samedi 24 août 2019

Creully 1800 - 1801 Les artisans et commerçants.

Dans chaque mairie de village il était établi une liste des habitants ayant plus de 12 ans avec divers renseignements comme les métiers.
Ci-dessous un extrait de celle des années 1800-1801 de Creully.




Dans les listes de métiers nous trouvons des dentelières, des journaliers, des menuisiers, des charrons et des noms peu connus de professions.

Philippe Tanquerel, François Pelhate, Marie-José Richard et la veuve Brousse étaient FRIPIERS
Marchands vendant des vêtements d’occasion après les avoir remis en état.
Il leurs était interdit de proposer des habits ayant appartenu à des noyés, des victimes d’un meurtre, des lépreux et des pestiférés.



Marguerite Carville, Louis Deslandes et Jacques Robert étaient CROQUETIERS (Coquetiers)
Marchands ambulants qui récoltaient les produits frais comme le beurre et les œufs pour les revendre sur les marchés. 

Anne Vaussy, Marie Vintras et les veuves Le Tissier et Belbarbe étaient CABARETIERES
Hommes ou femmes qui avaient une maison où l’on pouvait se faire servir à boire et à manger en échange d’argent. (tavernier, aubergiste…)



 Jacques Bourdon était l'ECRIVAIN de Creully
De nombreuses personnes ne savant lire et écrire venaient voir l’écrivain pour remplir divers papiers officiels ou des missives personnelles.

 François Lavarde était MEGISSIER
Personne qui fait tomber la laine des  moutons et des brebis. Il passe de l’alun sur les peaux à poil.



Jacques Cauvin était l'APOTHICAIRE
Le préparateur de remèdes qu’il vendra pour soigner les personnes malades. (Pharmacien)



Antoine Berteaut et Guillaume Montégu étaient BLADIERS (blatiers)
Marchands de grains et de farines.



Jean Toufaire était FERBLANTIER
Fabriquant d’ustensiles de cuisine comme les casseroles, les assiettes, les bassines.
Il les recouvrait parfois d’étain. Certains fabriquaient des lampions et lanternes.


Julien Osmont, Pierre Cauvin et Jean Michel Cauvin étaient des BIMBLOTIERS(Bibelotiers)
Fabriquants de petits objets de jeux pour les enfants comme les dînettes et les jouets.


Jean Philipe était BOURLIER  (Bourrelier)
Fabriquant d’harnachements en cuir pour les  chevaux ou d’autres animaux de trait.
Il fabriquait aussi les courroies.


mercredi 21 août 2019

Creully (Creully sur Seulles) - Une CPA de la rue de Bayeux et la place de l'église

Quand on découvre un document que l'on a pas, c'est toujours un plaisir.
Les cartes postales anciennes sur la rue de Bayeux sont rares.
L'éditrice, madame Vigor, avait un commerce qui est remplacé, après avoir été un magasin de nouveautés, par la pizzériaFarfadet".


lundi 12 août 2019

1954 - Des êtres venus d'un autre monde se posèrent à Creully (Creully sur Seulles). Des martiens ?

Ce jeudi matin en question le temps était très sombre et le ciel constellé d’étoiles ; le jour tardait à se lever.
Au fond de sa cour, un creullois fermait la porte de sa cave d’où il venait de remplir un seau de charbon, les besoins de la journée pour son fourneau.
Soudain il fut surpris par une lumière vive qui semblait venir du jardin proche. Il posa son seau et avança sans crainte mais à pas lents vers le portillon du potager.
En effet une lumière éblouissante brillait au beau milieu du jardin ; elle ne bougeait pas.  Il fit quelques pas quand une forme métallique avançait  au beau milieu de la boule luminescente. Était-ce un Martien ? Depuis plusieurs semaines des faits similaires s’étaient déroulés dans le ciel de la Normandie comme à Bayeux. Le Bessin serait-il aussi un sujet d’étude pour les êtres venant d’ailleurs ?
Notre creullois n’était pas peureux mais jusqu'à un certain degré ; il fit marche arrière et rentra chez lui, route de Tierceville, en oubliant son seau de charbon.
Après en avoir fait part à sa femme, qui ne le crut, il dut partir au travail pour faire sa matinée.
Mais le midi, avant d’aller prendre son déjeuner, il retourna dans son jardin et grande fut sa surprise ; à la place de la grande lumière si éblouissante se trouvait  un cercle de cendres.
Ainsi un bruit courra dans le bourg de Creully…Des martiens venus de l’on ne sait où avaient choisi le village normand pour visiter notre monde.
Cette nouvelle intrusion des martiens fit, non seulement  le tour de la localité, mais aussi celle de la région.
Des personnes allèrent même ramasser la précieuse marque de la visite des êtres de Mars en ramassant dans des pots des cendres laissées par l’engin mystérieux.
La presse locale et la gendarmerie se mirent sur le sentier de la guerre (des étoiles).


Pour ne point se singulariser, Creully a, paraît-il, reçu la visite d’un « Martien » venu à bord d’une soucoupe volante… Sur cet évènement, un spirituel lecteur a envoyé à un journal de Caen (Liberté) un  amusant à-propos que voici :

Un beau matin,
Un bon Martien
(Vision hallucinante),
Avant l’aube naissante,
Atterrit…
A Creully.
D’une soucoupe volante
- Oh ! Combien éblouissante !-
Il sortit aux bords de la Seulles.
Il semblait dire : « Enfin, seul,
Je te vois, je te tiens ! »
Sans doute ce Martien
Voulait-il, dans sa nacelle,
Enlever une Belle,
Puis piquer vers le ciel
Pour sa lune de miel ?
Des « témoins » de la scène
(On devine leur gêne !)
Tentèrent, dit-on, de contacter
L’énigmatique étranger.
Mais en une nuée lumineuse,
L’engin mystérieux
Piqua droit vers les cieux…
MORALITE
Sur le trottoir,
Comme au lavoir,
Les langues se délièrent
En de nombreux commentaires.
Oh ! Personne n’avait rien vu…
Mais certains avaient en-ten-du… !
En ce bon pays du fromage,
Belles qui rêvaient de mariage,
Si de la Vie vous en avez mar…
Voyez là-haut : «  En avant … Mars ! »




vendredi 9 août 2019

La laiterie Paillaud de Creully (Creully sur Seulles)- Thérèse... emballeuse et contrôleuse...

Des bons souvenirs de la voisine de mon grand-père Barette, facteur

mercredi 7 août 2019

Creully (Creully sur Seulles) Le temps du patronage.

Il est loin le temps où nous allions au patronage avec les sœurs oblates, rue d'Arromanches. Des enfants de Tierceville et de Saint-Gabriel-Brécy nous rejoignaient.
Rappelez-vous copains, copines, des jeudis après-midi. Les boulangers offraient le pain et les sœurs ou nos parents faisaient les confitures.

Les bâtiments et la cour.
Jusqu'en 1972, dans la scolarité française, le jeudi était jour de congé tandis que le mercredi était travaillé.

dimanche 4 août 2019

Creully (Creully sur Seulles) - Des douches municipales?

Il y avait-il des douches municipales à Creully?
A cette question d'une internaute, je répondrai qu'il y avait bien, dans les années 60, des douches ouvertes à tous les habitants de Creully; mais elles n'étaient pas municipales. En effet c'est l'industriel local, Mr Paillaud qui avait fait aménager le rez de chaussée d'un bâtiment de sa fromagerie donnant dans la rue d'Arromanches (ancienne dénomination).


jeudi 1 août 2019

Creully (Creully sur Seulles) - Les Cachettes

Les Creulliens et Creullois connaissent-ils les "cachettes" de leur commune?
Le sud de Creully est parcouru par un ensemble de "cachettes" qui évite la traversée du bourg.

Dans un DICTIONNAIRE NORMAND-FRANCAIS
nous trouvons ces définitions:
cachette = petit chemin (de cache)
cache = chemin creux bordé de haies (14e)
Ci-dessous le plan cadastrale napoléonnien avec les traçés en vert des cachettes et un repérage (A.. B.. C.....)J'ai laissé les anciennes dénominations des rues

Départ de la cachette rue de Bayeux vers la rue des écoles (A)
Arrivée rue des écoles ( B)
Départ rue des écoles vers rue de Lantheuil (C)
Arrivée rue de Lantheuil (D)

Départ rue de Lantheuil vers la rue de Caen (F)

Arrivée rue de Caen (G)
Départ rue de Caen vers la rue de Trierceville (H)

vendredi 26 juillet 2019

Creully (Creully sur Seulles)- Une nouvelle carte grâce au camp de Vaussieux.

Les 17 & 18 août prochain, aura lieu la reconstitution du camp de Vaussieux. A ce sujet, j'ai retrouvé à la Bibliothèque Nationale de France (BnF), une carte datée de 1803 où l'on retrouve Creully. Ce document est issu d'un ouvrage de Jacques Antoine Guilbert qui relate la grande manœuvre militaire du Camp de Vaussieux  (Vaux sur Seulles).
Mais avant, un peu d'histoire grâce au texte reproduit partiellement ci-dessous.

Extraits d’un texte de M Pezet paru dans les mémoires de la Société d’agriculture, sciences et belles lettres de Bayeux.

« Pendant que l'avènement du règne de Louis XVI était signalé par des essais de réformes militaires et de réformes économiques, un événement politique d'une incalculable portée venait d'éclater dans l'autre continent, l'insurrection des colonies possédées par l'Angleterre dans l'Amérique septentrionale. La résistance à certains impôts fut le signal de la séparation de ces colonies et de la mère patrie. L'indépendance fut proclamée le 2 juillet 1776. Mais pour soutenir la lutte aussi imprévue que terrible il s'engageait, le peuple américain sentit qu'il lui était nécessaire d'acquérir des alliés parmi les grandes puissances de l'Europe…

Vainement Louis XVI opposait une résistance raisonnée à assurer par les armes d'une Monarchie le triomphe d'une République naissante. Poussé par la force irrésistible du torrent de l'opinion, il fut, pour ainsi dire, obligé de reconnaître l'indépendance de cette République, et de souscrire le 6 février 1778 un traité d'alliance entre la France et les Etats-Unis. C'était donner le signal d'une guerre nouvelle entre la France et l'Angleterre….
Un clic pour l'agrandir...

On voulut inquiéter l'Angleterre par un rassemblement considérable vis-à-vis de ses rivages, lui faire redouter la possibilité de la descente d'une armée sortie des mêmes ports d'où sept siècles auparavant était partie l'expédition de Guillaume le Conquérant la forcer à garder sa flotte le long de ses côtes, et à laisser à la nôtre la liberté des mers….

C'est ce qui explique le choix de la Basse-Normandie pour lieu de rassemblement de cette armée, sous le prétexte d'y former un camp d'expérience et d'études. Un autre camp d'observation de dix bataillons et de neuf escadrons fut établi à Paramé, près de Saint-Malo et donnait aux Anglais sur les projets de la France du côté de la Bretagne les mêmes inquiétudes qu'ils devaient avoir du côté de la Normandie.
La localité de Creully encerclée en rouge

Ce camp de la Basse-Normandie connu sous le nom de CAMP DE VAUSSIEUX a laissé dans les souvenirs de la contrée un brillant retentissement. Les récits des splendeurs militaires
qui l'accompagnèrent ont charmé les veillées des salons, comme celles des modestes chaumières; son éclat et ses plaisirs sont longtemps restés dans la mémoire après que d'autres et de plus graves événements auraient pu les en effacer. Quelques écrits militaires s'en occupent, mais avec gèreté, car les événements de ces temps ont été absorbés par les gloires et les revers de ceux qui leur succédèrent bientôt. »
Parmi ces écrits militaires :
«Oeuvres militaires» de Guibert, Jacques-Antoine-Hippolyte de (1744-1790),paru en 1803 ou j’ai retrouvé le plan du camp de Vaussieux.














mercredi 24 juillet 2019

Hôtellerie de Creully chez Cyrano... pas de "coups de fusil"

La revue "Cyrano" se transforme en guide et donne un avis sur l'hôtellerie des Ducs de Creully.


vendredi 19 juillet 2019

Juin 1944 - Creully sur Seulles -Service de garde de la voie ferrée à Brouay.

Les gardes-voies étaient munis d'un sifflet et d'une arme et devaient effectuer des rondes de surveillance le long de quelques kilomètres de rail. Les brigades de gardes portaient un uniforme noir et une casquette décorée d'une roue dentée.
Ils étaient accompagnés de requis, c'est à dire d'hommes d'astreinte, choisis parmi la population. Des listes d'hommes valides et des tours de garde étaient établis. 




mardi 16 juillet 2019

Une tannerie de Creully (Creully sur Seulles) située au bord de la Seulles

Pour la première fois l'on peut situer une tannerie de Creully.
Sur le dessin d'une vue du château, nous pouvons apercevoir des bâtiments sur les bords du bief de la Seulles. Grâce à un outil employé par les tanneurs, un chevalet, nous situons une des tanneries de Creully. (Voir les parties grisées sur l'image ci-dessous)
LE TANNEUR
Le tanneur est un marchand et artisan, qui prépare les cuirs avec la chaux & le tan. Les bouchers salent les peaux détachées des bêtes avec du sel marin, de l'alun ou du salpêtre, pour empêcher la putréfaction avant l’arrivée chez le tanneur. Le tanneur les lave à l'eau pour éliminer le sang caillé & autres impuretés, puis les pose sur le chevalet, et passe un couteau long à deux manches, sans tranchant, appelé couteau de rivière, pour les peigner.
Les peaux, nettoyées & égouttées, sont alors traitées à la chaux, pour faire tomber le poil ou bourre. Cette opération est effectuée dans des cuves appelées "plains".

Ensuite, pour obtenir des cuirs “plaqués”, utilisables pour les semelles, bottes par les cordonniers, le tanneur procède à un coudrement plus rapide, et pour obtenir des cuirs "en croûte" ou "tannés" à usage plus fin, sellerie, fourreau d'épée, malle, il coudre avec plus de tan et de temps, ce dernier pouvant atteindre 18 mois pour une bonne qualité.
Le coudrement se fait avec du tan, obtenu avec l'écorce du chêne, hachée et moulue sur un moulin à tan.


On verse peu-à-peu & très-doucement le long des bords d’une cuve, de l'eau un peu plus que tiède en assez grande quantité pour échauffer le tout, ensuite on jette pardessus plein une corbeille de tan en poudre ; il faut bien se donner de garde de cesser de remuer les cuirs en tournant, autrement l'eau & le tan pourraient les brûler ; cette opération s'appelle coudrer les cuirs, ou les brasser pour faire lever le grain ; après que les cuirs ont été ainsi tournés dans la cuve pendant une heure ou deux plus ou moins, suivant leur force & la chaleur du coudrement ; on les met dans l'eau froide pendant un jour entier, on les remet ensuite dans la même cuve & dans la même eau qui a servi à les rougir, dans laquelle ils restent huit jours : ce tems expiré on les retire, on les met dans la fosse, & on leur donne seulement trois poudres de tan dont la premiere dure cinq à six semaines, la seconde deux mois, & la troisième environ trois. Tout le reste se pratique de même que pour les cuirs forts.


Ces cuirs ainsi apprêtés, servent encore aux Selliers. Les peaux de veaux reçoivent les mêmes apprêts que ceux des vaches & chevaux qu'on a mis en coudrement, cependant avec cette différence que les premiers doivent être rougis ou tournés dans la cuve plus de temps que les derniers. Quand les cuirs de chevaux, de vaches & de veaux ont été plamés, coudrés & tannés, & qu'on les a fait sécher au sortir de la fosse au tan ; on les appelle cuirs ou peaux en croute, pour les distinguer des cuirs plaqués, qui ne servent uniquement qu'à faire les semelles des souliers & des bottes.
Les peaux de veaux en coudrement servent aux mêmes ouvrages que les cuirs des vaches qui ont eu le même apprêt ; mais elles servent à couvrir les livres, à faire des fourreaux d'épée, des étuis & des gaines à couteaux, lorsqu'elles ont été outre cela passées en alun.
Les peaux de moutons, béliers ou brebis en coudrement qu'on nomme bazannes, servent aussi à couvrir des livres, & les Cordonniers les emploient aux talons des souliers & des bottes pour les couvrir.
Enfin le tanneur passe encore en coudrement & en alun, des peaux de sangliers, de cochons ou de truies ; ces peaux servent à couvrir des tables, des malles & des livres d'église.
Pour obtenir les cuirs les plus fins, il faut ensuite l’intervention du corroyeur.
Les outils du tanneur sont peu nombreux : de grandes tenailles, un couteau, nommé couteau de rivière, qui sert à ébourer ; un autre pour écharner qui diffère peu du premier ; de gros ciseaux, autrement nommés forces ; le chevalet, & la quiosse ou queue.
Puis les peaux de bœufs et de vaches qui servent aux cordonniers pour les empeignes, les semelles des souliers & les bottes, aux selliers pour les selles, & aux bourreliers pour les harnois des chevaux, sont traitées en coudrement c'est à dire trempées dans une solution de noix de galle.

Les cuirs de veaux en coudrement ou à l'alun ; les veaux en coudrement servent aux mêmes usages que les vaches ; ceux qui sont passés en alun servent aux couvertures des livres, &c.
(Encyclopédie de Diderot et d'Alembert )

vendredi 12 juillet 2019

Villiers le Sec (Creully sur Seulles) - Le lavoir et l'abreuvoir en 1850.

J'ai passé le dernier mercredi de juin aux archives du Calvados pour affiner des recherches. Ainsi je découvris un ancien plan daté de 1850 du lavoir et de l'abreuvoir de Villiers le Sec alimentés par la fontaine Saint Georges.
 Bien sûr, je suis allé sur leurs traces comme nous le montrent les deux photos ci-dessous.