération de Creully offert à mon père... par un libérateur.

Mon père Lucien Barette m'a donné un couteau qu'un militaire lui avait offert lors de la libération de Creully en juin 1944.
Il avait gravé ses initiales sur celui-ci. Est-ce un outil canadien ou anglais?





mardi 7 octobre 2014

1855 - On recherche actionnaires pour les moulins de Creully

L
 Devenez actionnaire pour un projet de moulin à huile.
Les Moulins de CreuIIy sont situés dans la commune de ce nom, arrondissement de Caen, département du Calvados, sur la rivière de la Seulles. Cette usine, construite à grands frais, il y a plusieurs années, et montée par M. Corrége, célèbre mécanicien de Paris, est en pleine activité. Le moteur hydraulique, d'une puissance considérable, met en jeu neuf paires de meules, qui peuvent écraser par an quarante mille hectolitres de blé, et produire vingt-quatre mille quintaux métriques de farine. Ce résultat est confirmé par l'expérience, et la clientèle toute créée, dont le gérant fait apport à la Société, assure le déboucher de cette grande fabrication.
Pendant environ huit mois de l'année, depuis le mois d'octobre jusqu'au mois de mai, la force de la chute d'eau dépassant les besoins du moulin à blé, la partie surabondante est perdue. II y a donc là une richesse à recueillir. Aussi serait-ce une excellente spéculation que de placer à côté moulin à blé existant déjà, un autre moulin à fabriquer l'huile, qui recevrait le mouvement de l'excédent des eaux de la chute.
On sait quelle importance ont pris et prennent chaque jour, dans le département du Calvados, la culture du colza,  le commerce et la fabrication des huiles. Cette importance, pour la seule matière première, a atteint, en 1854-1855, 25 millions de francs. Aussi le marché de Caen, pour les graines et l'huile, se place-t-il au premier rang.
Située au centre de la culture du colza, et dans le voisinage de Caen, l'usine projetée réunit toutes les  conditions de succès. La facilité de s'approvisionner de graines chez le cultivateur même, et de vendre les tourteaux dans le lieu même où s'en fait la plus grande consommation, annule la majeure partie des transports.
D'un autre côté, la proximité du petit port de Courtilles, permettant d'établir le charbon de terre rendu à Creully au même prix que le paient les usines de l'intérieur de la ville de Caen, on participera au mérite de la position de ces dernières; aussi pour profiter de l'avantage incontestable que présente la fabrication de l'huile pendant les mois d'août et de septembre, époque des basses eaux, devra-t-on joindre au moteur hydraulique une machine à vapeur qui pendant ces deux mois seulement remplacera la chute d'eau devenue trop faible.
Toute garantie est donnée que les frais de construction du moulin à huile, y compris les bâtiments et machines pour fabriquer 3,000 kilos d'huile par jour, ne dépasseront pas 100 mille francs, et n'atteindront pas probablement 80 mille francs. De plus, le directeur gérant fait apport à la Société de la promesse de vente du moulin à blé avec toutes ses dépendances immobilières et de la chute d'eau pour 130 mille francs. Il a coûté primitivement plus du double.
Ainsi, sur 500 mille francs dont sera formé le capital social, 230 mille francs seront convertis en propriétés immobilières et 270 mille francs seront employés au fonds de roulement.
L'appréciation du bénéfice à retirer d'une telle entreprise, faite dans les conditions les plus ordi­naires et avec les suppositions les plus modérées, conduit à promettre aux actionnaires un revenu d'au moins DIX POUR CENT de leur capital.
En effet, la mouture d'un hectolitre de blé produisant on moyenne un profit de 1 fr.50 à 2 fr., c'est rester au-dessous de la réalité que de fixer à 70 mille francs le profit brut de la mouture de quarante mille hectolitres. Les comptes de frais de fabrication, tenus dans les années précédentes, confirment que les frais généraux, y compris les intérêts du capital de 250 mille francs applicable au moulin à blé, ne dépasseront pas 45 .mille francs.
Le bénéfice net du moulin à blé sera donc de 25 mille francs. Quant au moulin à huile, pendant huit mois de fabrication, il produira au moins, à raison de 25 ou 30 barils par jour, un total de 6.500 barils, sur lesquels le profit brut est estimé de l2fr. à 13fr. par baril, année commune, tandis que les frais généraux ne dépassent pas 8 francs. Pendant la campagne de 1854-1855 la prime de fabrication a souvent dépassé 20 francs !
Ce sera donc, sur la fabrication de l'huile, un bénéfice net de 25 à 30 mille francs. En le portant seulement à 25 mille francs, et l'ajoutant aux 25 mille francs produits par le moulin à blé, on aura pour bénéfice net,  sur l'entreprise entière, une somme de cinquante mille francs par an.
Sur cette base, et d'après les statuts, le dividende assigné à chaque action de 500 francs sera de 25 francs, et comme en dehors de ce dividende chaque action aura reçu 5 p. 100 d'intérêts, soit 25 francs, le revenu total de chaque action sera de 50 francs, soit bien DIX POUR CENT du capital. Peu d'entreprises sérieuses en dehors de celles qui, en leur qualité de créations imaginaires, ou de jeux de bourse, promettent des dividendes de 50 ou 60 p. 100, peuvent offrir d'aussi beaux ré­sultats. Aussi le directeur gérant, en voulant garder la direction et en souscrivant le premier des actions, donne-t-il la preuve de la confiance qu'il y apporte. Il a la certitude morale que celle des souscripteurs ne sera pas davantage trompée par le succès.