mercredi 24 mai 2017

Creully - Dans le "Sac à dos" de G.Migeon

Un livre datant du début des années 1900, "Sac à dos",  décrit des paysages de France et d'Algérie.
Un article et une gravure ont pour thème le château de Creully, vous les trouverez ci-dessous.

Il est deux excursions que les baigneurs qui fréquentent l'été les plages normandes des environs de Caen ne peuvent se dispenser de faire : visiter Creully et Fontaine-Henry, dont les châteaux, construits à des époques différentes, conservent chacun un caractère bien particulier ; celui de Creully, par sa position et ses défenses, est un curieux vestige de la féodalité ; celui de Fontaine-Henry, un beau spécimen de l'architecture de la renaissance.

On s'y rend de Courseulles, petit port de cabotage, célèbre par ses parcs d'huîtres ; situé à l'embouchure de la Seulles, un fleuve minuscule, il possède une jolie plage, un port fréquenté par des navires de tous pays, et des environs boisés et fort pittoresques.
En quittant Courseulles, la route qui mène à Creully s'élève en pente douce jusqu'à un vaste plateau d'où l'on jouit d'une vue magnifique : en face, la mer, aux teintes glauques ; dans le bas, Courseulles, avec son port et son vieux château Louis XIII ; puis la côte où se dressent les jolis clochers de Bernières, de Saint-Aubin, de Langrune ; à droite, une vallée, formant comme un cirque de gras pâturages, que traverse le cours sinueux de la Seulles.
La route passe ensuite à Banville, un petit village perdu dans des bouquets d'arbres, puis à Tierceville, où elle bifurque à gauche, pour monter jusque sur la hauteur dont la Seulles baigne le pied, et sur laquelle s'étend Creully et son vieux château.
On débouche sur une vaste place ; au fond s'élève l'église, très petite, mais fort remarquable, du milieu du XIIe siècle, et dont les voûtes sont ornées de nervures romanes du style le plus pur. Cette église servait jadis de sépulture aux puissants barons de Creully ; on y voit encore le tombeau d'Antoine III et d'Antoinette II de Sillans. Sous le chœur, dans une sorte de crypte, on conserve quelques fragments des autres sépultures.
A droite de la place de l'église s'ouvre une petite grille donnant accès sur une allée plantée d'arbres, resserrée entre deux murs, et qui aboutit à ce qui devait être autrefois la cour d'honneur ; on y accède en franchissant un pont jeté sur les anciens fossés.
De la cour d'honneur, transformée en un fort beau jardin, on aperçoit la façade principale du château: un grand mur, percé de rares fenêtres, au sommet crénelé et flanqué d'une tourelle demi-circulaire, se terminant par une coupole. Au-dessus du toit, on voit le haut du donjon. Toute cette partie de l'édifice date du XVIe siècle.

 
Du côté opposé, les murs du château descendent à pic jusque sur les bords de la Seulles ; à la hauteur du premier étage s'étend une terrasse au parapet crénelé, sur laquelle s'élève le donjon, haute tourelle du XVe siècle, et une élégante cheminée à moulures du XIVe siècle. Comme on le voit, ces constructions sont complexes ; elles se dressent sur des caves voûtées, à nervures romanes qui sont la partie la plus curieuse de l'édifice. Dans la salle des gardes, on voit une cheminée de proportions colossales, et dans toutes les pièces du rez-de-chaussée, on retrouve les pièces voûtées de l'époque romane.
Les barons de Creully jouèrent un rôle considérable sous les règnes de Guillaume le Conquérant et de ses successeurs. En 1108, le château appartenait à Robert de Kent, fils naturel de Henry Ier ; plus tard, il eut pour seigneur un Glocester ; ses propriétaires avaient la réputation de barons pillards et batailleurs, sur lesquels on raconte maintes histoires terribles, entre autres, celle d'un certain baron qui, mécontent des procédés de l'évêque de Bayeux, mit le feu aux quatre coins de la ville et la réduisit en cendres.
Au XIVe siècle, les Anglais s'emparèrent du château, bien que Richard de Creully l'eût fait en partie démanteler par précaution ; quelques mois après, le château fut repris, et la garnison anglaise massacrée.
Vers le commencement du XVIe siècle, le château de Creully passa dans la famille des Sillans ; plus tard, il devint la propriété de Colbert ; maintenant il appartient à Mme Paysan Duclos, qui l'entretient avec un art et un soin tout particuliers.
Le château avait jadis des oubliettes, souterrain maintenant bouché, et qui, dit-on, passait sous la Seulles et communiquait avec le château de Courseulles.
 
 






 

jeudi 18 mai 2017

Découvrons le MOULIN de Saint-Gabriel - Creully sur Seulles

Enfant, ma mère m'emmenait  chez Mr Roussel au moulin de Saint Gabriel.
Grâce à l'Association du Moulin de Saint Gabriel je vous y emmène...
Pour cela, cliquez sur la photo.
https://youtu.be/TV5ZMfIhScQ

 

Avril 1944 - Creully - Le mitron malhonnète


mardi 16 mai 2017

Paroisse du Doyenné de Creully en 1790

Issu d'un livre intitulé: Essais historiques sur la ville de Caen et son arrondisement : contenant mémoires d'antiquités locales et annales militaires, politiques et religieuses de la ville de Caen et de la Basse-Normandie.
Feux = Foyers

vendredi 12 mai 2017

Les noms anciens des communes voisines de Creully

C. Hippeau a recensé  en 1883 les patronymes anciens des communes voisines de Creully (Creully sur Seulles).
N'oubliez pas de cliquer sur l'image pour l'agrandir ou cliquez sur le lien ci-dessous.

http://creully.blogspot.fr/2007/05/anciens-noms-des-communes-voisines-de.html

mercredi 10 mai 2017

Creully - Le cheval changé en jument


Résultat de l'enquête
Le fait ci-dessous s'est passé en 1876
Un cheval changé en jument.
Vous connaissez l'antique légende de Saint Martin et de son manteau.
Un jour, le charitable Saint rencontre un pauvre homme qu'un hérétique venait de dépouiller.
Le mécréant n'avait laissé pour tout vête­ment au pauvre que son turban.
C'était assez pour éviter un rhume de cerveau ; mais trop peu pour se préserver d'une fluxion de poitrine.
Saint Martin, sans hésiter se dépouilla de la moitié de son manteau, et en couvrit l’homme qu'il sauva ainsi d'un enrouement certain.
La légende du cheval est plus moderne, et, par suite, moins connue.
Au-dessus du portail de l'église de Creully un artiste du pays avait sculpté avec assez de bonheur le patron de l'endroit, saint Martin et son cheval.
Rien n'y manquait.
Saint Martin avait son chapeau, son man­teau et des éperons; sa monture, un vé­ritable étalon, était harnachée et ferrée.
Tout le monde était d'accord pour trouver sans reproche ce petit chef-d'œuvre.
Seules, trois vieilles filles se signaient chaque fois qu'elles passaient devant le saint et sa monture.
On se perdait en conjectures sur ce qui pouvait motiver leur tristesse, lorsqu'on apprit, que les trois demoiselles s'étaient rendues en pèlerinage chez le sculpteur...
Et en falsifiant les textes, lui avaient prouvé que saint Martin avait toujours eu à son service une jument et non un cheval.
L'artiste, convaincu, a retranché ce qui offusquait tant les vieilles filles.
Et voici pourquoi le saint Martin de Creully, en opposition avec tous les saints Martin du monde, est monté sur une ju­ment et non sur un cheval.

lundi 8 mai 2017

Retour à l'école de Creully.....



1957, le 4ème au premier rang à partir de la gauche s'appelle Jean-Pierre B.

vendredi 5 mai 2017

Hommage aux soldats de 14-18. Un habitant de Creully né à Tierceville en a ramené des photos...

Hommage à nos soldats de 14-18 à travers Maurice Le Paulmier  qui est né à Tierceville puis vint habiter à Creully après la guerre. Il était brancardier et ramena des photos du front. Elles  furent déposées aux archives de la Manche; je vous en présente quelques unes. 

lundi 1 mai 2017

L'arrière - arrière - arrière grand-mère du premier baron de Creully toujours à Bayeux


Sur cet extrait de la généalogie des Barons de Creully nous voyons apparaître Poppa, la femme de Rollon qui se trouve sur la fontaine de la place du château à Bayeux. 




mercredi 26 avril 2017

1944 - Les alliés dans la carrière d'orival prés de Creully.

1944 - Sur la ligne de combat en Normandie, dans une carrière, celle d'Orival où on extrait la pierre de Creully. Les unités alliées à l'arrière travaillent tout le temps pour améliorer les routes, construire des pistes et répondre aux besoins des habitants.



Document prêté par Sébastien et Emmanuel  Legrand

lundi 24 avril 2017

Creully - L'école et de grands souvenirs.

(Cliquer sur l'image pour l'agrandir.)

jeudi 20 avril 2017

Le recencement d'un Rollier dans les environs de Creully en 1836



De la taille approximative d'un choucas, cet oiseau trapu vivement coloré est surmonté
d'une grosse tête pourvue d'un bec noir épais, crochu à l'extrémité. Le front, le menton et parfois le bord du capuchon sont blancs. Les lores et le triangle de peau nue situé en arrière de l'œil sont noirs. La tête, la poitrine, une partie des ailes et de la queue forment une succession de bleu nuancé de vert. Le reste des ailes et de la queue est noir avec une légère touche de violet. Cet enchaînement provoque un contraste unique avec le dos et le manteau marron-roux. La queue est fourchue. Mâle et femelles sont semblables. 

mardi 18 avril 2017

Il y a-t-il un passage souterrain entre la ferme de la Rançonnière de Crépon et le château de Creully?

La ferme de la Rançonnière à l'entrée de Crépon en venant de Creully.
L’actuel porche, témoignage de l’architecture médiévale guerrière et la grande cour carrée préservés jusqu’à aujourd’hui permettaient de protéger les serfs qui travaillaient sur les terres de la Rançonnière, de les héberger avec leurs animaux et de les défendre contre les invasions ennemies.
 Les archives communales de Crépon font état d’un souterrain entre la ferme et le château de Creully distant de 3 kms dans lequel pouvaient passer des attelages indispensables pour le ravitaillement en cas de siège.

Des effondrements de terre se seraient passés sur le trajet, parait-il.
   

La ferme de la Rançonnière à Crépon

samedi 15 avril 2017

Jacques Fansten a tourné en 1983 dans les rues de Creully des scènes du téléfilm "Dorothée, danseuse de cordes" avec Macha Méril d'après le roman de Maurice Leblanc.
Voici des photos de ce tournage.
Merci à René Vaucquelin
 







 

jeudi 13 avril 2017

Creully, saint Gabriel-Brécy et Villiers le Sec se sont regroupés autour de la Seulles. (Creully sur Seulles)

A travers le texte d'un ancien livre de géographie sur le Calvados, je vous présente, sur ses 50 kilomètres, notre rivière qui arrose Creully, saint Gabriel-Brécy et Villiers le Sec : la Seulles
La Seulles, qui passe sur les arrondissements de Vire, de Caen et de Bayeux, a sa source dans le Calvados, au  pied des buttes ou bruyères de Jurques.
Cette commune, comme celle de Saint-Pierre-du-Fresne qui est contiguë, présente des coteaux, des
vallons, un sol accidenté, et le tout très pittoresque.
Un de ses bois renferme une pierre énorme, appelée la pierre de Dialan, on suppose qu'elle servait aux druides pour leurs sacrifices.
Au sortir de Saint-Pierre-du-Fresne, la Seulles rencontre, dans son cours, Coulvain et Cahagnes. Là, elle quitte l'arrondissement de Vire pour celui de Caen, qu'elle trouve à Amayé-sur-Seulles. A Anctoville, elle est déjà sur celui de Bayeux. Tout en servant de limite à l'un et à l'autre, elle envoie ses eaux dans les communes de Feuguerolles-sur-Seulles, Saint-Louet-sur-Seulles, Sermentot et Villy-Bocage (rive droite); de Hottot-les-Bagues et de Saint-Vaast (rive gauche).
Elle arrive ainsi à Juvigny, où elle traverse les routes départementales de Bayeux à Villers-Bocage, et de Caen à Caumont, sous un beau pont en granit, de construction récente. Juvigny doit à cette jonction des routes une certaine importance. Tout près de cette localité, à Fontenay-le-Pesnel, on exploite avec activité des fours à chaux et des carrières calcaires qui fournissent des pavés résistants.
La Seulles apporte à Juvigny un certain volume d'eau qu'elle doit à plusieurs affluents. Se sont, à gauche, le Calichon et le ruisseau de Candon ou de Cliquet, qu'elle reçoit, celui-ci à Sermentot, celui-là à Ancto­ville. Le Calichon alimente deux moulins à blé, l'un à Briquessart, hameau de la commune de Livry, et autrefois un gros bourg. La mesure de Briquessart était, paraît-il, une des plus anciennes du royaume. On cite le baron de ce bourg parmi les seigneurs qui se liguèrent, en 1047, contre Guillaume. Il avait un château important sur le bord de la vallée du Calichon. Les affluents de la Seulles, rive droite, sont d'abord La Seuline, une rivière assez importante, qui sort des bois de Saint-Georges-d'Aunay, arrose Maisoncelles-Pelvey, Tracy-Bocage, Villers-Bocage, Saint-Louet-sur-Seulles, Villy-Bocage, où elle se jette dans la Seulles, après avoir fait marcher deux moulins à blé. Le second affluent est le ruisseau du Coisel, dans la commune de Saint-Vaast.
Les communes traversées par la Seulles et par ses affluents  produisent des céréales et  des pommes à cidre; dans les vallées se trouvent des prés qui ne sont pas classés parmi les terres les meilleures des environs; l'herbe y est  molle,  peu nourrissante. Il serait souvent difficile de les drainer, le sol étant, en beaucoup d'endroits,   au-dessous des cours d'eau.   Cependant, vers Saint-Vaast, le terrain  s'améliore.
Cette commune paraît avoir eu jadis une certaine importance. Des fouilles, pratiquées pour le dé­frichement des bois et l'extraction du galet roulé, y ont mis à jour les fondements d'anciennes murailles qui passent pour avoir fait partie d'un camp romain.
Des souvenirs religieux se rattachent aussi à Saint-Vaast. Vers 865, les habitants de Macé, près d'Alençon, vinrent y  déposer  les  reliques de Saint Raven   et de Saint Rasiphe. En 1047, Hugues, évêque  de Bayeux, averti par la   révélation  d'un  religieux,   alla processionnellement lever leurs corps, qu'il trouva à 20 pieds de profondeur,   enveloppés dans une peau de cerf.
Les populations implorent  encore  l'intercession  de ces deux saints en faveur des fruits de la terre, surtout contre les ravages des mans ou vers blancs.
Saint-Vaast avait un château fort. Il en reste des vestiges près de l'église, dont quelques parties seulement appartiennent au style roman, et d'autres peut-être au XIIIe siècle. Le seigneur du lieu été nommé à la cure de Saint-Vaast. Quand l'évêque de Bayeux venait prendre possession de son siège, les châtelains de Saint-Vaast et de Beaumont, devaient le conduire depuis le prieuré de Saint Vigor-le-Grand jusqu'à la cathédrale. Le premier tenait, la gauche, le second, la droite du prélat.
En 1356, les Anglais s'emparèrent du château fort de Saint-Vaast. Nos pères eurent alors à subir toutes les horreurs de l'invasion; les moulins et les maisons furent brûlés. On fuyait ; dans plusieurs communes, il ne resta que les vieillards; les morts étaient sans sépulture ; pendant plusieurs années, les terres demeureront incultes. Au milieu de cette désolation, il y eut comme un élan de patriotisme qui porta les habitants des communes voisines à se réunir pour racheter le château de Saint-Vaast et délivrer ainsi le pays de la garnison ennemie.
Dans cette contrée, comme le patriotisme, la charité se manifestait, et, en 1374, elle inspirait la créa­tion, à Juvigny, d'un petit Hôtel-Dieu ou prieuré hos­pitalier, sous le titre de Sainte-Apolline. Il n'existe plus. Mais le pays ne cesse, de trouver des bienfai­teurs dans la famille qui possède le château de Juvigny. Il y a là une construction considérable, à laquelle conduisent de longues avenues, et qu'entourent une belle terre, des promenades et de vastes allées.
De Juvigny, la Seulles descend à Tilly, en prenant, sur son passage, le ruisseau du Bordel. Récemment encore, tout près de notre rivière et du bourg, s'élevait, au milieu de riches prairies, un des châ­teaux les plus considérables de la Basse-Normandie. Il a disparu, comme tout ce qui se rattachait à l'antique seigneurie de Tilly-sur-Seulles.
Elle eut surtout à souffrir de l'invasion anglaise, pendant la guerre de cent ans. En 1418, le château et le domaine de Tilly qui appartenaient à Philippe d'Harcourt, furent confisqués et donnés à Jean Gray, che­valier. En 1422, Henri V prescrivit, au Bailly de Caen de raser le château.
Après l'expulsion de l'étranger, la terre et la châtellenie de Tilly passèrent en diverses mains. Le château démoli, il y a quelques années, avait été reconstruit, avant la révolution, par M. de Fontette, intendant de la généralité de Caen.
Des transformations successives ont été également apportées à l'église actuelle dont la nef, ou la partie la plus ancienne, date au moins du XIe siècle. Elle était sur la paroisse Saint-Pierre, que la Seulles séparait autrefois de celle de Saint-François.
En quittant Tilly pour s'engager d'abord dans l'arrondissement de Bayeux, cette rivière laisse sur sa rive gauche Bucéels, Chouain, Condé-sur-Seulles et Nonant; sur sa rive droite, Audrieu, Ducy-Sainte-Marguerile et Carcagny. Elle traverse ensuite les communes de Vaux-sur-Seulles, Esquay-sur-Seulles, Vienne, et elle va délimiter les deux communes de Villiers-le-Sec et de Saint-Gabriel.
Là, un moulin assez important lui emprunte ses eaux, qui coulent tout près de l'antique prieuré de Saint-Gabriel. Ce n'est plus qu'une ruine, mais « une des plus belles du département » a dit M. de Caumont. Il avait été fondé au XIe siècle, en faveur de l'abbaye de Fécamp, par Richard, fils de Tursting,  seigneur de Creully.
Ce bourg,  aujourd'hui  chef-lieu  de canton, possédait autrefois un doyenné, une baronnie et une sergenterie. Son église est assez intéressante, et son châ­teau passe pour avoir été  « une des  anciennes forteresses les plus remarquables du Calvados.»
Il y eut souvent chez les seigneurs de Creully, autant de patriotisme que de bravoure. En 1047, Hamon, l'un d'eux, combattit vaillamment et fut tué au Val-des-Dunes. Guillaume-le-Conquérant et Guillaume-le-Roux eurent en grande estime Robert Hamon, son fils. Aussi, pour reconnaître ses services, lui donnèrent-ils les comtés et seigneuries de Glocester et de Bristol en Angleterre. Un Philippe, baron de Creully, fut re­nommé parmi les chevaliers bannerets, qui vivaient du temps de Philippe-Auguste, en 1210.
A l'époque de la première invasion anglaise, le château  de Creully, comme toutes les places fortes des  bords de la Seulles, excita la convoitise de l'ennemi. Trop faible pour l'arrêter, Richard n'hésita pas à démanteler sa demeure. Conduits par Philippe de Navarre les anglais s'y établirent. C'était en mars 1357. Ils ne restèrent pas longtemps. Au mois d'août, Richard fils et quantité de gens d'armes vinrent les pourchasser. Tous ceux qu'ils trouvèrent furent  tués ou faits prisonniers, et   le vainqueur  rentra dans son château.
De nouveaux  malheurs désolèrent bientôt la France. Le 1er août 1417, Henri V débarquait à l'embouchure de la Touques. Honfleur, Lisieux, Caen, Bayeux, Coutances, Falaise, Argentan, Alençon tombèrent en son pouvoir. Creully eut à subir le même sort. Il fallut le triomphe de Formigny pour le délivrer entière­ment de l'envahisseur.
Ces assauts successifs et des constructions posté­rieures ont fait perdre à cette antique forteresse une partie de son aspect primitif. Cependant on peut reconnaître encore des vestiges du monument et suivre le développement des remparts, si l'on se place au delà du moulin, sur le pont de la Seulles. L'effet produit est des plus pittoresques.
Un autre, côté du tableau, toujours plein de vie, c'est le cours de la rivière et le volume d'eau con­sidérable qu'elle charrie à travers les prairies. Elle se précipite à côté de Tierceville, vers Amblie, Colombiers-sur-Seulles et Reviers.
Depuis Vaux-sur-Seulles, près des lieux où elle arrive sous le canton de Ryes, au pied du plateau qui borde le littoral de l'arrondissement de Bayeux et sert de contrefort à ses hautes falaises, elle cesse de marcher vers la mer pour se porter du côté de l'Est. A partir de Reviers, elle reprend sa direction première, contourne l'extrémité du plateau dont nous venons de parler, et se divise, en deux branches bientôt réunies, lorsque les collines qui ferment la vallée se rejoignent sous Banville. Elle va se jeter enfin dans la mer, à Courseulles, en face des rochers du Calvados.
Jadis elle avait son embouchure sur la limite de la commune de Bernières, au lieu nommé la Cassine, et où Graye se terminait. Courseulles n'allait pas alors jusqu'à la mer. Mais les marais traversés par la rivière se desséchant peu à peu, l'agriculture, l'in­dustrie huîtrière et les besoins de la navigation ont fini par porter l'embouchure de la Seulles en face de cette commune. Puis, en 1835, furent entrepris les travaux du port. Le vieux lit de la rivière, une partie des parcs à huîtres durent alors céder leur place à un avant-port; des jetées élevées pour en protéger l’en­trée, un bassin à flot récemment achevé ont fixé dans cet avant-port l'embouchure de la Seulles.

 

mardi 11 avril 2017

Une peinture de l'église de Creully n'est plus mystérieuse.

La peinture à droite de l'autel dans le tombeau d'Antoine de Sillans III

                Cette peinture représente un thème très courant dans la peinture religieuse européenne depuis le XVIIe siècle. Il s’agit de la remise du scapulaire à saint Jean de la Croix par Notre-Dame du Carmel. Notre-Dame du Carmel est ici assise, alors qu’habituellement elle est debout. Elle tient l’Enfant-Jésus avec un de ses bras. De l’autre main, elle tend à saint Jean de la Croix (de dos) le scapulaire, symbole de la protection mariale de l’ordre du Carmel. Sainte Thérèse d’Avila est à genou à la droite de la Vierge. Cette toile ne doit pas étonner dans une église de la campagne normande, car la dévotion à Notre-Dame du Mont-Carmel et au scapulaire ont été popularisés en France par l’arrivée des premiers Carmes déchaux au XVIe s. La forme de la toile semble indiquée qu’elle fut incluse dans un lambris, peut-être un retable d’autel secondaire. La préparation blanche qui apparait là où la peinture est partie et le style du tableau laissent supposer à un tableau du XIXe siècle.
Peinture au sein d'un autel (abbaye de Juaye-Mondaye)
Lors de la restauration commencée en 1865, on construisit un autel en pierre en rapport avec le chœur, et par la suite supprimer l'immense construction en bois qui en tenait lieu et où se trouvait la peinture ci-dessus. Il fallut alors rouvrir la fenêtre du chevet, et pour cela retrouver l'amorce des meneaux supprimés.