jeudi 14 février 2019

La "pierre de Creully" (Creully sur Seulles) bien utile pour les libérateurs canadiens et anglais.

Photo prise par un reporter anglais en juillet 1944 dans la carrière d'Orival où est extraite la "pierre de Creully".

Renforcement du front de Normandie avec des engins spécialisés spécialement apportés en France dans ce but.
Pendant que les forces britanniques et canadiennes livrent leur propre bataille contre les divisions blindées de Rommel autour de Caen, les unités alliées de l'arrière travaillent à restaurer les routes, construire des pistes d'atterrissage et effectuent toutes sortes de travaux d'importance vitale pour les militaires.
 Dans le même temps elles répondent aux besoin de la population locale dans la mesure de leurs moyens.
Sur cette photo, des sapeurs sont au travail, concassant des pierres pour les routes dans une carrière en Normandie,  pendant qu'un tank monte la garde sur le remblai derrière.


lundi 11 février 2019

Un normand de Creully (Creully sur Seulles) à la conquête du Canada...


Un compatriote a posé à Fulbert de Creully, par l’intermédiaire de ce blog, la question suivante : un normand de Creully a-t-il participé à la conquête du Canada ?





L'étude approfondie des généalogies, des actes de l'état civil et du tabellionage. de fréquents voyages en Normandie et des relations suivies avec des spécialistes versés dans les études normandes, ont permis, en 1933, à Emile Vaillancourt,  de livrer au public ses recherches sur la conquête du Canada par les Normands.
Parmi les 1350 normands de la première génération normande du Canada qui succédèrent à Jacques Cartier, nous en trouvons 285 qui provenaient du Calvados dont un Creullois : Hébert Antoine.

Sur une autre source d'informations, j'ai trouvé une discordance dans la date de Naissance.

Notons également d'Amblie et de Lantheuil: 
Sans oublier mes ancêtres :

jeudi 7 février 2019

Creully sur Seulles - Février 1917 - Un Creullois célèbre au Canada décède.

Dans la presse canadienne:
" Une dépêche reçue samedi, au couvent des Dominicains, à Notre- Dame de Grâce, annonçait la mort subite du R.P. L. Alphonse Ron­dot arrivée à Lewiston le même jour.
Une complication survenue au cours d'une légère maladie, amena une fin inattendue. Dimanche der­nier. il avait prêché à Lewiston même et le lendemain une bronchite se déclarait suivie bientôt d'une pneumonie qui enlevait aux médecins tout espoir de le sauver.
Le R. P. Rondot fut l’une des figures les plus marquantes de l'or­dre des Dominicains. Son nom était universellement connu et son élo­quence a retenti dans les principales chaires de la Nouvelle-Angleterre et de la Louisiane comme dans les principales églises du Canada. On lui avait même demandé de prê­cher le carême au Brésil. Sa pa­role enflammée conquit une multi­tude d'Ames à Dieu. Sa nature pas­sionnée et son grand amour de la vérité, faisaient de lui un prédicateur d’une franchise absolue qui ne craignait pas de faire voir ses torts à l'auditoire d'élite qui venait l’en­tendre.

Et ce caractère d’acier, ce bouil­lant, fut en même temps un humble, un doux et un mystique. Ceux qui l'on approché savent avec quelle bienveillance il les accueillait, de quels conseils il savait réconforter leur foi parfois languissante. C’é­tait une âme de feu toujours heu­reuse de se dépenser sans compter pour le plus grand bien de la cause catholique.
Les funérailles du père Rondot auront lieu mercredi à Saint-Hya­cinthe et sa dépouille mortelle re­posera dans le cimetière du couvent de son ordre, près de ses frères qu'il a édifiés par la sainteté de sa vie et stimulés par l'ardeur do son apostolat.
A sa naissance ses prénoms étaient Louis Félix Ferdinand.
La révérend père Louis-Alphonse Ron­dot naquit à Creuilly dans le Calva­dos, en France, le 24 Juillet 1857, d'Etienne Rondot et de Clémence Lequesne. Il entra chez les Domi­nicains et fut ordonné à Bayeux, dans le Calvados, le 29 Juin 1881.  Il vint au Canada quelques années plus tard. Religieux à Notre-Dame de Saint-Hyacinthe (1892), à No­tre-Dame de Grâce de Montréal (1913), puis à Lewiston. Le dé­funt fut de longues années durant curé de Notre-Dame du Rosaire de Saint-Hyacinthe et c'est en cette ville qu'il a dépensé la plus grande part de son zèle apostolique.
La dépouille arrivera mardi ma­tin à Saint-Hyacinthe, où elle sera exposée toute la Journée. Les funé­railles auront lieu mercredi matin, à l’arrivée du train de Montréal. "
Homélie de l'inhumation:





lundi 4 février 2019

39 - 45 - La vie à Saint Gabriel-Brécy (Creully sur Seulles) pendant la guerre.

Voici un article rédigé pour la presse canadienne par Maurice Desjardins, correspondant des journaux de langue française.
Avec les troupes canadiennes en France le 27 juin 1944.
Il y a en France des milliers de pe­tits villages qui attendent en frémissant leur libération.
Ils ont hâte de respirer l'air pur, d’échapper enfin à l’odieuse occupation qui empoisonne leur existence depuis quatre ans


Pour les deux cents habitants de Saint-Gabriel, cette attente est ter­minée. La libération de ce hameau du département de Calvados est en effet un fait accompli et les braves paysans, qui habitent ses maisons anciennes, ont repris goût à la vie.
Situé dans la plaine de Caen, en­tre Creully et Bayeux, le village de Saint-Gabriel est le prototype du village français. Sa population vit d’élevage et cultive le blé et autres céréales. Elle est aussi fière de son cidre et de son camembert.
Le curé, M. I ’abbé Frayard qui dessert aussi deux autres petites pa­roisses, est un mutilé de la grande guerre.  Le maire M. Delacour est le châtelain, mais il habite Paris où il est conseiller à la Cour des comptes.
M. Noël, le percepteur des impôts habite Saint-Gabriel depuis dix ans. C'est d'après ses propos fidè­lement recueillis au cours d’une entrevue, que sera reconstituée ci-après la phase douloureuse de l'occupation boche.
"Nous avons vu en Juin 1940 ar­river les réfugiés de Paris ; des gens qui avaient été mitraillés et qui transportaient des matelas sur des voitures. Puis, ce furent les réfugiés du Nord et de la Seine Inférieure.  Lorsque les allemands franchirent la Seine, nos gens partirent n’importe où vers l'ouest ou vers le sud.  C'était une véritable panique, ils partaient avec des brouettes, des voiturettes d'enfants ou tout ce qui pouvait leur tomber sous la main.  On ne se battit pas à Saint-Gabriel.
Le 17 juin nous avons vu passer les derniers anglais qui étaient dans des camions et se dirigeaient vers Cherbourg. En passant, ils nous disaient au revoir.
"Trois jours plus tard les pre­miers allemands arrivaient dans de petits chars blindés. Tout le monde restait à la maison, car les alle­mands avaient déjà une réputation de bandits.
"L'armistice nous soulagea quel­que peu mais l’avenir n'était pas rose, car nous savions que les bo­ches occuperaient tout le pays et nous croyions I ’Angleterre finie également.
"Au début de Juillet, ils sont venus réquisitionner la minoterie de M. Roussel pour la kommandantur, une succursale de la kommandantur principale, qui était située à Creully. A deux kilomètres de Saint-Gabriel.  Les Allemands étaient fu­rieux lorsqu’ils s'apercevaient que les maisons qu’ils réquisitionnaient étaient vides. Ils disaient que nons avions eu peur et pour se venger, ils pillaient tout et expédiaient nos meubles et nos vêtements en Allemagne.
"Quoiqu'ils eussent à cœur de paraître corrects, les jeunes Hitlériens étaient une terreur pour nous et tous scandalisaient nos bonnes gens car ils pratiquaient le nudisme intégral.
"Le personnel de la Kommandantur était souvent changé, sans doute pour éviter qu’il ne se crée des amitiés trop fortes dans le village. Une des premières pro­clamations fut d’interdire sous peine de mort d'écouter la radio anglaise mais personne ne se gêna pour écouter les émissions de la B. B. C.
"Nous avions le droit de voya­ger, mais comme nous étions en zone interdite, les français des provinces d’intérieur n'avaient pas le droit de nous visiter. Le secrétaire du maire fabriquait de fausses cartes d'identité que nous envoyions par courrier à nos amis de Paris pour leur permettre de venir nous voir.

"Seuls les véhicules servant au ravitaillement ou aux services médicaux pouvaient obtenir de l’essence qui était distribuée au compte-goutte, mais on se dé­brouillait car de gros stocks d'es­sence avaient été dissimulés et puis on en chipait dans les gara­ges des boches.
"Il fallait décliner à des com­missions la quantité de blé, de pommes de terre et de foin que nous avions en culture mais nos cultivateurs faisaient leur propre pain et le meunier fabriquait clandestinement une quantité de farine pour la consommation exclusive des français. Le cidre ne manquait pas et nous en avons toujours bu du cidre car il faut une occasion extraordinaire pour que nous buvions du vin.
"Pour les fins de leur propagande, les allemands avaient re­cours à des ruses diaboliques. Un jour Ils nous, réunirent et deman­dèrent à ceux qui voulaient des pommes de terre de lever la main droite. Tout le monde leva la main naturellement et alors un photographe nazi prit un instan­tané du geste et la photographie fut montrée en Allemagne pour prouver que les paysans normands avaient pris l'habitude du salut nazi.
"Au cinéma où passaient des films allemands doublés en fran­çais, il était interdit de manifes­ter mais lorsqu'apparaissait la binette d'Hitler, tout le monde se mouchait avec bruit ce qui ren­dait les allemands furieux, mais que pouvaient-ils faire.
"Ce qui nous manquait surtout c'étaient des chaussures, des textiles, des articles de toilette et des conserves.
"Les Allemands faisaient mine d'acheter à bon prix ce dont ils avaient besoin mais ce n'était qu'une autre méthode de pillage car Ils payaient avec de la mon­naie sans valeur. Les allemands avaient de très maigres rations et comme leurs supérieurs ne leur défendaient pas de faire appel aux ressources du pays Ils allaient réquisitionner des centai­nes de litres de lait et si le fermier refusait, ils allaient traire les vaches eux-mêmes. Dans les hôtels, ils louaient les meilleures chambres et c'était la France qui payait tout. Une voiture alleman­de ayant écrasé un gosse, les frais d'inhumation devinrent des frais d’occupation.
"Les personnes trouvées sur la rue après le couvre-feu de onze heures étaient envoyées au poste de police où les hommes ciraient les bottes des soldats tandis que les femmes raccommodaient les chemises.
"L'an dernier un avion allié fut abattu près de Bayeux. Ses occupants, tués sur le coup, furent enterrés non loin de là. Les habi­tants des alentours voulurent as­sister aux funérailles, mais les allemands arrêtèrent tous ceux qui se trouvaient là et obligèrent par la suite, les hommes à plan­ter des pieux dans les environs en guise d'obstacles contre d'au­tres atterrissages possibles de l’aviation des Nations Unies."
M. Noël me dit aussi que dans la région on ne s'attendait pas du tout à ce que les Alliés fissent leurs premiers débarquements sur la côte normande en raison des rochers sous-marins de la côte du Calvados.
Le six juin, jour de l'invasion, il me conte, vers les quatre heu­res du matin, il contempla de sa fenêtre les bombardements aé­riens qui précédèrent les débar­quements alliés. Les trois pre­miers soldats britanniques entrè­rent à Saint-Gabriel à six heures du soir, le même jour.
Au cours de l'après-midi, toujours d'après M. Noël, les soldats allemands s'occupèrent fébrile­ment à préparer leur retraite.
En terminant, M Noël se fit l'écho de ses concitoyens en me disant combien ils étaient tous heureux que les Alliés fussent en France, et, aussi que par miracle ou presque, leur village eut été à peu près épargné par les bombardements alliés.


vendredi 1 février 2019

La forteresse médiévale de Creully (Creully sur Seulles) cache encore des mystères comme l'escalier disparu.

Dans une banque allemande d'images d'art et d'architecture, j'ai trouvé cette photo prise avant 1940. Cette prise de vue nous permet d'apercevoir dans la salle voisine (salle de la grande cheminée) un départ d'escalier et sa rembarde qui mènerait à un niveau inférieur.
Seule l'étude des dossiers des travaux réalisés au château pourrait me permettre d'apporter une réponse à ce mystère: il y a-t-il des salles inconnues ? 
Le plan ci-dessous nous permet de situer le point de prise de vue et l'escalier.
Je pense qu'il y a une pièce sous la salle Colbert.

mardi 29 janvier 2019

1944 - Un canadien découvre le lavoir de Creully (Creully sur Seulles)


14 septembre 1944, "Le Devoir", journal du Québec, publie l'article ci-dessous d'un correspondant de guerre canadiens

" Creuilly, petite ville paisible de la côte, possède son lavoir public, la buanderie archaique si po­pulaire en Europe. Une petite riviè­re serpente paresseusement à tra­vers la contrée et se promène jusqu'au centre de la ville. C’est là que l’on a aménagé le lavoir. Un simple bloc de pierre vieillie, un toit fait de bardeaux : voilà où se fait le blanchissage. Lorsque j’y passe pour la première fois, des aviateurs de chez nous causent gentiment avec trois bonnes vieilles qui sa­vonnent le linge lentement, en ca­dence, laissant échapper de temps à autre une plainte de fatigue. Elles portent le long tablier bleu à rayures blanches des ouvrières, et leur figure franche, qui fait plaisir à voir, les rend très sympa­thiques.

"C’est le jour de blanchissage aujourd’hui. C’est dommage mais le savon se fait rare, comme d’ail­leurs toutes les matières grasses”, fait remarquer l'une d’elles en se tournant vers le sergent Raymond Lalonde d’Ottawa (68 Adeline), un brave type qui est outre-mer depuis 1943, après avoir passé quinze mois à Terre-Neuve. Le sergent Lalonde est dans le C.A.R.C. depuis septembre 1939. "Je vous en appor­terai un gros morceau que j’ai dans ma tente à l’escadrille”, répond Raymond avec un bon sourire “ Vous êtes bien bon, monsieur’’, répond une vieille normande.

Le caporal Hubert Robichaud de Meteghan, comté de Digby, promet lui aussi d’apporter un morceau de savon à une autre blanchisseuse, et l'aviateur-chef Léo Mireau, de Pleasant Valley, (Sask.) fait de même. Les trois dames se confondent en remerciement. J’observe la scène et je suis touché de l'expression de gratitude qui se lit sur les figures de ces ménagè­res. "Si je ne me retenais pas j'irais tout de suite au camp me dit d’une voix émue le sergent Lalonde.

Je suis passé plusieurs fois de­vant le lavoir, à toutes les heures du jour. Hier, une laveuse, en m'adressant un bonjour ami­cal, me dit :  "Vous savez les trois jeunes hommes canadiens, ils ont tenu leur promesse".
Extraits de films réalisés en 1944 par des correspondants anglais.

dimanche 27 janvier 2019

Juillet 1944, la vie reprend à Creully (Creully sur Seulles)


  Dans la presse anglaise du 22 juillet 1944

Retour à la normale : vue de la rue principale du village de Creully, montrant des habitants en route pour assister à la messe dominicale.

Quoique la Normandie ait en partie retrouvé la liberté, de multiples problèmes subsistent, problèmes que les alliés sont en train d'essayer de résoudre.

Le plus urgent est de loger des milliers de réfugiés, dont beaucoup ont fui à travers les lignes allemandes pour retrouver leur liberté.

Des familles ont été séparées et les réunir est une tâche très difficile. Cette tâche, comme beaucoup d'autres, a été entreprise par les autorités locales, le Service des Affaires Civiles Allié, le Service Médical Allié et la population elle-même.

Procurer de la nourriture aux réfugiés n'est pas actuellement un problème, la Normandie étant l'une des régions les plus riches de France..De plus,  la nourriture et les produits laitiers, n'étant plus envoyés en Allemagne ou à Paris, sont maintenant disponibles pour la population locale.

En dépit de l'existence de nombreux problèmes difficiles à surmonter et de dures épreuves, la population continue à aller de l'avant pendant que toute solution suggérée  est rapidement examinée et mise en place dès son approbation.

Dans un de ses ouvrages, M. René Lemars précise les noms des creullois et creulloises présents sur la photo: messieurs Chartrain et Picard, mesdames Louise Marie et Céline Lehérissier.
Merci à Catherine

jeudi 24 janvier 2019

Creully sur Seulles - La carte postale représente bien le château de Creullet.



On m'avait signalé une erreur faite par l'éditeur de la carte postale présentant le château de Creullet à Creully sur Seulles. j'ai confirmé que ce n'était pas le bon château.
ERREUR……   
Façade du château de Creullet

Monsieur Augustin de Canchy nous précise:
" Selon toute vraisemblance, il s'agirait bien du Château de Creullet sur la carte postale initiale. En effet, Monsieur de DRUVAL avait entrepris début 1900 de remodeler Creullet qui ne ressemblait pas à ce qu'il est aujourd'hui. 

Pour commencer, la grille d'entrée a été faite sur mesure. Il y avait avant un bâtiment à cet endroit (comme en témoignent les plans cadastraux de 1800). 

L'entrée se faisait avant face à l'aile gauche du bâtiment sur la carte postale (soit au niveau de la route Villiers le Sec --> Tierceville) que l'on retrouve avec son allée de pins (ou retrouve y d'ailleurs les piliers d'entrée initiaux quand on se dirige vers Tierceville en regardant sur la gauche après Villiers le Sec.)

 Sur certaines photos anciennes du village, on peut apercevoir les mêmes pilastres qu'à l'entrée de Creullet entourant un portail blanc au niveau de l'entrée de la laiterie Paillaud. Sachant que le terrain à cet endroit est rattaché à Creullet, s'agit il d'une autre entrée de Creullet ? Ces pilastres ont été détruits. On t-ils été remontés autour de la nouvelle entrée de Creullet ? 

 La porte d'entrée qui se trouve à la gauche du bâtiment correspond à celle qui est maintenant au centre de la façade. Toute la partie qui a été ajoutée présente un matériel bien plus moderne (utilisation de ciment et de parquets alors que la partie ancienne est dallée. On retrouve les murs extérieurs (plus de 1m de large) au niveau de la jonction avec la partie nouvelle.

 Lors de la modification de Creullet, Monsieur de Druval a aussi fait créer la partie arrondie du jardin qui fait face au château de Creully. Initialement, les douves continuaient tout droit avant de faire un coude sur la droite pour terminer dans la Seulles (on retrouve ce tracé sur les plans de 1800). "

Pour illustrer ses propos,  M. de Canchy a réalisé une vidéo explicative des travaux dans laquelle on voit bien qu'il s'agit bien de Creullet.




lundi 21 janvier 2019

1789 - Les doléances des paroissiens de Villiers le Sec (Creully sur Seulles)

Courant janvier 1789 un règlement royal est adressé par le pouvoir aux agents du roi afin d'organiser les élections des députés aux Etats-Généraux.
La préparation des élections avait apaisé les campagnes. Il semble qu'il n'y est pas eu véritablement de campagne électorale de la part du pouvoir royal. Par contre à l'échelle régionale, il semble certain que des organisations aient agi en répandant des modèles de revendications et de doléances à travers le pays.
Parallèlement à ces élections, de grands efforts de concertation et de rédaction sont accomplis dans tout le royaume pour apporter une réponse au roi sur les dysfonctionnements de son royaume et les doléances de ses sujets. Dès janvier, dans toutes les paroisses de France, se rédigent les cahiers de paroisses qui, regroupés, mis en forme et résumés lors des assemblées de bailliage deviendront les cahiers de doléances avec lesquels les députés élus monteront à Versailles.

Le texte ci-dessus est sans rectifications ortho grammaticales.

    Cahier de doléances de la paroisse de Villiers-le-Sec     (1er mars 1789) :

« La suppression des gabelles, des aides, des commis et fermiers généraux ; simplifier le cours de la justice et en ôter ses alentours dangereux qui peut empêcher les mal­heureux de soutenir une bonne cause et mettre tout le monde à portée de faire valoir ses droits ; une juste  répartition des impôts où l’équité préside ; la suppression de toutes les dîmes insolides acquises par des voies injustes ; les paroisses sur le bord de la mer su­jettes aux gardes côtes étant infiniment chargées par la levée des matelots canonniers auxiliaires, soient aidées par toutes les paroisses de cinq lieues aux environs; de pouvoir faire usage de l’eau de mer tant pour fruc­tifier la terre que pour servir aux malheureux, et qui ne soient plus en butte à cette ville canaille d’archers qui leur cassent leurs vases et qui très souvent leurs font payer une amande, étant la plupart sans pain et obligé souvent de fuir leurs pays pour se soustraire aux condamnations qu’ils obtiennent contre eux à leur injuste tribunal; la diminution des droits de contrôle; la destruction des fuyes (volières), colombiers, pigeons et ga­rennes ; bien des paroisses demandent à faire des grands chemins, mais nous voulons faire voir l’utilité indispensable de celui que demande la paroisse de Villiers-le-Sec : Il est déjà commencé ; il va de ville en bourg de Bayeux à La Délivrande et au bourg de Creully ; c’est par ce chemin là que tous les habitants du bord de la mer qui sont sans bois ni cidre sont obligés de passer pour aller les chercher sept ou huit lieues de l’autre côté de Bayeux ; c’est par cette même route que le carreau pris aux environs de Creully passe journellement pour la ville de Bayeux et s’est environs ; enfin, c’est par cette même route que passe toute les huîtres partant de Grandville à Courseulles pour les for­tifier dans les parcs à Courseulles, afin de les rendre à Paris, qui cause un dommage considérable aux bords du chemin, les voituriers passant aux travers des terres ensemencées pour éviter le mauvais chemin écrasé par les voitures qui passent par-là continuellement, quoique cette route soit toujours entretenue par les bords ; quoiqu’on paye pour les chemins, nous som­mes toujours exposés aux frais du bureau des finances. » 
De l’écriture de Pierre Le Bault, signataire.

jeudi 17 janvier 2019

16 juillet 1944, le typhon ne peut pas décoller de l'aérodrome de Creully / Lantheuil - 3 canadiens périssent.

    
Sur la route qui nous mène à Lantheuil en venant du sud de Creully, nous pouvons voir deux stèles côte à côte. L'une rappelle la présence de l'aérodrome B9 (Advanced Landing Ground B9) construit par les anglais et opérationnel du 27 juin au 30 août 1944.

Aujourd'hui, c'est sur la raison de la deuxième stèle que je vais mener mon enquête.
Nous sommes le 16 juillet 1944, trois typhons vont décoller ; l'un d'eux, commence à virer à gauche puis il a dévié à droite de la piste. il a rebondi sur un sol rugueux avant de pénétrer dans la terre et d'exploser comme l'indique le rapport du 19 juillet 44 ci-dessous.
L’avion a quitté la piste, mais la cause de l’explosion n’est pas connue.
Je considère ce pilote comme "un bon pilote moyen" ayant une expérience, et je ne comprends pas pourquoi il a dévié de la piste. Il n'était certainement pas encombré par deux autres avions qui décollaient.
D'après les traces de roues sur le suivi du fil, il semble que l'avion ait commencé à pivoter vers la gauche juste après le début de la course au décollage.
En essayant de corriger cela, l'avion est probablement devenu ingérable et le basculement vers la droite (aidé par les deux bombes de 1 000 lb - 454kg) l'a entraîné hors de la piste dans l'herbe longue.
A mon avis, c'était une "erreur de jugement" de la part du pilote. Tous les pilotes ont été avertis de fermer les gaz …

Le pilote, Carl Joseph Convey a été tué.



Il combattait au sein du 440th Squadron, 143rd Wing, 83rd Group de la 2nd Tactical Air Force. John Holmes et Richard Wilman, deux techniciens au sol, furent également tués par la déflagration.

John Holmes





Richard Wilman

Vous trouverez ci-dessous la lettre envoyée aux parents de Carl Convey pour l'informer de son décès.
Extrait:


25 juillet 1944.
Carl s'est écrasé alors qu'il décollait dans son avion et la mort a été instantanée.


L’aumônier catholique a dit la messe de Requiem à l’église paroissiale de Lantheuil ; des honneurs de service ont été attribués et les porteurs étaient des frères pilotes  de l’escadron. Carl repose dans le cimetière canadien à Bény Sur Mer. Une dernière sonnerie sonna à la fin. La présence nombreuse de membres du personnel aux funérailles de votre fils témoigne de la popularité qu’il avait acquise en peu de temps, au sein de l’escadron.
Depuis l'aube du jour de l'invasion, notre escadron apporte un soutien direct à nos troupes ici en Normandie, et votre fils a certainement contribué à cette grande cause. J'aimerais seulement que vous puissiez entendre personnellement les troupes en France, leur admiration pour le type d'appareil de mon escadron, pour les pilotes qui les pilotent et pour le travail que nous sommes appelés à faire. Ils pensent que nous sommes tous des héros. Pour le Canada et pour Sa Majesté le Roi, Carl a consenti le plus grand sacrifice possible.
Carl était tenu en haute estime par les pilotes et le personnel au sol. On peut toujours compter sur son sourire et sa gaieté, et tous les membres de l’escadron seront profondément attristés par son absence.


Le moteur du typhon ?




lundi 14 janvier 2019

Le Gosse de Creully - Normandie ou Hollande ?

Etiquette de boite de lait concentré "Le Gosse" fabriqué par la laiterie Paillaud de Creully.
 A voir le dessin, on se demande si Creully est en Normandie ou en Hollande  (moulin et costumes)

vendredi 11 janvier 2019

Le puit Saint Jacques du château de Creully (Creully sur Seulles).

Le 7 mai 1808, les conseillers municipaux de Creully votèrent la construction d'une tonnelle sur le puit du château qui porte le nom de "puit St Jacques" dans la délibération. Pourquoi ce nom ? Un mystère.




mardi 8 janvier 2019

Bénédiction et rebénédiction de la Croix du cimetiére du Creully (Creully sur Seulles)

     Le 2 novembre 1875, le service de la commémoration des fidèles trépassés, auquel assistaient plusieurs prêtres du canton, fut célébré par M. l’abbé Ducellier, vicaire général et doyen du chapitre. 

Immédiatement après, le clergé et les fidèles se rendirent processionnellement au cimetière pour la bé­nédiction de la Croix, en chantant le Véni, Creator. Arrivé au pied du monument, M. l’abbé Ducellier procéda à la bénédiction du monument ; puis, le R. P. Granger, du haut du piédestal, exposa en quelques mots, la vertu de la Croix, à l’om­bre de laquelle reposent les cendres des chers défunts, et développa ces paroles de l’épître du jour : O mort, où est ton aiguillon ? O mort, où est ta victoire ?... 
La procession rentra à l’église au chant du Te Deum.


Un samedi de 1876 vers trois heures de l'après-midi, une procession se dirigeai vers

 le cimetière au chant du Vexilla Regis. Les membres du Conseil de fabrique suivaient le dais. Après les prières liturgiques, l'abbé Ducellier procéda à la bénédiction de la Croix du cimetière. Sa Grandeur avait remis jusqu’à ce moment le Libera que l’on a l’habitude de chanter après les cérémonies de la confirmation qui eurent lieu avant cette cérémonie. 

La procession rentra à l’église au chant du Te Deum.

Pourquoi deux bénédictions pour cette Croix du cimetière de Creully ?
     Neuf jours après la première cérémonie, un terrible ouragan  renversa la Croix et elle a dû être remplacée.